Dossiers

40 anecdotes brûlantes sur le G-Unit, les pirates du rap US

40 anecdotes brûlantes sur le G-Unit, les pirates du rap US

A l’occasion de la sortie de « The Course of the Inevitable », le nouvel album de Lloyd Banks après 11 ans d’absence, retour sur l’une des épopées les plus glorieuses du rap US…

1. Bon déjà commençons par préciser que le « G » de G-Unit signifie « Guerilla », et pas « Gangsta » ou « Gorilla ».

2. Avant de devenir riche à millions, 50 Cent a ghostwritté quelques tubes comme Paradise de LL Cool J en 2002, ou le couplet de Puff Daddy sur Let’s Get It en duo avec G-Dep en 2001.

3. Suite à la fusillade qui en 2000 lui a valu de prendre neuf balles dans la peau, 50 Cent a pu compter sur le soutien d’un de ses amis d’enfance pour protéger ses arrières, Bang ’em Smurf.

Bien que Fifty lui doive une fière chandelle, lui pendant de longues semaines ne pouvait se déplacer qu’à l’aide d’un déambulateur, une fois le succès au rendez-vous les deux hommes se sont sévèrement brouillés, Bang ’em Smurf lui reprochant d’avoir un peu trop rapidement oublié d’où il venait.

4. Lloyd Banks s’est fait tirer dessus la veille du 11 septembre 2011.

Touché au dos et au ventre à la sortie d’un club, il s’est rendu de lui-même en courant à l’hôpital, avant de s’évanouir une fois sur place. Lorsqu’il s’est réveillé le World Trade Center avait disparu du paysage.

5. Young Buck s’est également fait shooter. En 2000, il s’est pris une rafale dans les jambes qui a failli lui coûter la vie.

« Les balles ont pénétré très près des artères. J’ai perdu énormément de sang, il a fallu que je sois transfusé. »

6. Histoire de s’assurer que les bruits de chargement d’armes qui ponctuent l’instrumentale de Heat soient rigoureusement authentiques, 50 s’est personnellement assuré de ramener des guns en studio.

7. Young Buck a débuté sa carrière adolescent dans le giron de Cash Money. Bien que Birdman ne l’a jamais signé à proprement parler, il l’emmenait en tournée avec ses artistes.

De là, il a sympathisé avec Juvenile qui lorsqu’il a quitté le label pour des questions de gros sous a proposé à Buck de le suivre dans sa nouvelle aventure, son groupe UTP Playa.

Depuis pas mal d’eau a coulé sous les ponts, Juve déclarant désormais à qui veut l’entendre à propos de son ancien protégé qu’il le « hait » et qu’il est une « bicth ».

8. Young Buck s’est retrouvé présenté à 50 Cent grâce au chauffeur du bus de Juvenile.

En route vers New-York dans le cade d’une tournée UTP, ce dernier a appelé le producteur Sha Money XL, qui à l’époque collaborait avec le G-Unit, pour lui demander s’il serait intéressé de venir les rencontrer.

Sha Money XL a alors débarqué avec 50 Cent, Tony Yayo et Lloyd Banks. Une fois dans le bus, tous ont tous bloqué sur un son de Buck qui tournait en fond, Blood Hound.

Non seulement, 50 cent lui a alors racheté le morceau pour l’inclure dans Get Rich Or Die Tryin’, mais il lui a en sus proposé de rejoindre G-Unit quand bien même il ne connaissait rien sur lui.

9. Comme ses confrères new-yorkais Noreaga et Fabolous, Lloyd Banks est à moitié portoricain.

10. Non, Olivia n’est pas la première first lady du G-Unit : sur le morceau Elementary de la mixtape No Mercy, No Fear, on peut entendre une certaine Scarlett O’hara, une rappeuse originaire d’Harlem.

Sa collaboration avec la bande a toutefois très vite pris fin pour cause de divergences artistiques.

11. Grand fan de Scarface, Tony Yayo s’en est inspiré pour composer son blaze : on a donc le prénom du héros (« Tony »), ainsi que de l’argot utilisé dans le film pour désigner la cocaïne (« Yayo »).

12. Si l’on en croit Buck, quand bien même quand il a intégré le G-Unit l’argent commençait à affluer, Tony Yayo n’avait pas pour autant coupé les ponts avec la vie de rue« Il avait toujours des substances sur lui. »

13. Fidèle parmi les fidèles, Yayo n’a malheureusement pas profité de l’explosion du G-Unit, lui qui a passé toute l’année 2003 dans une cellule de prison après que la police découvre un Glock 20 et un Colt AR 15 dans le coffre de sa voiture.

Loi des séries, sitôt libéré, il est arrêté le lendemain avec un faux passeport et retourne un mois à l’ombre.

14. Si le G-Unit a dans un premier temps inondé le marché de mixtapes où ils rappaient sur les beats des autres (God’s Plan, No Mercy, No Fear, 50 Cent Is the Future…), c’est en grande partie due au boycott dont 50 Cent faisait l’objet de la part des producteurs new-yorkais.

Accusé d’être une balance depuis son morceau Ghetto Qu’ran dans lequel il name droppait à la chaîne parmi les plus gros gangsters de la Grosse Pomme, il s’était attiré les foudres de Kenneth McGriff, le leader de la très dangereuse Supreme Team.

Affilié au Murder Inc de Ja Rule, McGriff avait alors menacé de représailles quiconque collaborerait de près ou de loin avec Fiddy et sa bande.

15. L’idée d’ajouter The Game au G-Unit vient de Jimmy Iovine, le boss d’Interscope Records et partenaire de Dr. Dre. Pressentant tout son potentiel, il souhaitait accélérer sa mise en orbite.

16. En 2003, Lloyd Banks a remporté le titre d’artiste mixtape de l’année aux Justo’s Mixtape Awards grâce à son doublé gagnant Money In The Bank/Mo’ Money In The Bank.

17. Dans le clip de Smile, l’acteur qui joue Lloyd Banks jeune est interprété par le petit frère de Lloyd Banks.

18. Dans tous les contrats signés par les artistes du G-Unit figuraient une clause leur interdisant de parler en mauvais termes de 50 Cent dans les médias.

19. Juridique toujours, Young Buck a révélé qu’en signant au sein du label il avait en échange dû renoncer à la propriété de ses masters, à la propriété de ses droits de publishing, et même à la propriété de son nom de scène !

20. Si l’on en croit DJ Whoo Kid, dans le bus de tournée 50 Cent avait pour habitude de passer le temps en frappant ses employés.

« Il cognait tout le monde, tout le temps. S’il n’avait rien à dire ou à faire, il cognait des gens au hasard. Les nouveaux renois eux se faisaient démolir. C’est pour ça que moi je restais devant avec le chauffeur de bus. »

La rumeur veut d’ailleurs qu’il ait commencé à ne plus pouvoir piffrer The Game après qu’il ne se soit pas laissé faire.

21. Pour autant, toujours selon Whoo Kid, en tournée l’ambiance était bon enfant… pour peu que personne ne dépasse les limites avec 50.

« Tout le monde dans le G-Unit se faisait des blagues. Du coup je m’assurais que la porte de ma chambre était toujours fermée à clef, je ne voulais pas retrouver des épices dans mes caleçons ou de l’ail dans mes chaussettes. »

« Bon attention, avec 50 chacun marchait sur des œufs. Le truc c’est qu’il partait au quart de tour. Si vous lui faisiez peur ou vous foutiez un peu trop de lui, c’était fini. On se contentait de lui jeter de l’eau dessus… Sans savoir si ça allait le faire rire ou s’il allait vous en coller une. »

22. Toujours est-il que si Whoo Kid devait choisir qui de 50 Cent ou Eminem est le meilleur boss, il choisirait 50 Cent.

« Il me donnait constamment des conseils sur le business, sur la musique, sur les tournées. Il me conseillait sur tout, même sur la famille. Em’ lui était toujours pris entre plusieurs rendez-vous, même si dès qu’il le pouvait il était là. »

23. Quand le G-Unit parcourait les routes en compagnie des crews Aftermath et D-12, les mecs piquaient sans vergogne les groupies des potes d’Eminem.

En dépit du « tribunal » présidé par Dr. Dre et Paul Rosenberg (l’agent d’Eminem) afin de prévenir les abus (lorsque par exemple quelqu’un se gardait pour lui une fille qui à la base était partante pour coucher avec tout le monde), Banks, Yayo & Co. eux n’en avaient rien à carrer.

« Ils se foutaient de nos règles, ils nous volaient nos meufs sans vergogne » a ainsi révélé Bizarre des D-12 au micro du podcast Drink Champs.

24. Pas nécessairement des plus tendres avec ses troupes, en chef de label avisé 50 Cent a néanmoins accepté de laisser passer un paquet de hits pour permettre à ses poulains de briller : Hate It Or Love It pour The Game, Smile pour Lloyd Banks, Best Friend pour Olivia…

25. Le single How We Do de The Game est passé à un doigt de ne jamais exister : c’est en fouillant par hasard un fichier informatique de Dr. Dre que l’auteur du Documentary est tombé sur une instru alors étiquetée ‘Fresh 83’.

Destinée initialement à 50 Cent, Game a insisté tant qu’il a pu pour pouvoir poser dessus.

26. Lors de la cérémonie des Vibe Awards de 2004, Young Buck a poignardé un homme qui est venu mettre un coup de poing au visage de Dr. Dre (selon la rumeur, Suge Knight lui aurait promis une forte somme d’argent en échange).

Recherché par les autorités pour tentative de meurtre, Buck s’est ensuite rendu avant d’accepter une peine trois ans de mise à l’épreuve. Il précisera plus tard, qu’il s’agissait d’un coup de fourchette et pas d’un coup de couteau.

Notez que la rumeur veut que Tony Yayo soit en réalité l’auteur de cette agression et que Young Buck se serait dénoncé à sa place pour lui éviter de prendre une longue peine étant donné son casier judiciaire.

27. Commercialisées par Reebok au milieu des années 2000, les sneakers G-Unit auraient remporté la bataille des ventes face aux sneakers S.Carter de Jay Z.

Source : 50 Cent.

28. En 2005, la petite troupe a sorti un double DVD porno intitulé Groupie Love (du nom de l’un des titres de Beg For Mercy).

Les heureux possesseurs du Graal pouvaient alors paramétrer les partenaires, les positions, les angles des caméras et même l’humeur des actrices (« naughty » ou « nice »).

29. En 2005, le G-Unit marchait tellement sur la concurrence que si Hate It Or Love It de The Game featuring 50 Cent ne s’est pas classé numéro 1 des charts US c’est parce que Candy Shop de 50 Cent featuring Olivia lui a ravi in extremis la première marche du podium.

30. Quand en février 2005, 50 Cent a annoncé à la surprise générale en direct à l’antenne de la radio Hot 97 que The Game était viré du G-Unit, l’entourage de ce dernier s’est pointé quelques instants plus tard devant les locaux de la station (à ce jour il n’est pas établi si The Game était présent sur les lieux à ce moment).

Vexé de se faire recaler à l’entrée, le crew a sorti les calibres. Un homme de 20 ans originaire de Californie a été blessé par balle.

31. Le seul et unique morceau de la discographie du G-Unit où 50 Cent, Lloyd Banks, Young Buck, Tony Yayo et The Game posent ensemble est le remix de Hate It Or Love It, la dernière piste de The Massacre.

Notez que lorsque l’album a été réédité, le morceau a tout bonnement été supprimé pour cause de brouille avec The Game.

32. En 2007, en plein beef avec The Game, Tony Yayo et l’un de ses potes ont giflé en pleine rue le fils de son manager, Jimmy ‘Henchman’ Rosemond.

Quelques semaines plus tard, la maison de la mère de Tony Yayo est mitraillée, tandis qu’en octobre 2009 Fletcher était retrouvé tué par balles dans le Bronx.
Gangster notoire, Henchman avait engagé des tueurs à gage pour venger l’affront – toute l’histoire ici.

33. L’un des évènements qui a le plus contribué à détériorer la relation entre 50 Cent et Banks fut la mort du père de l’auteur de Hunger For More. Pas franchement peiné pour son pote, Fifty lui a même reproché de manquer d’ardeur à la tâche.

En 2014, 50 est revenu sur l’épisode : « On peut même dire que j’étais assez insensible. Pour moi c’était ‘Ouais il est mort, mais ce n’est pas pour autant que tu peux rester chez toi’. Demandez à Kanye, sa mère est décédée quand il passait le plus clair de son temps en studio. S’il n’était pas parti en tournée dans la foulée, il ne serait pas devenu le Kanye que l’on connait. Il s’est bougé lui, le monde ne s’arrête jamais de tourner. »

34. Autre grief adressé à son « petit frère » : ne pas avoir su tirer parti des réseaux sociaux lors de leur émergence.

Pas visionnaire pour un sou, Banks lui avait en effet rétorqué que « ce n’est pas quelque chose que Biggie et 2Pac auraient fait ».

35. Déclaré en faillite en 2010, Young Buck doit sa déchéance financière à « ses dépenses inconsidérées » pour reprendre l’expression de 50 Cent (genre effectuer des allers-retours entre New-York et son Tennessee natal avec ses quinze voitures), ainsi que de son propre aveu au fait qu’il ignorait complétement qu’il devait payer des impôts sur ses revenus, lui qui toute sa vie a « planqué son argent de drug dealeur dans des sacs ».

36. À en croire 50 Cent, Olivia n’aurait pas été un investissement des plus avantageux : elle lui aurait couté deux millions de dollars sans sortir le moindre album.

« Le problème avec les artistes solos femmes c’est qu’elles sont sur un marché très restreint, celui des Beyoncé, Rihanna, Keyshia Cole… Le problème c’est qu’il faut commencer par dépenser un paquet en amont, la maquilleuse, le styliste, tous ces trucs. Et si vous n’avez pas un disque qui fonctionne direct, la colonne des moins grandit à vue d’œil. »

Réponse de l’intéressée : « Il aurait dû dépenser quatre millions. »

« Bien sûr qu’un artiste rnb coûte, mais où est le problème ? Il pouvait se le permettre. J’étais son artiste, il me kiffait, il devait prendre soin de moi comme il devait prendre soin de tous ses artistes. Je ne vois pas où est le problème. Je ne sais pas combien il a dépensé, mais balancer des chiffres comme ça ce n’est pas très sérieux. »

37. Le second solo de Lloyd Banks a dû être réenregistré à la va-vite après qu’il a perdu la plupart des titres suite à un plan à trois.

« Cette nuit-là j’avais le CD sur moi. Je l’avais mis dans le boîtier d’une mixtape de DJ Whoo Kid. Il devait y avoir une quinzaine de morceaux dessus. Après ça, impossible de remettre la main dessus. J’imagine que j’avais trop de choses à faire, peut-être que je devrais me contenter d’une seule fille dans mon lit. »

38. Pour une raison encore aujourd’hui inconnue, en 2015 Fifty-la-brute s’est amusé à jeter Tony Yayo dans un buisson devant tout le monde, une séquence plutôt pénible à regarder.

39. En 2013, tandis que les liens avaient été rompus entre les membres du Unit, Tony Yayo estimait que tout ça c’était la faute à l’argent.

« Ce qui est fou, c’est que quand nous étions fauchés, c’était bien mieux. Nous nous appelions tous les jours… Quand tout le monde a commencé à avoir de l’oseille, ça a été le début de la fin. Les égos, tout ça…. Franchement ça me fout les boules. Fuck rap. »

40. Interrogé en septembre dernier par DJ Whoo Kid sur un éventuel film ou livre sur le groupe, 50 Cent lui a tout simplement répondu qu’il préférait « oublier le G-Unit ».

« Ça ne m’intéresse pas de faire ça, je préfèrerais oublier le G-Unit. Kendrick Lamar ne laisse même pas monter ses homeboys sur scène avec lui. J’aurais dû faire ça. Je sais pas pourquoi je me suis cassé la tête à amener 30 renois sur scène. J’aurais dû faire comme Kendrick ! »

À LIRE AUSSI 
« Beg For Mercy » : le vrai classique du G-Unit et 50 Cent ?

Dossiers

VOIR TOUT

À lire aussi

VOIR TOUT