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Die Antwoord : le groupe de rap alternatif accusé d’esclavagisme par leur enfant adoptif ?

Die Antwoord : le groupe de rap alternatif accusé d’esclavagisme par leur enfant adoptif ?

Die Antwoord fait parler de lui non pas pour une sortie musicale, mais pour des faits sordides. Dans une vidéo publiée sur YouTube, le fils adoptif du groupe de hip-hop-rave sud-africain affirme avoir été victime d’esclavagisme et de faits d’une extrême violence.

Le groupe dans la tourmente

Composé de Ninja et Yo-landi Vi$$er (accompagnés par les producteurs HITEK5000 et Lil2Hood), le sulfureux groupe Die Antwoord se retrouve mêlé à une polémique sordide.

Une vidéo dévoilée sur YouTube par Ben Jay Crossman, ex-réalisateur pour la formation, permet de découvrir le témoignage de Tokkie, le fils de Waddy « Ninja » Jones et Anri « Yolandi Visser » du Toit, qu’ils auront adopté à l’âge de 9 ans. Désormais âgé de 20 ans et vivant visiblement dans une certaine pauvreté, Gabriel « Tokkie » du Preez évoquera durant près de 45 minutes face caméra les détails pour le moins glauques de son enfance, passée aux côtés de sa soeur adoptive, à gérer et subir les errements des deux artistes. Les propos sont durs : « Ils m’ont fait sentir que j’étais en fait un esclave. Ils m’ont adopté pour être un esclave. Ils m’ont fait sentir que je n’étais pas vraiment aimé. »

Des détails glauques

Comme le rapporte Konbini, Tokkie et sa soeur auraient été confrontées à de nombreuses situations problématiques durant leur enfance. Ninja et Yo-landi Vi$$er auraient par exemple amené les enfants dans une clinique pour leur faire réaliser des prises de sang, afin de mener ensuite des rituels. De la même façon, Tokkie aurait été félicité par le duo après avoir poignardé son frère aîné. Le groupe se serait ainsi inspiré de la scène d’un clip publié en 2019.

Pour aller encore plus loin, Ninja aurait invité la soeur (alors mineure) de Tokkie à se mettre à nu pour les rejoindre ensuite dans un sauna occupé par d’autres adultes. En réaction à ces accusations, Die Antwoord s’est pour le moment limité à une courte réponse : « Die Antwoord n’est pas d’accord avec les déclarations de Tokkie. »

Ce n’est pas la première fois que le groupe fait les gros titres pour ses dérapages. Ninja ayant déjà été accusé d’abus sexuels et de trafic d’êtres humains par une rappeuse australienne du nom de Zheani.

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