Ventes de disques : Comment le classement Billboard est-il réalisé ?

Véritable institution aux Etats-Unis, les données du Hot 100 sont reprises par les médias du monde entier...

par Aurelien B

Le 4 janvier 1936, le magazine Billboard publiait son premier hit-parade à une période où certains discutaient encore de la pertinence d’enregistrer la musique sur disques. Plus proche de nous, le premier Hot 100 est dévoilé au public en 1958. Ce classement fait depuis office de référence pour compiler les performances commerciales des artistes.

Si initialement le Hot 100 comprenait uniquement les ventes de singles (et pendant un temps très court les rotations des jukebox), la situation a depuis considérablement évolué tant au niveau du marché de la musique que de la méthodologie nécessaire.

L’idée maitresse est de donner une représentation la plus fidèle possible de la popularité des chansons, chose que les simples ventes physiques reflètent de moins en moins. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que pour ce faire plusieurs paramètres extraits de plusieurs bases de données vont être agrégés.

LES 5 CRITÈRES PRIS EN COMPTE PAR BILLBOARD

1) Les ventes des morceaux et des albums

Comptabilisées grâce au système Nielsen SoundScan qui répertorie 18 000 magasins aux États-Unis qui équipent de codes-barres leurs disques. Les données sont ensuite extrapolées à l’échelle du pays.

2) Les ventes digitales

Inclues dans le classement depuis 2005, époque où Yahoo et AOL étaient leader de ce marché niche. Aujourd’hui Rhapsody, AmazonMP3 et bien évidemment iTunes sont pris en compte.

3) Les diffusions radio

Dans les années 90 les maisons de disques ne sortaient pas à dessein certains titres en single dans le but de booster les ventes d’album. En 1998 Billboard va donc incorporer ce critère en s’appuyant sur les instruments de mesure que sont Nielsen Music et Broadcast Data Systems (BDS).

4) Le streaming

Depuis 2012/2013, ces données rentrent en ligne de mire, avec au premier rang les vues sur Youtube.

5) L’interaction sur les réseaux sociaux

L’organisme Next Big Sound a mis au point un algorithme qui mélange notamment le nombre de nouveaux abonnés sur les comptes de l’artiste (Twitter, Facebook, Vevo, YouTube, Spotify…) et le nombre de pages vues afin de mesurer la popularité de ce dernier sur le net.

Bien évidemment comme toute institution, Billboard doit faire face à certaines critiques, notamment concernant le ratio utilisé pour pondérer ces différents critères (comme chez Coca la recette est tenue secrète), son manque de pertinence pour refléter le succès à long terme d’un projet et plus globalement pour sa propension à biaiser l’image du succès ; il n’y a pas que les chiffres dans la vie…

Principales sources : Npr, Billboard, Pigeons & Planes

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Auteur (@AurelienBurlet )

Aurelien B : « Certains veulent un boule, d'autres des sapes, beaucoup veulent faire fortune, je voulais juste être cool » (1915 articles publiés) Aurelien est sur twitter, vous pouvez le contacter sur @AurelienBurlet.

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