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Sadek : « J’ai pas d’amis dans le rap à part certains avec qui… »

Sadek : « J’ai pas d’amis dans le rap à part certains avec qui… »

A l’occasion de la sortie de son projet Johnny Niuum ne meurt jamais, le rappeur du 93 s’est livré devant les caméras de Booska-P.

C’est sa rampe de lancement… En attendant la sortie d’un deuxieme album qui devrait voir le jour à la fin de l’année 2015, Sadek nous propose une mixtape nommée Johnny Niuum ne meurt jamais où l’on retrouve les qualités d’un artiste attaché au quartier et à sa réalité. Sincère dans sa manière de vivre sa musique, le rappeur l’est tout autant dans cette interview sans langue de bois qu’il a accordé à l’équipe de Booska-P.

J’ai traitée la musique comme une pute

Deux ans après la sortie de son premier album Les frontières du réel, Sadek reconnait avoir fait quelques erreurs de stratégie concernant ce projet : « C’était une prise de risque parce que ça ne me correspondait pas de faire de la musique conformiste. J’aurais du montrer mon identité et pas essayer de faire du son comme tout le monde…Quand tu essayes un virage, tu peux manger un mur. C’est moi qui ai traumatisé Booska-P en premier, il n’y avait pas encore de nouvelle génération, j’étais le premier à envoyer la patate et j’aurais du transformer l’essai…J’ai pris la musique comme ma femme et on peut dire que je l’ai traitée comme une pute. » explique-t-il.

J’ai largement plus d’argent en dehors du Rap

Artiste en développement, Sadek espère vivre un jour entièrement de sa passion mais reconnait facilement que ce n’est pas encore le cas : « Je fais un business de voitures et plein d’autres choses mais lâcher le rap c’est impossible pour moi. Comment on peut lâcher quelque chose qu’on aime ? Je prends du plaisir, je ne vois pas pourquoi ça s’arrêterait. J’ai fais largement plus d’argent en dehors du rap…J’ai des modèles de réussite et je les ferais avec ou sans le rap. J’aimerais bien pouvoir faire du rap à la plus grosse échelle, remplir des stades. Je met mon coeur dans ce rap parce que c’est ce qui me fait le plus kiffer. » confesse-t-il.

Cette génération, je m’en bas les couilles

Souvent associé à la nouvelle génération de rappeurs apparus il y a quelques années grâce notamment à internet, Sadek souhaite souligner qu’il ne se sent pas appartenir à un groupement quel qu’il soit : « Cette génération-là je m’en bas les couilles ! Moi ce qui m’interesse c’est ma gueule et de savoir si je vais réussir ou pas. J’ai pas d’amis dans le rap à part certains avec qui tu peux me voir…Cette génération a été réunie sur la Booska-Tape mais on est pas des Power Rangers, on est pas des potos, on se sert la main du bout des yeux. Au début, j’étais pour un truc d’unité à mort mais je ne veux plus être assimilé à cette génération…C’est un manque de respect et il est justifié. Je veux pas faire genre que c’est cool alors que ça ne l’est pas…Les gens ne sont pas corrects » annonce-t-il.

Jarod, je ne le respecte absolument pas

Alors que Jarod avait proposé l’idée d’un concours sous la forme de freestyles il y a quelques mois, Sadek a de son côté répondu en voulant donner un enjeu financier au défi : « Jarod, je ne le respecte absolument pas parce qu’il est venu me consulter en privé, j’ai refusé parce que j’ai déja fait pleins de freestyles et j’ai envie de montrer que je suis un artiste à morceaux. J’ai investi de l’argent sur mes projets donc je m’en bas les couilles de son freestyle. Publiquement, j’ai répondu de manière impulsive, j’ai regardé ma poche et j’ai proposé de miser avec l’envie de les brutaliser…  » raconte-t-il.

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