Le succès apparaît comme une évidence pour certains. Et c’est le cas de Zendaya. Annoncée très tôt comme une future star, l’actrice américaine trace un parcours sans faux pas.
En l’espace d’une décennie, Zendaya s’est imposée comme une figure de sa génération. « Quand je révèle autour de moi que je suis sa voix française, il y a toujours un engouement. Elle parle à tout le monde. On a toutes les deux des énergies similaires. Cela me permet de mieux comprendre son jeu. C’est un challenge de la doubler. Il faut être à la hauteur », confie Victoria Grosbois, comédienne et voix française de Zendaya.
Avec la native d’Oakland, seule l’excellence compte. Icône de mode, défenseuse de nombreuses causes, productrice et comédienne respectée, elle entend laisser une empreinte durable dans la pop culture.
Comme Timothée Chalamet, elle fait partie de ces rares personnalités capables de rameuter le public dans les salles obscures. Au-delà de son talent de comédienne, Zendaya est encensée par tout Hollywood. Elle a conquis le cœur du public grâce à une image bienveillante, accessible et humble.
À bientôt 30 ans (ndlr : elle soufflera ses bougies le 1er septembre prochain), Zendaya est dans la période la plus faste de sa carrière.
Omniprésente en 2026, il est difficile d’échapper au phénomène. Sous nos yeux, Zendaya Maree Stoermer Coleman, de son vrai nom, construit sa légende à vitesse grand V.
Un parcours exemplaire
Comme bon nombre des stars du 21ème siècle, Zendaya a fait ses armes chez Disney dans les séries Shake It Up et Agent K.C entre 2010 et 2017. Ces expériences lui ont permis de devenir une artiste complète, capable de se distinguer aussi bien au cinéma que dans la danse et le chant. « Quand j’étais enfant, ce qui m’intéressait le plus était la danse. À huit ans, je faisais partie d’une troupe de hip-hop », exposait-elle au magazine W.


En parallèle, elle participe en 2013 à l’émission Dancing with the Stars. À l’époque, la comédienne en herbe se hisse jusqu’en finale, s’inclinant face à la chanteuse Kellie Pickler. Un parcours qui lui offre une forte visibilité et contribue à lancer durablement sa carrière auprès du grand public.

À partir de 2017, Zendaya s’émancipe de l’univers Disney. Elle rejoint alors un autre mastodonte de la pop culture : Marvel.
En effet, l’actrice devient la première interprète noire de Mary Jane dans Spider-Man : Homecoming. Elle signe une entrée fracassante au cinéma. « Elle a réinventé le rôle de Mary Jane. Le personnage devient moderne. Zendaya n’y joue pas la jeune fille en détresse, mais un pilier sur lequel Peter Parker peut se reposer. Elle est cynique, sarcastique et un peu garçon manqué », explique Yoann Sardet, journaliste cinéma indépendant et ancien rédacteur en chef d’AlloCiné.

Quelques mois plus tard, Zendaya enchaîne avec The Greatest Showman aux côtés de Zac Efron et Hugh Jackman. Dans ce rôle secondaire, elle étale toute sa polyvalence, notamment à travers ses performances vocales. Elle affiche également sa capacité à se plier aux exigences de ses rôles en apprenant une toute nouvelle discipline : le trapèze.
En 2019, la carrière de Zendaya rencontre un premier gros tournant. Elle décroche le premier rôle dans la nouvelle série événement de HBO : Euphoria.
Dans la peau de Rue Bennett, confrontée à l’addiction et à de profondes fragilités émotionnelles, Zendaya livre une performance d’une intensité rare. Dirigée par le réalisateur Sam Levinson, elle joue avec justesse les montagnes russes psychologiques du personnage, oscillant entre autodestruction et quête de rédemption.
Le jeu de Zendaya est simple, mais tellement efficace. Elle joue beaucoup avec son visage avec des mimics qui reviennent souvent. Ce n’est jamais trop.

Loin des clichés habituels sur les représentations de la dépendance aux drogues, elle donne à Rue une humanité brute. « Le jeu de Zendaya est simple, mais tellement efficace. Elle joue beaucoup avec son visage avec des mimics qui reviennent souvent. Ce n’est jamais trop. Rien qu’avec un regard, elle peut être espiègle. Elle arrive constamment à être sur le fil. C’est une très bonne école de la doubler. J’ai appris beaucoup de choses à ses côtés », déballe Victoria Grosbois.
Zendaya devient une actrice capable de porter des rôles complexes avec une grande maturité. Elle s’affranchit de l’étiquette de « girl next door » et s’établit comme l’une des actrices emblématiques de la Gen Z.

Ses prouesses dans la série sont d’ailleurs récompensées par un prix historique aux Primetime Emmy Awards de 2020 : le trophée de meilleure actrice dans une série télévisée dramatique. Ainsi, Zendaya devient la plus jeune lauréate et la deuxième artiste noire à remporter ce prix.
Entre 2021 et 2024, Zendaya poursuit son ascension à travers une série de rôles remarqués.
Elle livre une performance intense dans le huis clos Malcolm & Marie avec John David Washington, rejoint la saga Dune avec Timothée Chalamet et prolonge son rôle de MJ dans Spider-Man : No Way Home. Elle s’essaye au doublage de dessins animés dans Yéti & Compagnie et adopte une nouvelle dimension plus sensuelle dans Challengers. Bref, personne ne semble pouvoir l’arrêter. « Il n’y a pas photo entre Zendaya et les autres actrices de sa génération comme Sydney Sweeney. Elle est incontournable. C’est une figure ultra-glamour dans la sphère médiatique et dans la pop-culture », atteste Yoann Sardet.

Dans chacun de ses projets, Zendaya s’efface derrière ses personnages. Ses choix relèvent souvent de véritables prises de risque. Elle revendique avant tout, son statut de comédienne. « Zendaya est le cœur émotionnel de la saga Dune. On comprend le personnage de Paul Atréides à travers la façon dont Chani le regarde. Son cheminement dans le film n’a pas assez été mis en avant. C’est un peu la trilogie de Zendaya, comme dans Spider-Man, malgré le super boulot de Tom Holland », lâche-t-il.

Elle est incontournable. C’est une figure ultra-glamour dans la sphère médiatique et dans la pop-culture.
Le contrôle comme moteur
Dès ses premières années de carrière, Zendaya affirme son éclectisme. Elle devient productrice et scénariste sur Agent K.C, mais aussi sur Euphoria afin d’avoir toutes les cartes en mains. Ce qu’elle dit et ce qu’elle incarne doit avoir un sens.
Sa décision d’utiliser uniquement son prénom comme nom de scène va dans cette direction : Zendaya est maître de son destin. « La jeune fille que j’étais pensait que le surnom unique avait une belle allure. Elle se disait que c’était cool, comme Prince », racontait-elle à GQ.
Même chose quand on lui demande de réaliser son premier baiser sur le plateau de Shake It Up. « Je me souviens d’avoir dit : « Je ne vais pas faire ça. Je vais l’embrasser sur la joue parce qu’on ne m’a pas encore embrassée et je ne veux pas que ce baiser soit filmé » », rappelait-elle pour la version anglaise de Vogue.

Zendaya se distingue également par ses talents de chanteuse. En 2013, elle a publié l’album éponyme Zendaya. Un travail d’interprète qu’elle prolonge à travers les bandes originales des projets auxquels elle participe.
Des morceaux comme « All for Us » et « I’m Tired » dans Euphoria, ou encore « Rewrite the Stars » en duo avec Zac Efron pour The Greatest Showman, cumulent des millions de streams sur les plateformes.
Preuve supplémentaire de la capacité de l’actrice à toucher le public à travers différents supports et registres artistiques.
Très tôt, elle a compris le pouvoir de se rebrander et d’avoir des looks marquants. Elle rayonne autant par la mode que par le cinéma.
Une icône de la mode
Obnubilée par la recherche de perfection dans ses apparitions cinématographiques, Zendaya s’amuse aussi dans la mode. « Très tôt, elle a compris le pouvoir de se rebrander et d’avoir des looks marquants. Sa prestance et son physique s’y prêtent à merveille. Son rayonnement dans cet univers participe pleinement à son aura globale. Elle rayonne autant par la mode que par le cinéma », signale Violaine Schutz, rédactrice en chef adjointe web chez Numéro magazine.
En 2016, elle lance sa propre ligne de vêtements nommée « Daya ». Les collections se veulent unisexes afin d’être accessibles à tous et de briser les codes du prêt-à-porter.

Son allure de mannequin lui permet d’attirer les plus grandes maisons. Ainsi, elle est l’égérie de marques prestigieuses telles que Lancôme, Valentino, Bulgari, Louis Vuitton, On, Rolex et Tommy Hilfiger.

À travers ses différentes tenues sur les tapis rouges, elle s’est hissée au rang d’icône de la mode.
Surtout, Zendaya est devenue l’une des représentantes du Method dressing. Cela consiste à incarner son personnage au-delà des plateaux de tournage pour la promotion d’un film. « Avec Margot Robbie, elle a rappelé qu’il était nécessaire de marquer les esprits durant les campagnes de film. Dans les années 90, les plus grands acteurs n’avaient pas forcément de styliste. Aujourd’hui, ce n’est plus possible », indique Violaine Schutz.

Lors de l’avant-première de Challengers à Londres en 2024, Zendaya a porté une robe longue fendue tenniscore signée Thom Browne. Pour la tournée médiatique de Dune 2, elle s’est vêtue d’un costume robotique d’archive de Thierry Mugler afin de devenir une extension naturelle de la garde-robe du film. Zendaya brouille les frontières entre la mode et le septième art.

Depuis plus de quinze ans, avec l’aide de son styliste et ami, Law Roach, elle a façonné une image cohérente. Ses looks disposent d’un subtil équilibre entre chic, glamour, élégance et classicisme.
Avec Zendaya, place à l’épure et à l’intimisme. « Elle est LE visage du luxe, mais aussi celui de la vraie vie. Elle a l’aura d’une Beyoncé, sans ce côté inatteignable. Cela renforce l’attachement que l’on peut avoir avec elle », analyse Yoann Sardet.
Elle est LE visage du luxe, mais aussi celui de la vraie vie.
Une militante dans l’âme
Il est difficile de trouver des zones d’ombre dans le parcours de Zendaya. La jeune femme ne se contente pas de briller sur nos grands écrans. Elle profite de son statut pour faire bouger les choses. Elle représente une nouvelle façon d’être une star plus politique et engagée. « Zendaya pourrait se contenter d’être une star, mais elle n’oublie pas d’être une citoyenne du monde. Elle n’esquive pas ses responsabilités », glisse Yoann Sardet.
En tant que fille métisse d’origine allemande, zimbabwéenne et congolaise, Zendaya est attachée à promouvoir une vision plus inclusive du rêve américain, à la fois dans ses prises de parole et dans les choix de carrière qu’elle met en avant.
Née à Oakland, ville historiquement associée aux luttes pour les droits civiques et au mouvement des Black Panthers, elle grandit dans un environnement où les questions d’identité, de représentation et d’égalité occupent une place centrale. « Ce qui est très important pour moi, c’est la diversité. C’est dur pour une ou un adolescent de regarder la télévision et de ne voir personne qui lui ressemble. La représentation, c’est primordial », livrait-elle chez Cosmopolitan.
Cet héritage culturel et social contribue à façonner sa sensibilité et son rapport à l’industrie du divertissement. « Je dois tout à mes parents. Ils m’ont toujours inculqué des valeurs fondamentales qui m’aident au quotidien », affirmait-elle dans l’émission d’Ellen DeGeneres en 2016.

Zendaya influence la Gen Z. Elle est un superbe modèle pour les jeunes filles.
L’actrice revendique clairement son identité. « J’ai un prénom africain. Mon deuxième prénom est le deuxième prénom de ma mère. C’est un prénom français, mais mes parents l’ont orthographié autrement pour lui donner une prononciation africaine. Ensuite, j’ai « Stoermer » et « Coleman », j’ai littéralement une frise chronologique de mon histoire familiale dans mon nom. Ce nom, c’est moi. Je viens d’Afrique, tout comme je viens d’Allemagne et je suis très fière de cet héritage », racontait-elle à The Hollywood Reporter.
Zendaya est pleinement investie dans la cause des femmes afro-américaines dans le cinéma et celle de la santé mentale. Elle lutte contre toutes formes d’inégalités et défend les droits des minorités. « J’apprécie d’être qualifiée de militante, mais je dois en faire bien plus pour mériter ce titre », lâchait-elle à Glamour.
En 2015, lors de la cérémonie des Oscars, Zendaya transforme une polémique raciste en une prise de parole puissante. La journaliste de E ! News, Giuliana Rancic avait déclaré que ses dreadlocks devaient sentir « le monoï ou pire la marijuana ».

À seulement 18 ans, elle dénonce les clichés associés aux cheveux afros. « Il y a assez de clichés comme ça sur les cheveux des Noirs Américains. Pas la peine que des personnes ignorantes en rajoutent en jugeant les autres, en se basant sur la façon dont leurs cheveux sont bouclés. Pour moi, les dreads sont un symbole de force et de beauté. Certains devraient réfléchir avant d’ouvrir leur bouche et de juger », clamait-elle sur son compte Instagram.
Pour appuyer ses propos, Zendaya collabore avec Mattel pour donner naissance à une Barbie inspirée de sa tenue sur le tapis rouge. Un moyen pour l’actrice de combattre les standards de beauté imposés aux femmes.

Sur le plan humanitaire, Zendaya n’est pas non plus en reste. En 2012, elle a aidé à collecter un million de dollars pour les victimes de l’ouragan Sandy. Quatre ans plus tard, elle a versé 50 000 dollars pour l’autonomisation des femmes. Récemment, elle s’est montrée active auprès d’organismes comme l’Unicef et Peta.
Végétarienne depuis l’âge de 11 ans, l’actrice est également passionnée par la protection animale.
En résumé, Zendaya est une inspiration pour toute une génération. Son nombre d’abonnés sur les réseaux sociaux (ndlr : 174 millions sur Instagram et 19 millions sur X) valide cette idée. « Zendaya influence la Gen Z. Elle est un superbe modèle pour les jeunes filles. Elle a des valeurs fortes. On a envie de la suivre dans ses aventures », exprime Violaine Schutz.
Il lui manque ce rôle iconique. Ça finira par arriver. Le plus tard sera le mieux afin qu’elle continue d’explorer ses talents.
Une année 2026 ultra-chargée
Pour atteindre les sommets, Zendaya se donne tout le mal nécessaire.
En 2026, Miss Coleman est la reine du box-office avec six projets distincts : la saison 3 d’Euphoria, The Drama avec Robert Pattinson, L’Odyssée de Christopher Nolan, Dune 3, Spider-Man : Brand New Day et une apparition dans Avengers : Doomsday. Une surexposition qui tranche avec son image habituellement très maîtrisée. « C’est quand je travaille que je me sens le plus moi-même », avouait-elle récemment.




Si The Drama a été encensé par la critique, le retour de Euphoria suscite davantage de débats. La nouvelle saison divise la presse comme le public. Toujours brillante et méconnaissable dans la peau de Rue, Zendaya tient la barre et justifie son salaire. L’actrice est la mieux payée du show avec plus d’un million de dollars par épisode.
Après ce run, quel avenir pour Zendaya ? La question se pose naturellement. Ses plus fervents fans peuvent être rassurés, elle ne compte pas prendre de pause malgré ses déclarations. « J’espère simplement que vous n’allez pas vous lasser de moi cette année, parce que je vais vous dire une chose : après ça, je vais disparaître pendant un moment. Je vais devoir me faire discrète quelque temps », reconnaissait-elle sur le média digital Fandango en mars dernier.
En 2027, l’actrice sera la voix de la fille de Shrek dans le sixième opus dédié aux aventures de l’ogre vert. Elle incarnera aussi l’icône du rock’n’roll, Ronnie Spector dans le biopic Be My Baby. Une interprétation qui pourrait lui ouvrir les portes d’un premier Oscar ? « Il lui manque ce rôle iconique. Ça finira par arriver. Le plus tard sera le mieux afin qu’elle continue d’explorer ses talents. Dès qu’on pense qu’elle a tout montré, elle nous surprend », rappelle Yoann Sardet.

Sur le plan personnel, Zendaya s’est mariée dans la plus grande discrétion avec l’acteur britannique Tom Holland. Une information qui n’a d’ailleurs pas été confirmée par l’actrice elle-même, mais affirmée par son styliste, Law Roach. « Le mariage a déjà eu lieu. Vous l’avez raté », avait-il déclaré sur le tapis rouge des Actors Awards.
Zendaya met un point d’honneur à préserver l’intimité de son couple. Il faut dire que leur relation attire la curiosité du monde entier. Cette fascination s’est traduite par la circulation massive de fausses images de leur union générées par intelligence artificielle. « Ils sont tous les deux iconiques. Ce sont des stars mondiales avec qui tu pourrais aller boire un verre. Cela faisait très longtemps que l’on n’avait pas eu un couple de Hollywood, aussi beau à l’écran comme dans la vie de tous les jours », assure-t-il.

Devenue une grande actrice en moins d’une décennie, Zendaya s’autorise à rêver encore plus grand. Alors pourquoi pas devenir réalisatrice, sans oublier les causes qui lui sont chères. « Si jamais je deviens réalisatrice, je sais que les protagonistes de mes films seront toujours des femmes noires », prévenait-elle à Vogue.
On a déjà hâte de suivre la suite de ses aventures.