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5 films à voir pour la Saint-Valentin qui ne sont pas des comédies romantiques

5 films à voir pour la Saint-Valentin qui ne sont pas des comédies romantiques

Au même titre que l’été est la saison des blockbusters, décembre celle des films de Noël, le mois de février est dédié, Saint-Valentin oblige, aux comédies romantiques.

Sauf que bon, plus encore que les actionners bourrins et les puddings fourrés aux bons sentiments, on est en droit de ne pas être super fan du genre, ne serait-ce que parce qu’il perpétue quantité de mythes et stéréotypes débiles.

Ça, et puis aussi parce que voir une comédie romantique c’est les voir toutes, tant les mécanismes d’écriture sont sempiternellement les mêmes.

Quel les cyniques qui cachent un cœur d’artichaut se rassurent, il existe des films qui parlent d’amour, sans en parler, tout en parlant, et qui eux pour le coup vous feront passer un excellent moment.

À regarder seul ou en couple, à vous de voir.

Hors d’atteinte

Réalisé par Steven Soderbergh (1998)

Braqueur du genre suave mais franchement poissard, Jack Foley (George Clooney) se retrouve sous les verrous après que sa caisse soit tombée en panne à la sortie d’une banque.

Lorsqu’il parvient enfin de s’évader de prison, il tombe nez à nez avec le marshall Karen Sisco (Jennifer Lopez dans son meilleur rôle), qui, tout en tailleur et talons, lui pointe un fusil à pompe sous le nez.

Une péripétie en amenant une autre, ils se retrouvent l’instant d’après enfermés dans le coffre d’une voiture. Éclairés à la lumière rouge orangé, ils entament alors nonchalamment une discussion autour de leurs films préférés et des relations hommes/femmes.

Comme l’entièreté des spectateurs, Jack tombe à ce moment raide dingue de Karen.

L’action déménage ensuite de la moiteur de Miami à la froideur de Detroit, où entre les repérages pour son ultime coup, Jack partage un bourbon avec Karen devant une vitre enneigée.

Bien que là encore la conversation soit des plus fluides et des plus intenses (« Et si ces choses-là n’arrivaient qu’une fois dans une vie ? »), au petit matin chacun s’accorde pour dire que tout cela finira mal.

Vingt minutes plus tard, Karen shoote Jack dans la jambe et le renvoie en cellule pour trente ans.

Magnanime, elle tient à l’accompagner dans le camion qui effectue le trajet du retour… non sans lui présenter au passage un pro de l’évasion incarné par ce filou de Samuel L. Jackson.

Mr. & Mrs. Smith

Réalisé par Doug Liman (2005)

En apparence John et Jane Smith forment le couple parfait, à ceci qu’après quelques années de mariage, ils s’ennuient ferme, ce qui n’est pas sans conséquence sur leur libido (à moins que ce ne soit l’inverse).

Détail qui a son importance : en parallèle, chacun bosse à l’insu de l’autre comme assassin professionnel pour une agence concurrente.

Ceci posé, ce scénario qui n’en est pas un enchaîne les prétextes pour mettre en scène explosions et engueulades, le film reposant exclusivement sur le charisme et l’alchimie qu’ils dégagent.

Bon point, ces derniers sont interprétés par Brad Pitt et Angelina Jolie, les deux êtres humains les plus sexy de la planète dans les années 2000.

Course poursuite, destruction de domicile, réconciliation au pistolet mitrailleur… l’énergie et la bonne humeur sont telles que lorsque les Smith s’en retournent chez leur conseilleur conjugal à la toute fin, ils ont retrouvé le feu sacré.

Comme quoi dans un couple, la testostérone ça compte.

(Et ce ne sont pas Arnold Schwarzenegger et Jamie Lee Curtis dans True Lies qui diront le contraire.)

Serial noceurs

Réalisé par David Dobkin (2005)

Chaque année de mai à septembre, John (Owen Wilson, toujours aussi bon pour jouer au faux jeton) et Jérémy (Vince Vaughn, toujours aussi bon pour jouer au dingo) vivent leur meilleure vie : ils se tapent l’incruste dans toutes les cérémonies de mariage possible (irlandaises, juives, indiennes…) pour s’enfiler un max de bouffe à l’œil et coucher avec le plus grand nombre de filles.

Pour ce faire, nos deux roublards possèdent plus d’une corde à leurs arcs, de la biographie héroïque (pompier, vétéran, aventurier…), aux larmes factices, en passant par se montrer mignon avec les enfants.

Tout roule pour eux, jusqu’au jour où ils sont conviés aux noces de l’une des filles de Christopher Walken et s’entichent chacun plus que de raison de l’une de ses sœurs. Jérémy tombe dans les filets de Gloria qui après lui avoir fait croire qu’elle était vierge, se révèle aussi capricieuse que nymphomane. John se met à rêvasser sur Claire, l’éternelle femme parfaite de fiction.

À la croisée des chemins entre la rom com au ras des pâquerettes et une parodie des techniques de drague en vogue dans les années 2000 (coucou Mystery, coucou Neil Strauss), à la fois éloge et dénonciation de la masculinité toxique, Serial Noceurs s’apprécie à tous les degrés.

Rocky

Réalisé par John G. Avildsen (1976)

Rocky c’est l’histoire d’un type qui ne sait « ni chanter, ni danser » et qui pour survivre alterne combats de boxe de seconde zone et petits boulots pas des plus honorables pour le truand du coin, jusqu’au jour où les circonstances lui offrent l’occasion de prouver ce qu’il vaut vraiment.

Rocky c’est aussi l’histoire de Rocky et Adrian, deux laissés pour compte dont les failles se font écho, et qui, face aux épreuves de la vie, trouvent ensemble une force en eux qu’ils ne soupçonnaient pas.

À en croire Stallone, ce serait même là le thème principal du film : « Rocky c’est avant tout une histoire d’amour. Sans elle jamais il n’aurait tenu la distance. »

Bon après, c’est sûr qu’aucun des deux n’est spécialement doué en drague, les blagues vaseuses de monsieur valant largement la collection de pulls moches de madame, mais peut-être est-ce justement cette absence d’artifices qui donne à leur relation ce côté si vrai et si touchant ?

Même le beau Apollo n’arrivera pas à détourner Rocky du droit chemin, lui qui pourtant, deux films plus tard, mettra le paquet à coup d’entraînements complices et autres étreintes viriles sur la plage.

[Clairement, Top Gun, Point Beak, Figth Club & Co. n’ont rien inventé.]

True Romance

Réalisé par Tony Scott. Écrit par Quentin Tarantino (1993)

Employé de vidéo club un peu loser, Clarence (Christian Slater qui à l’époque en mettait plus d’unes en émoi) passe comme à habitude son anniversaire seul au cinéma.

Débarque alors dans la salle façon Marilyn la délicieuse Alabama (Patricia Arquette), qui lui renverse du pop-corn dessus, et avec qui il couche après un verre.

Plus tard dans la nuit, emmitouflée sous une couette sur le toit de l’immeuble de Clarence, elle lui avoue être en réalité une call girl engagée par son patron pour lui changer les idées.

Qu’importe, à ce stade ils en pincent tellement l’un pour l’autre qu’ils se marient au petit matin (veste de costume rouge sang pour lui, robe léopard pour elle), puis filent se faire tatouer chacun leur prénom sur le corps.

Seuls petits problèmes, quand Clarence rend visite à Drexl, le mac’ d’Alabama, le « white boy day » tourne au carnage, tandis que pour ne rien arranger les choses, il subtilise par mégarde une valise pleine de coke appartenant à la mafia.

Candides devant l’éternel, nos deux tourtereaux s’envolent pour Hollywood sans se douter qu’ils vont devoir payer cher le prix de leur idylle : Alabama se fait tabasser par Tony Soprano, Clarence se prend une balle dans l’œil.

Tout est cependant bien qui se finit, avec une dernière scène qui nous montre le couple sur une plage, parent d’un petit Elvis, les notes piano de You’re so Cool de Hans Zimmer en musique de fond.

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