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Les 5 blockbusters les plus attendus de l’été

Les 5 blockbusters les plus attendus de l’été

Comme chaque été, les salles obscures s’apprêtent à accueillir leur lot de blockbusters. 

Entre le retour du super-héros le plus populaire de Marvel, l’adaptation de L’Odyssée par Christopher Nolan et l’essor du cinéma d’horreur porté par une nouvelle génération de réalisateurs, les prochaines semaines s’annoncent riches.

Que vous soyez amateur d’action, de science-fiction, d’aventure ou de frissons, il y en aura pour tous les goûts. 

Avec les analyses de Yoann Sardet, journaliste cinéma indépendant et ancien rédacteur en chef d’AlloCiné, Booska-P vous propose une sélection de cinq blockbusters estivaux à ne pas manquer.

L’Odyssée 

Date de sortie : 15 juillet 

Durée : 2h52

Trois ans après le succès planétaire du biopic Oppenheimer, Christopher Nolan s’attaque à L’Odyssée d’Homère, l’un des récits les plus célèbres de l’humanité. Il signe sans doute son projet le plus ambitieux afin d’offrir une expérience immersive pensée avant tout pour les salles obscures.

Pour donner vie à cette fresque, le cinéaste s’est entouré d’un casting XXL : Matt Damon, Zendaya, Tom Holland, Elliot Page, Anne Hathaway, Robert Pattinson, Charlize Theron, Jon Bernthal ou encore Travis Scott.

Cette épopée mythologique, qui raconte le long voyage d’Ulysse vers Ithaque, a été tournée exclusivement dans des décors naturels, notamment en pleine mer, à travers plusieurs pays (Croatie, Antarctique, Afrique du Sud, Bahamas, Italie, etc.).

Le long-métrage est aussi le premier entièrement filmé avec des caméras IMAX 70 mm, garantissant une qualité d’image et de son exceptionnelle sur écran géant.

En France, seul le cinéma Pathé Odysseum de Montpellier diffusera L’Odyssée dans les conditions imaginées par Christopher Nolan.

Yoann Sardet : « D’un point de vue cinéphile, c’est le plus gros morceau de l’été. Christopher Nolan a réussi à créer une attente énorme. L’Odyssée, c’est l’aboutissement de tout ce qu’il a bâti dans sa carrière. On dit souvent que Christopher Nolan est le cinéaste du temps. Mais quand on regarde son œuvre plus en détail, on réalise qu’il est surtout le cinéaste le plus mythologique de Hollywood. Tous ses projets sont infusés par des mythes. Avec L’Odyssée, Christopher Nolan expose sa propre interprétation du récit d’Homère. Même lorsqu’il s’attaque à la science-fiction ou à des mondes extraordinaires, il garde toujours les pieds dans la réalité avec un cinéma très terre-à-terre. Le casting est complètement fou, c’est le all-star de l’année. Sur le papier, cela pourrait nuire au film, mais ce sont tellement de grands comédiens qu’ils parviennent tous à s’effacer derrière leurs personnages. Après le succès d’Oppenheimer, je suis curieux de voir comment le public va accueillir L’Odyssée. »

Spider-Man : Brand New Day

Date de sortie : 29 juillet 

Durée : 2h25

2026, l’année de tous les records pour Marvel ? Avant Avengers : Doomsday, prévu pour décembre, le studio mise sur son super-héros le plus populaire : Spider-Man.

Avec Spider-Man : Brand New Day, Tom Holland incarne pour la quatrième fois l’Homme-araignée. L’engouement autour du personnage reste immense.

Le public retrouve Peter Parker quatre ans après les événements de Spider-Man : No Way Home. Le monde entier a oublié l’identité secrète du héros. Devenu adulte, il vit seul et se consacre à la lutte contre la criminalité à New York. Mais le sentiment d’avoir été laissé de côté par ses proches, qui poursuivent leur existence sans lui, provoque un bouleversement chez Peter qu’il a du mal à maîtriser.

Contrairement aux précédentes productions du studio, Marvel est cette fois parvenu à préserver les secrets du scénario. Impossible donc de savoir qui est le prochain adversaire de Spider-Man. 

Seule certitude : Jon Bernthal reprendra son rôle du Punisher, le célèbre justicier aux méthodes violentes. En revanche, Tobey Maguire et Andrew Garfield ne devraient pas être présents.

Spider-Man : Brand New Day s’annonce comme l’un des événements cinématographiques de 2026. Marvel vise un nouveau record au box-office. Selon Deadline, le long-métrage pourrait récolter entre 180 et 190 millions de dollars lors de son premier week-end d’exploitation, ce qui en ferait potentiellement le meilleur démarrage de l’année.

Yoann Sardet : « Spider-Man : No Way Home m’avait énervé par son côté fan service, que je trouvais trop artificiel. En revanche, la relation entre Peter Parker et Mary Jane était très bien traitée. La fin tragique m’a fait penser qu’ils rejoignaient les grands couples de l’histoire du cinéma. J’ai hâte de découvrir un monde dans lequel Peter Parker a été oublié par tout le monde et où il a décidé de se consacrer à être Spider-Man. Comment continuer à vivre lorsque l’on est témoin de l’évolution de ses proches sans pouvoir en faire partie ? Spider-Man : Brand New Day représente LE retour de Marvel, parce que le studio n’a pas vraiment concrétisé l’année dernière. En 2026, c’est un peu la dernière chance. En France, il existe un véritable attachement à Spider-Man, difficile à expliquer. C’est un personnage qui fédère les adultes comme les enfants. Il est probablement la dernière figure populaire de Marvel. Tout devrait être construit autour de Spider-Man à l’avenir. Peter Parker peut devenir le nouveau Tony Stark. »

La fin d’Oak Street 

Date de sortie : 12 août 

Durée : 1h50

Vous êtes fans de dinosaures ? La fin d’Oak Street pourrait bien être fait pour vous.

Le long-métrage marque le retour de David Robert Mitchell derrière la caméra, huit ans après Under the Silver Lake. Le réalisateur s’est associé à J.J. Abrams pour donner vie à cette ambitieuse production portée par Warner Bros.

Mais que raconte La fin d’Oak Street ? Après un événement cosmique inexpliqué, Oak Street, une paisible rue de banlieue américaine, est arrachée à son environnement avant d’être transportée dans un territoire inconnu peuplé de dinosaures. La famille Platt va alors devoir apprendre à survivre dans ce monde hostile.

En résumé, le public pourra suivre Anne Hathaway et Ewan McGregor face à des créatures préhistoriques dans une aventure qui mélange science-fiction et grand spectacle.

Une proposition originale qui pourrait bien tirer son épingle du jeu au cœur de l’été.

Yoann Sardet : « La Fin d’Oak Street possède une vibe à la Jurassic Park, tout en ayant quelque chose de Cloverfield, puisque l’histoire raconte comment un quartier entier se retrouve transporté à l’ère préhistorique. La mise en scène semble très travaillée, avec un vrai regard de cinéphile. Ce sera intéressant d’observer David Robert Mitchell et J.J. Abrams imposer leur patte dans un blockbuster de la sorte. Le concept est fort. L’imagerie semble également différente de Jurassic Park, avec des dinosaures à plumes et des créatures moins familières. Je suis aussi ravi de revoir certains acteurs comme Ewan McGregor et Anne Hathaway. Ils ont longtemps été des jeunes premiers et se retrouvent aujourd’hui dans des rôles de parents. La Fin d’Oak Street est un survival dans lequel deux parents tentent de sauver leurs enfants au milieu de ce pitch improbable. Cela donne vraiment l’impression d’un film à l’ancienne. Le seul défaut, c’est peut-être son titre. C’est une expression très américaine, mais en français, ça fonctionne moins bien. Malgré tout, je pense que ce sera probablement la belle surprise d’août. »

Evil Dead Burn

Date de sortie : 10 juillet

Durée : 1h51

Evil Dead signe son comeback avec un réalisateur français aux commandes : Sébastien Vaniček, remarqué pour le long-métrage Vermines. Sixième volet de la saga initiée en 1981 par Sam Raimi, cette aventure réunit Souheila Yacoub, Hunter Doohan et Luciane Buchanan au casting.

Pour séduire les fans de la première heure tout en attirant un nouveau public, Sébastien Vaniček reste fidèle à l’ADN de la série avec un mélange d’épouvante, de gore et d’humour noir. 

Evil Dead Burn est interdit aux moins de 16 ans avec avertissement, soit la classification la plus sévère jamais attribuée à un opus de la franchise horrifique. 

Autrement dit, si les scènes sanglantes ont tendance à vous faire détourner les yeux, mieux vaut passer votre chemin.

Dans Evil Dead Burn, le spectateur suit Alice, une jeune Française installée aux États-Unis, qui rejoint la maison isolée de sa belle-famille après la mort de son mari. Mais les retrouvailles prennent une tournure cauchemardesque lorsque ses proches se transforment progressivement en créatures démoniaques. 

Yoann Sardet : « Sam Raimi et son équipe se sont rendu compte du potentiel de Sébastien Vaniček avec Vermines. Les clés lui ont été confiées avec une simple question : « si tu devais réinventer Evil Dead, que ferais-tu ? » Fait d’autant plus étonnant, Sébastien Vaniček n’est pas forcément un admirateur de la licence. Ce qui compte avant tout pour lui, ce sont le récit et les personnages. Les classiques du genre reposent d’abord sur ces éléments, auxquels on vient ensuite injecter une dimension horrifique. Sébastien Vaniček apporte donc sa propre sensibilité en mélangeant la mythologie d’Evil Dead avec une intrigue davantage centrée sur la famille. Au-delà d’un simple prolongement de la franchise, cette production démontre aussi que le cinéma de genre français est capable de grandes choses lorsqu’on lui donne les moyens. Il existe des talents capables de porter ces projets. Plutôt que de reproduire éternellement la même formule, les producteurs font confiance à des réalisateurs capables d’apporter leur propre vision, tout en respectant les fondations. Le film est aussi une excellente porte d’entrée pour une génération qui souhaiterait se lancer dans Evil Dead. »

Undertone

Date de sortie : 12 août 

Durée : 1h34

Avec un budget de 500 000 dollars, Undertone n’est clairement pas un blockbuster. Pourtant, après le succès mondial d’Obsession, le projet pourrait bien en devenir le successeur indirect. 

Sorti aux États-Unis en mars, avant le raz-de-marée provoqué par l’interprétation d’India Navarrette, le long-métrage s’apprête désormais à rencontrer le public français.

Produit par A24 et réalisé par Ian Tuason, Undertone mise sur une approche horrifique singulière : faire peur uniquement grâce au son. 

Le concept est simple avec un seul décor, peu de personnages et une narration portée par des voix hors-champ. L’imagination du spectateur devient alors le principal moteur de l’angoisse. Car ce que l’on ne voit pas est souvent bien plus terrifiant.

Une approche minimaliste qui transforme le film en expérience sensorielle et qui ne manquera pas de diviser.

Mais alors, de quoi parle Undertone ? L’histoire suit Evy, une animatrice de podcast spécialisée dans le paranormal, qui reçoit d’étranges enregistrements audio liés à un couple confronté à des phénomènes inquiétants. Lorsqu’elle retourne vivre auprès de sa mère mourante, elle sombre progressivement dans la paranoïa et la terreur.

Undertone est une preuve supplémentaire que le cinéma d’horreur continue de se réinventer. 

Les plus grandes idées ne nécessitent pas toujours des budgets démesurés.

Yoann Sardet : « La proposition est radicale et engageante. C’est tout simplement du jamais-vu. Undertone a été réalisé par Ian Tuason, un énième talent issu de YouTube. Personnellement, je suis impatient de découvrir ce que le film va nous livrer. »

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