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« FAITH », l’album posthume de Pop Smoke sous le feu des critiques

« FAITH », l’album posthume de Pop Smoke sous le feu des critiques

La critique s’est prononcée…

Et de deux pour Bashar Barakah Jackson. Après le succès rencontré l’année dernière par Shoot For The Stars, Aim For The Moon, une seconde galette post-mortem vient enrichir la discographie de celui qui nous a tragiquement quittés à 20 ans à peine.

Sorti le 16 juillet dernier, soit quatre jours avant son anniversaire, FAITH a dès son annonce provoqué pas mal de scepticisme, beaucoup ne voyant là qu’une grossière tentative d’amasser des derniers dollars sur son nom.

Ces craintes étaient-elles justifiées ? Pop Smoke a-t-il été respecté ? La critique américaine a tranché.

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« Personne n’a jamais cru que ce second album serait à la hauteur, mais cela aurait pu être pire. »

Voilà en substance l’avis de The Ringer qui a titré sa chronique L’album posthume parfait n’existe pas.

À l’impossible nul n’étant tenu, le papier pointe le manque d’identité du projet, due avant tout, non pas à l’exploitation mercantile ou au déluge de featurings, mais à la courte existence de son auteur.

« Sa mixtape Meet the Woo 2 est sortie quelques semaines avant sa mort seulement. Le matériel pour référencer son art et lui rendre hommage est bien trop mince. »

Chez Variety, on salue FAITH comme « un projet Frankenstein, mais pas dénué de fond ».

« Là où quand les featurings s’amoncellent à n’en plus finir le mélange a très souvent du mal à prendre, gloire doit être rendue à son ancien manager, ami et patron de label Steven Victor qui a su intelligemment sélectionner les invités pour servir la poésie et le timbre de voix si particulier de Pop Smoke. »

Et de conclure au vu du résultat que si les circonstances en avaient décidé autrement, Pop Smoke avait bel et bien « un vrai futur devant lui ».

Moins enthousiaste, NME note le disque deux étoiles sur cinq, principalement en raison du trop-plein d’invités.

« Les 15 pistes sont remplies à ras bord de featurings au détriment du talent de Pop Smoke », quand bien même quelques exceptions sont à relever (Pharrell sur Spoiled, Rick Ross et The Dream sur Manslaughter…).

Cette direction artistique donne à FAITH une coloration pop/trap, à mille lieux des ambiances drill UK qui ont fait sa réputation. L’auteur n’hésité d’ailleurs pas à qualifier le disque « d’hypocrite ».

Chez Complex enfin, on se félicite qu’il s’agit bien d’un album de Pop Smoke, et pas « de chansons qui s’enchainent où 80% du boulot est fait par des guests avec un Pop qui est entendu rapper 12 petites mesures sur chacune pour faire bonne figure ».

Rayon faiblesses en revanche, on déplore la trop longue durée du projet mêlé à un sentiment d’inachevé.

« Ils auraient dû s’arrêter avec Shoot For The Stars. Tout n’était pas parfait mais on sentait que c’était dans la lignée de ce que Pop Smoke voulait. Là on passe beaucoup trop de temps à se demander une chose : aurait-il validé l’album ou pas ? »

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