Burger, Coup qui tue, Héroïnes... l'abécédaire de Quentin Tarantino !

26 lettres, 26 entrées, 26 mots...

par Aurelien B

A comme Art

N’allez pas croire une seconde que parce que sa filmographie est du genre divertissante que Quentin Tarantino prend le cinéma à la légère, lui qui a un jour déclaré : « Les films sont ma religion ».

Là où dans une salle obscure le commun des mortels souhaite simplement passer un bon moment, il analyse chaque pellicule minute par minute, étudie les placements caméras, dissèque le générique (des rôles secondaires au chef op’ en passant par le costumier)...

Encyclopédie du septième art, celles et ceux qui été conviés chez lui pour assister à l’une de ses projections privées peuvent témoigner de l’ambiance de sacré qui y règne et du sérieux qu’il met à introduire chaque film, peu importe son genre ou sa réputation.

B comme Bandes originales

Chez Tarantino, la musique, c’est important.

C’est d’ailleurs tellement important que, de son propre aveu, il lui faut bien souvent d’abord attendre que lui vienne en tête le bon morceau avant de s’atteler à l’écriture d’une scène.

Aussi mélomane que cinéphile, il n’hésite ainsi pas à incorporer des chansons entières dans ses films, que ce soit le Stuck in the Middle With You des Stealer’s Wheel dans Reservoir Dogs (sur lequel Mr. Blonde pose ses petits pas de danse), le live des The 5,6,7,8’s dans Kill Bill (un groupe nippon découvert par hasard en fond sonore dans un magasin de fringues de Tokyo), ou la ballade à la guitare de Jennifer Jason Leigh dans The Hateful Eight.

Oh, et si, ô monde cruel, de toutes ses B.O. vous ne deviez en conserver qu’une et une seule, la maison vous conseille fortement celle de Jackie Brown pour ses faux-airs de best of de soul music (Bobby Womack, Bill Withers, Minnie Riperton, les Delfonics...).

C comme Cool

Clairement l’un des tous premiers mots qui vient l’esprit pour décrire ses films et ses personnages.

Quand le doublé Reservoir Dogs/Pulp Fiction a débarqué dans les salles obscures au début des années 90, c’est d’un coup d’un seul toute une certaine cinéphilie qui est devenue tendance.

Oublié le débat entre les classiques un peu trop poussiéreux d’antan (Luis Buñuel, Howard Hawks, Orson Welles...) et les blockbusters crétins initiés par Star Wars et Les Dents de la mer, QT s’est autorisé à amalgamer ces deux mondes sans aucun jugement de valeur.

D’aucuns regretteront cette horizontalité permanente, d’autres se réjouiront des passerelles créées.

D comme Dix

Des années qu’il n’en démord pas, son dixième métrage sera son dernier, un point c’est tout.

« Je ne veux pas devenir un vieux réalisateur » prévenait-il en effet dès 2012. « Les réalisateurs ne deviennent pas meilleurs avec l'âge. En général, leurs pires films sont leurs quatre derniers. »

Bon attention, QT ne compte pas pour autant « disparaître comme J.D. Salinger », (l’écrivain qui a vécu près de 60 ans isolé du monde suite au succès de son roman culte L'Attrape-cœurs NDLR), et devrait se concentrer sur la télévision et le théâtre.

Si le suspense demeure entier quand son grand final, il semblerait assez prudent de ne pas s’attendre à ce qu’il boucle la boucle sur un feu d’artifices, mais sur « une forme d'épilogue ».

E comme Ezekiel 25:17

« La marche des vertueux est semée d'obstacles/Qui sont les entreprises égoïstes/Que fait sans fin surgir l'œuvre du malin... », vous connaissez la suite.

Sauf que la tirade récitée par Jules dans Pulp Fiction avant de faire parler la poudre ne correspond que très vaguement au 17ème verset du 25ème chapitre du Livre d'Ezéchiel (bizarrement traduit par « verset 10 » en VF).

Jugez plutôt : « Parce que les Philistins se sont livrés à la vengeance, et qu’ils se sont vengés à outrance, le mépris dans l’âme, pour exterminer, haine éternelle. À cause de cela, je vais étendre ma main contre les Philistins, j’écraserai les Crétois et détruirai le reste qui habite le rivage de la mer et j’exercerai sur eux de grandes vengeances, les châtiant avec fureur, et ils sauront que je suis l’Éternel quand je leur ferai sentir ma vengeance. »

Cette réécriture n’est cependant pas due à Tarantino, elle est tout bonnement « empruntée » au film Karaté Kiba sorti en 1973 avec Sonny Chiba dans le rôle principal (Hattori Hanzo dans Kill Bill).

F comme Freedom Fury

Un documentaire sorti en 2006 qui revient sur l’une des rencontres sportives les plus politisées de l’histoire : « le bain de sang de Melbourne », un match de waterpolo qui a opposé l’URSS à la Hongrie lors des JO de Melbourne en 1956.

Moins d’un mois après que l’insurrection de Budapest dirigée contre le régime communiste en place ait été matée par l’Armée rouge, les deux pays se sont retrouvés face-à-face en demi-finale du tournoi olympique.

Alors que la tension était à son comble, une bagarre générale a éclaté entre les deux équipes. La violence a été telle que l’eau a viré au rouge et que la police australienne a dû intervenir pour empêcher le public de lyncher les joueurs soviétiques.

Le rapport avec QT ? Estimant qu’il s’agit de « la meilleure histoire qu’on lui ait jamais racontée », il officie comme coproducteur du documentaire en question, aux côtés notamment de Lucy Liu.

G comme Godard Jean-Luc

Si Tarantino est archi fan du réalisateur franco-suisse au point d’avoir baptisé sa boîte de production A Band Apart en hommage à son film de 1964 (un triangle amoureux entre petits voyous, avec au casting Anna Karina, Sami Frey et Claude Brasseur), l’inverse est loin d’être réciproque.

Coutumier des piques à son égard, en 2014 l’auteur du Mépris et de Pierrot le Fou est allé jusqu’à le traiter de « faquin » et de « pauvre garçon ».

Dépité, Tarantino, qui dans les années 80 prétendait avoir joué dans son King Lear jamais sorti pour gonfler son CV d’acteur débutant, s’était alors refusé de répondre.

H comme Héroïnes

Du Détachement International des Vipères Assassines à Jackie Brown en passant par Shosanna Dreyfus et les keupines de Death Proof, Tarantino ne se cache pas d’aimer les femmes qui en ont, celles qui ne s’embarrassent d’aucun complexe d’infériorité pour dominer les hommes sur les propres terrains de jeu.

De là à le considérer comme un féministe chimiquement pur, il y a un gouffre tant il semble en parallèle éprouver un malin plaisir à torturer ses actrices face caméra (Elle Driver qui est laissée borgne et à l’agonie au milieu du désert, Daisy Domergue qui se prend coup sur coup au visage, les deux apôtres de la famille Manson tabassées à mort dans Once upon a time… in Hollywood, Mélanie canardée sans sommation sur un parking...).

Provocation ? Transgression ? Facilité scénaristique ? Exutoire ? À la longue, difficile en tout cas de ne pas se sentir un brin gêné.

I comme Il était une fois à... Hollywood

Pour la faire courte, on peut considérer que la filmographie de Quentin Tarantino se décompose en deux parties : de Reservoir Dogs (1992) à Kill Bill (2003) où il fait preuve d’une créativité folle et où il n’hésite pas à se montrer des plus transgressifs, puis de Death Proof (2007) aux Huit Salopards (2015) où il se complaît dans une parodie de lui-même, non sans tomber dans un manichéisme à gros sabots (se venger des machistes, d’Hitler, des esclavagistes...).

Son neuvième film marque toutefois une rupture profonde avec la dynamique en cours.

Ode en apparence gentillette au cinéma de son enfance, il se regarde aussi et peut-être surtout comme une relecture de son politiquement correct passé : les héros sont des cowboys bourrins largués par l’époque, les hippies sont les méchants, Brad Pitt est un type sympa qui a très probablement zigouillé sa femme et qui tout cascadeur qu’il est corrige Bruce Lee et ses gesticulations de frimeur, tuer des nazis est tourné au ridicule, etc.

Hum ?

J comme Jack Rabbit

Le restaurant dans lequel se déroule le célèbre concours de twist auquel participe Mia Wallace (Uma Thurman) et Vincent Vega (John Travolta) dans Pulp Fiction.

Notez que malgré leur enthousiasmante prestation, ils n’ont pas absolument pas réussi à décrocher la première place.

Et s’ils sont aperçus rentrant chez eux le trophée sous le bras, c’est tout simplement qu’ils l’ont volé – lorsque plus tard dans le film, Butch (Bruce Willis) revient dans son appartement, l’information est entendue en arrière-plan dans un flash info.

K comme Big Kahuna Burger

La chaîne de restauration rapide hawaïenne fictive, immortalisée notamment dans cette scène de Pulp Fiction où Jules tape un croc dans le burger du pauvre Brett avant de lui cribler le corps de balles.

À en croire les différentes recettes qui circulent sur le net, ledit burger serait confectionné à base d’ananas.

Est-ce pire péché que de tremper ses frites dans la mayonnaise ? Le débat est ouvert.

L comme Lawrence Bender

Le poto des débuts, trop souvent oublié des biographies.

Rencontré à l’époque des vaches maigres, il a produit Réservoir Dogs, Pulp Fiction, Jackie Brown et les Kill Bill avant d’annoncer sa séparation à l’amiable avec QT, puis de revenir produire Inglourious Basterds, puis d’annoncer à nouveau leur séparation à l’amiable.

Bender peut également se targuer d’avoir bossé en 1993 sur Killing Zoe (un sous-Tarantino réalisé par le coscénariste de Pulp Fiction avec les Frenchies Jean-Hugues Anglade et Julie Delpy au générique), Good Will Hunting (1997), Le Mexicain (2001) avec Brad Pitt et Julia Roberts, le biopic d’Al Capone sorti l’année dernière avec Tom Hardy dans le rôle-titre, ou encore le documentaire Une vérité qui dérange (2006) où l’ancien vice-président Al Gore tentait de prévenir du désastre écologique.

M comme Michael Parks

Décédé à 77 ans en 2017, il a notamment interprété le rôle du Texas Ranger Earl McGraw dans Kill Bill, Une nuit en enfer, Boulevard de la mort et Planète terreur.

Grand habitué des seconds rôles dans le cinéma bis, Tarantino le considérait sincèrement comme l’un des plus grands acteurs de sa génération, l’équivalent d’un Robert de Niro ou d’un Al Pacino qui n’aurait pas eu la carrière qu’il méritait.

N comme Nigger

Critiqué dès le départ pour son usage intempestif du n-word dans ses dialogues, Tarantino ne s'est absolument pas calmé au fil du temps, bien au contraire : de la quinzaine d’occurrences dans Pulp Fiction, il est ensuite passé à une quarantaine dans Jackie Brown, pour ensuite tutoyer la centaine dans Django !

Attaqué à échéance régulière par Spike Lee, défendu par Jamie Foxx et Samuel L. Jackson, sur ce sujet comme sur celui de l’appropriation culturelle, l’intéressé se moque éperdument du qu’en-dira-ton.

« À certains moments de ma vie, j’ai vécu avec des noirs, j’ai été élevé par des noirs... La culture noire, c’est ma culture d’adoption. »

O comme Ordell Robbie

Cela peut paraître aujourd’hui étonnant, mais Tarantino a hésité jusqu’à la dernière minute à prêter ses traits au dealeur/mac/trafiquant le plus cool de South Bay avant de se désister au profit de Samuel L. Jackson.

À l’époque désireux de s’imposer comme un acteur digne de ce nom, gloire doit lui être rendue d’être revenu à la raison.

Non parce qu’en vrai, à part jouer des variations de lui-même (Reservoir Dogs, Sleep with Me...), son talent devant la caméra ne saute pas franchement aux yeux.

On ne peut pas être bon partout.

P comme Pam Grier

John Travolta, Robert Fortser, David Carradine, Kurt Russell, Jennifer Jason Leight… n’allez surtout pas dire à Tarantino qu’il a le don pour ressusciter les carrières les plus mal en point, il vous rétorquerait qu’il fait simplement son possible pour trouver le meilleur acteur possible pour un rôle donné.

Toujours est-il que son revival de l’ancienne icône black des seventies est peut-être son plus réussi de tous.

Filmé avec ses yeux d’adolescent, elle y est aussi majestueuse que touchante et aurait mérité mille fois d’être la première afro-américaine à remporter l’Oscar du meilleur rôle principal cinq ans avant Halle Berry pour le douteux À l'ombre de la haine.

Q comme Quentin

Un prénom donné par sa mère Connie... Un blase inspiré par deux personnages fictifs : Quint Asper, un forgeron indien métis interprété par Burt Reynolds dans la série Le Tueur du Montana (1961-1975), et Quentin Compson, l’étudiant mélancolique et tourmenté du roman Le Bruit et la Fureur écrit par William Faulkner.

Pour l’anecdote, sachez que Quentin Tarantino ne s’est pas toujours appelé Quentin Tarantino. Tandis que son père Tony a déserté le domicile familial avant-même sa naissance, sa mère s’est remariée peu de temps après avec un pianiste de bar, Curtis Zastoupil. Ce faisant, le futur réalisateur a hérité de son patronyme.

Cible des moqueries de ses camarades qui le surnommaient alors 'Disaster-pill' (« la pilule du désastre »), le jeune Quentin a toutefois rapidement décidé de reprendre son nom d’origine.

R comme Robert Rodriguez

Le sang.

La blague de Tarantino dans Desperado, un sketch chacun dans Four Rooms, Rodriguez à la réalisation de Une nuit en enfer et Tarantino au scénario, Rodriguez qui accepte la BO de Kill Bill 2 pour un dollar, Tarantino qui shoote Clive Owen et Benicio Del Toro dans Sin City pour le même prix, le diptyque Grind House...

Les mecs sont potes pour de vrai.

S comme Scène préférée

Longtemps, ce fut la fameuse « Sicilian Scene » de True Romance au cours de laquelle Clifford Worley, (Dennis Hopper) se sachant sur le point d’être torturé par Don Vincenzo (Christopher Walken) et ses hommes de main, leur explique que du sang maure coule dans leurs veines afin de s’assurer une mort rapide et de protéger au mieux son fils Carence et sa jeune épouse Alabama.

L’année dernière il a cependant révélé avoir « fait mieux » avec la scène d’ouverture d’Inglorious Basterds où le colonel Hans Lada, alias 'Le Chasseur de Juifs' (Christoph Waltz), extorque au fermier Perrier Lapadite (Denis Ménochet) l’aveu qu’il cache des « ennemis d’état » au sein de sa propriété, avant de faire massacrer ces derniers de la manière la plus perverse qui soit.

Hasard qui n’en est pas un, ces deux petits chefs-d’œuvre de montée en tension suivent un déroulé très similaire (la fausse bonhomie du méchant, le jeu de dupes qui s’opère, le point de bascule, la pointe d’humour noir, l’inéluctable dénouement...).

T comme Technique des cinq points et de la paume qui font exploser le cœur

À en croire Bill, il s’agirait de « la frappe la plus foudroyante de tous les arts martiaux ».

Élaborée par le cruel Paï Meï, elle consiste à toucher un adversaire du bout des doigts en cinq points de pression différents. Cinq pas plus tard, son cœur explose à l’intérieur de sa poitrine.

Bien que « le coup qui tue » (« dim mak » en mandarin) ait nourri les fantasmes des geeks de baston depuis toujours (et accessoirement permis à pas mal d’escrocs de faire leur beurre), hors des plateaux de cinéma la réalité est beaucoup moins spectaculaire : plutôt que de s’attaquer à l’un des organes les mieux protégés et les plus résistants du corps humain, mieux vaut cogner d’un coup sec et rapide la trachée, la carotide ou la tempe.

U comme Univers

Pour peu que vous ayez vu au moins deux de ses films, impossible de ne pas avoir remarqué ici et là moult similarités et clins d’œil (intrigues, noms de personnages, lieux de tournage...).

Tout ceci émane évidemment d’une volonté délibérée du maître des lieux qui s’efforce de connecter son œuvre du mieux qu’il peut.

Gare néanmoins à la confusion, le Tarantino universe se décompose, non pas d’une, mais de deux réalités bien distinctes.

Ou comme il l’explique lui-même : « Il existe deux univers séparés. Il y a l’univers réel dans lequel les personnages de la vraie vie évoluent (ceux de Reservoir Dogs, ceux de Pulp Fiction…) et il y a l’univers cinématographique, composé de films (Kill Bill, Une nuit en enfer...). Ainsi quand les personnages de Reservoir Dogs ou de Pulp Fiction vont au cinéma, ce sont Kill Bill ou Une nuit en enfer qu’ils vont voir. »

Si tout ceci vous paraît un peu confus, pas de panique, on vous explique tout dans le détail ici.

V comme Vidéo Archives

Le vidéo club de Manhattan Beach (Los Angeles) où il a bossé de ses 22 ans à ses 27 ans pour 200 dollars par semaine. Là où il a parfait sa culture cinématographique, jusqu’à devenir « le critique ciné du voisinage ».

Et quand il ne discutait pas septième art avec ses collègues, il les faisait jouer à leurs frais dans son tout premier film, My Best Friend’s Birthday, l’histoire d’un type plaqué par sa copine le jour de son anniversaire et dont le meilleur ami (incarné par QT) se met en tête de lui faire passer la meilleure journée de sa vie.

Tourné sur trois ans, My Best Friend’s Birthday n’est toutefois jamais sorti en salle à cause d’un incendie qui a détruit les deux tiers de la pellicule – pour voir ce qu’il en reste, c’est ici.

W comme Weintsein Harvey

Clairement, avoir été produit et distribué pendant 25 ans par celui qui restera dans les livres d’histoire comme l’un des plus grands prédateurs sexuels d’Hollywood fait plus que tâche, et ce d’autant plus qu’en-dehors des tournages les deux hommes étaient comme cul et chemise (en 2019 le documentaire QT8: The First Eight renseignait par exemple que Weintsein a inspiré le personnage de Kurt Russel dans Les Huit Salopards).

Sitôt l’étendue de ses exactions déballée sur la place publique en 2017, Tarantino n’a d’ailleurs eu d’autres choix que de se faire tout petit.

« J’en savais suffisamment pour réagir plus que ce que je n’ai fait. C’était plus que les rumeurs habituelles, les ragots. Ce n’était pas des on-dit. Je savais qu’il avait fait plusieurs de ces choses (...) Je n’aurais pas dû retravailler avec lui. Au lieu de ça, j’ai minimisé ces incidents. »

X comme Cinéma X

Western, blaxploitation, slashers, films noirs, films d’arts martiaux, films d’anticipation, cinéma asiatique, cinéma européen, cinéma d’art et d’essai... il n’existe pas un seul genre ou type de cinéma dont QT ne s’est pas inspiré.

Seule exception : le porno qu’il méprise passablement.

Et pourtant, ce n’est pas comme s'il n’avait pas de solides références en la matière, lui dont le storytelling officiel omet généralement de préciser que l’un de ses tous premiers boulots fut ouvreur dans un cinéma X, le Pussycat Theatre de Torrance.

Y comme Yubari Gogo

La très jeune garde du corps d’O-Ren Ishii a beau bénéficier d’un début de biographie dans le premier Kill Bill (« C’est toi qui me pénètres ?... Ou c’est moi qui te pénètre ? »), elle appartient à la longue liste des personnages du Tarantino universe qui mériteraient un spin-off à part entière – Bill, le nettoyeur The Wolf, l’Ours juif Donny Donowitz, Stuntman Bob le frère de Stuntman Mike, « Lou-hissss » Gara...

Certes, cela paraît tout à fait inenvisageable considérant le nombre de projets sur lesquels il a bossé et qui n’ont jamais vu le jour (son James Bond, son Surfeur d’argent, son Star Trek interdit aux moins de 16, son remake de Faster, Pussycat! Kill! Kill!...), mais serait-ce trop espérer que dans un avenir proche il comble ses fans les plus ardus en publiant ses notes et croquis à leurs propos dans un recueil ?

Z comme Zed

Dans Pulp Fiction, dire de la police qu'elle se fait discrète est un euphémisme : Vincent et Jules vident tranquillement leurs chargeurs dans une résidence, Marvin s’en prend une dans le citron sur un siège arrière en pleine journée, il est possible de prendre le temps de disserter sur Caine et Fonzie en plein braquage de restaurant, etc.

Seule exception, Zed (Peter Greene), le flic sodomite qui initie l’ami Marsellus aux plaisirs du coffre sans trop se soucier de son consentement.

Plutôt du genre rancunier, une fois ce dernier remis de ses émotions, il se fend d’une tirade d’anthologie que tout le monde a appris par cœur au moins une fois dans sa vie.

« Maintenant quoi ? Je m’en vais te le dire moi quoi ! J’appelle deux experts complètement défoncés au crack qui vont travailler nos deux copains. Avec une paire de pinces, un chalumeau et un fer à souder. Est-ce que tu m’as entendu ! Espèce de porc ! Je suis très loin d’en avoir fini avec toi ! Je vais te la jouer à la flamme bien moyenâgeuse ! »

A lire aussi :

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Auteur (@AurelienBurlet )

Aurelien B : « Certains veulent un boule, d'autres des sapes, beaucoup veulent faire fortune, je voulais juste être cool » (1893 articles publiés) Aurelien est sur twitter, vous pouvez le contacter sur @AurelienBurlet.

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Tous les Commentaires

l'article sur dsk c'est pour quand ?
et l'article sur la mafia gay qui contrôle le hip hop c'est pour quand ?
tous vos rappeurs sont des esclaves sexuelles

Le joker le 21/04/2021 à 22h47 - Réagir au message - Signaler - 0Soutenir +1

bas les couilles de ce fils de flute pédophile et sataniste.
D'ailleurs ce gros porc viens de s'installer en Israel pour rejoindre ces amis dont weinstein
Vous êtes vraiment des tchoins sur booska-p

Le clown le 21/04/2021 à 22h34 - Réagir au message - Signaler - 0Soutenir +1