Quels sont les blockbusters les plus attendus de 2020 ?

Place au gros cinoche qui tâche...

par Aurelien

En 2020 on prend les mêmes et on recommence ? L’année à venir a beau marquer un changement de décennie, les hauteurs du box-office devraient néanmoins ressembler comme deux gouttes d’eau aux exercices précédents.

Remakes, suites, adaptations... la prudence est en effet de mise du côté d’Hollywood qui préfère plus que jamais miser sur des recettes éprouvées pour rentabiliser ses blockbusters aux coûts de production rivalisant avec les budgets d’un club de Ligue des Champions.

En même temps, tant que le spectateur en a pour son argent pourquoi changer quoi que ce soit ?

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Bad Boys For Life

Sortie française prévue le 22 janvier.

Les « gentils mais faut pas les énerver » Mike Lowrey et Marcus Burnett reviennent foutre le souk 25 ans après le premier volet.

Toujours produits par Jerry ‘Boom-Boom’ Bruckheimer mais sans Michael Bay, les deux chiens fous du Miami Police Department vont nous faire ici le coup de la dernière mission (une vague histoire de chef mafieux roumain qui cherche à se venger) avant le départ à la retraite.

Clairement rien de bien original, mais bon là n’est la question, tout ceci n’étant qu’un prétexte pour empiler les scènes d’action tape-à-l’œil où Will Smith n’en finit plus de se mettre en valeur et enchaîner les blagues lourdingues d’un Martin Lawrence qui ne sert désormais plus que de faire-valoir bedonnant.

Ah et si vous trouvez le tout encore trop sobre, sachez que DJ Khaled sera de la partie.

Birds of Prey (et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn)

Sortie française prévue le 5 février.

Rescapé du désastre critique Suicide Squad, le personnage interprété par la délicieuse Margot Robbie s’apprête donc logiquement à faire ses grands débuts en solo... et enfin célib’.

Débarrassée de son Jared Leto de Joker, l’ancienne psychiatre de l'asile d'Arkham prendra pleinement son indépendance aux côtés de ses copines Huntress (Mary Elizabeth Winstead, une fille de mafieuse qui s’est jurée de combattre le crime organisé) et Black Canary (Jurnee Smollett-Bell, une super-héroïne au cri destructeur).

Chemin faisant, elles iront ainsi en découdre avec le parrain de la ville Black Mask (Ewan McGregor), non sans casser quelques assiettes au passage : le film s’annonce interdit aux moins de 17 ans aux États-Unis, une première pour une production de cette ampleur.

Gageons qu’en cas de succès, pas besoin d’être grand clerc pour deviner la naissance d’une franchise.

Godzilla vs. Kong

Sortie française prévue le 11 mars.

Après Godzilla en 2014, Kong : Skull Island en 2017 et Godzilla 2 : Roi des monstres en 2019, tous ceux qui n’ont pas une indigestion de Monsterverse vont en avoir pour leur argent avec cet octogone entre le lézard le plus célèbre de la pop culture et le roi Kong.

Et ce d’autant plus que contrairement au film de 1962 qui avait un peu trop prudemment dégainé la carte du match nul pour ne vexer personne, le réalisateur Adam Wingard (Blair Witch en 2016, Death Note en 2017) a tenu à rassurer les foules qu’une des deux bébêtes sortirait clairement gagnante de ce choc des Titans.

Autres bons points : outre la scène post-générique du précédent épisode qui teasait un retour de l’hydre Ghidorah et les dizaines de millions de dollars allouées à la destruction de décors, le casting est aux petits oignons (Millie Bobby Brown et Zhang Ziyi qui reprennent leurs rôles, Danai Gurira de Black Panther, Lance Reddick de The Wire...).

Mulan

Sortie française prévue le 25 mars.

Après les très mi-figue mi-raisin Aladdin, Le Roi Lion et Dumbo de 2019, c’est au tour d’un autre classique Disney de bénéficier d’une adaptation en prises de vues réelles.

Fille aînée d’un père trop malade pour aller combattre des hordes d’envahisseurs venus du nord, Mulan (l’actrice star chinois Liu Yifei) décide de se faire passer pour un garçon afin rejoindre l’armée impériale à sa place.

Renommée Hua Jun, elle va alors devoir se frotter à la rigueur des camps d’entraînement militaires, puis faire ses preuves pour de vrai sur les champs de bataille.

Plus branché arts martiaux que numéros de chants, le film devrait comporter son lot de scènes épiques et valoir à son héroïne une place au sein de notre classement des femmes les plus badass du septième art.

Mourir peut attendre

Sortie française prévue le 8 avril.

Quatre ans après Spectre, ce vingt-cinquième James Bond marquera la dernière apparition de Daniel Graig dans le rôle-titre.

Retiré en Jamaïque où il vit sa meilleure vie aux côtés de la douce Madeleine Swann (Léa Seydoux), il est sollicité par son poto de la CIA Felix Leiter pour reprendre du service afin de secourir un scientifique kidnappé.

Évidemment les choses vont très vite se compliquer et il va devoir une fois de plus risquer sa vie.

Spoiler : initialement pressenti derrière la caméra, si Danny Boyle a fini par démissionner c’est selon la rumeur parce qu’il tenait à faire mourir l’agent secret à la fin du film. Remplacé au pied levé par Cary Fukunaga (True Detective), ce dernier s’est montré plus conciliant sur le happy end

Ça ne devrait donc pas trop mal se passer pour James.

Fast & Furious 9

Sortie française prévue le 20 mai.

Tandis que le reste du monde n’en finit pas de débattre pour déterminer quel est le plus mauvais film de la série, Vin Diesel, Michelle Rodriguez, Ludacris & Co. eux n’en ont eu cure et remettront le couvert une neuvième fois sur grand d’écran – et même une dixième si l’on prend en compote Hobbs & Shaw.

Rayon scénario, plusieurs dingueries seront évidemment au programme avec en premier lieu un très probable comeback de Paul Walker ! Absent dans FF8 pour cause d’accident de voiture, ses frangins Caleb et Cody auraient été mis à contribution pour le faire réapparaître numériquement.

L’occasion pour lui de donner la réplique à Cardi B et à la dreadlockée Charlize Theron/Cipher, mais aussi pourquoi pas d’aller faire un petit tour dans l’espace ? Pour rappel, lors de la dernière campagne de promotion le réalisateur F Gary Gray s’était refusé à écarter une telle hypothèse...

Wonder Woman 1984

Sortie française prévue le 3 juin.

Décidément 2020 sera achalandé en héroïnes.

Un peu comme Harley Quinn ci-dessus, Gal Gadot/Diana Prince a elle aussi su tirer son épingle du jeu du naufrage Justice League.

Récompensée par DC avec un second stand alone movie présenté comme un croisement entre James Bond et Indiana Jones, l’intéressée affrontera cette fois deux de ses plus grands rivaux dans les comics : Cheetah (Kristen Wiig) une immortelle aux capacités physiques hors du commun, et Maxwell Lord (Pedro Pascal, alias Oberyn Martell dans Game of Thrones) un homme d’affaires capable de contrôler l’esprit de son prochain.

L’action se déroulera cette fois, non pas à l’époque de la Première Guerre mondiale, mais dans les années 80.

Top Gun: Maverick

Sortie française prévue le 15 juillet.

Trente-quatre ans (TRENTE-QUATRE ANS !) après avoir acquis ses galons de superstar hollywoodienne à coup de loopings en avion de chasse et autres parties de volleyball enflammées sur la page, Tom-Tom renfile son cuir en peau de laine retournée et ses Ray-Ban.

Le pitch ? Tel Sylvester Stallone qui dans Creed prenait sous son aile le fils de son meilleur ennemi, l’ami Maverick désormais instructeur s’apprête à initier le fils de son pote Goose décédé aux joies du pilotage, le tout sous l’œil de son ancien rival (Iceman Val Kilmer).

Bien décidée de donner à fond dans le fan service, cette suite aux faux-airs de reboot (ou l’inverse) parviendra-t-elle à faire tomber amoureuse toute une nouvelle génération de midinettes de l’acteur aujourd’hui âgé de 57 ans ?

La mission parait certes impossible, mais il en a vu d’autres.

Eternals

Sortie française prévue le 6 novembre.

C’est peu dire que Disney joue gros avec cette histoire d’extraterrestres immortels venus il y a 35 000 ans protéger notre planète Terre.

Après le climax Avengers: Endgame et le mignonnet Spider-Man: Far From Home qui ont clos onze années de blockbusters répartis en trois phases, la maison Marvel doit dorénavant relever un défi de taille : éviter l’essoufflement.

Et entre les mises à la retraite des canoniques Iron Man et Captain America, les relégations de Thor et Hulk en sidekicks indignes et les arrivées dans le grand bain de nouveaux franchise players un peu trop politiquement correct pour convaincre (Captain Marvel quelqu’un ?), pas certain que le public accepte d’en reprendre pour dix ans sans broncher.

Toujours est-il que le paquet semble avoir été mis pour cette fresque annoncée par la réalisatrice Chloé Zhao comme « une exploration de ce qu’est le genre humain et le concept d’humanité de nos jours ».

Dit comme ça, c’est sûr ça donne envie.

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Auteur (@AurelienBurlet )

Aurelien : « Certains veulent un boule, d'autres des sapes, beaucoup veulent faire fortune, je voulais juste être cool » (1741 articles publiés) Aurelien est sur twitter, vous pouvez le contacter sur @AurelienBurlet.

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