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Toutes les Air Jordan portées par Michael Jordan [DOSSIER]

Toutes les Air Jordan portées par Michael Jordan [DOSSIER]

Il y a 20 ans jour pour jour le meilleur basketteur de tous les temps remportait son sixième et dernier titre NBA, l’occasion de revenir en détails sur chacune des paires vues à ses pieds sur les terrains…

Premier athlète globalisé, Michael Jordan a certes popularisé le basketball aux quatre coins de la planète, mais il est aussi et surtout celui qui a peut-être le plus participé à propulser le sport professionnel dans l’ère du sport business.

Aussi compétitif sur les courts qu’en affaires, sa carrière est jalonnée de partenariats tous plus fructueux les uns que les autres, avec en premier lieu celui conclu avec Nike dès son arrivée en NBA.

De cette association qui a permis aux deux parties de s’enrichir au-delà de leurs espérances les plus folles, sont nés ces petits bijoux du design contemporain que sont les Air Jordan.

Best-sellers depuis 1984, leur succès non seulement ne se dément pas, mais fait exceptionnel, il ne cesse de croître avec le temps – il se vend à l’heure actuelle bien plus d’exemplaires que lorsque MJ évoluait sur les parquets.

Au-delà du sport et de la mode, ce qui explique cet engouement tient certainement au fait que se payer des Jordan c’est s’accaparer une part du mythe. Ce mythe qui depuis plus de trente ans mélange culte de la victoire, élégance feutréec et rêve américain, ce mythe qui depuis le départ en retraite de His Airness continue de perdurer avec la même intensité.

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Les Air Ship

Non les Air Jordan 1 ne sont pas les premières baskets portées par Michael Jordan en NBA.

Ayant passé une partie l’été 1984 à remporter l’or olympique aux JO de Los Angeles et l’autre à démarcher Adidas, le rookie n’a en effet signé chez Nike que le 26 octobre, soit le jour même du match d’ouverture de Chicago en saison régulière.

Il faudra alors quatre mois au designeur Peter Moore pour concevoir cette première « signature shoe ». Quatre mois durant lesquels MJ va jouer chaussé d’un modèle déjà existant qui sera légèrement customisé pour l’occasion, les Air Ship.

Toute la séquence sera cependant vite cachée sous le tapis par l’équipementier qui se montre désireux de bâtir un mythe autour de sa nouvelle recrue.

La version qui perdure depuis plus de trois décennies voulant que les Air Jordan 1 rouges et noires aient dès le début valu à Jordan une amende de 5 000 dollars par match joué pour infraction à la règle relative à « l’uniformité des uniformes » (les joueurs se devaient de porter des sneakers assorties à leurs maillots ainsi qu’aux sneakers de leurs coéquipiers) relève ainsi de la fable inventée de toutes pièces par des publicitaires.

De un, quand Nike et MJ se sont vus alertés une première fois par les hautes instances de la ligue, l’avertissement concernait une paire de Air Ship portée lors de la présaison. L’arrière des Bulls s’en tiendra ensuite en matchs officiels exclusivement aux coloris White/Red et White/Natural.

De deux, la seule et unique fois où il a ensuite été vu avec des Bred (« black and red ») fut en février 1985 lors du concours de dunks du All Star game, là où les règles en matière de tenues sont assouplies (d’où les chaînes en or qui brillent).

Non seulement donc les « banned » ne sont pas les Air Jordan 1, mais elles n’ont en sus jamais été « banned ».

Les Air Jordan I

Les Jordan 1 ou les Jordan qui n’existent que parce que Jordan refusaient de signer chez Nike.

Tandis que le jeune Mike en fan inconditionnel d’Adidas se rêve un destin à trois bandes, afin de le faire changer d’avis la firme de l’Oregon lui propose un contrat absolument inédit dans l’histoire du sport professionnel : négocié par son agent David Falk, il inclut 2,5 millions de dollars de rémunération sur 5 ans, des royautés sur chaque produit vendu, une chaussure à son nom ainsi que toute une stratégie marketing construite autour de sa personne.

Peu importe ensuite la véracité du story telling ou les hésitations initiales de MJ qui craint de ressembler à « un clown » dans de telles couleurs, entre le bazooka marketing du Swoosh et les performances toujours plus éclaboussantes de l’intéressé, la Air Jordan 1 rencontre un succès immédiat.

En revanche là encore la version officielle est à nuancer. Si la première salve s’écoule dans des délais record, Nike foire dans les grandes largeurs le restockage en produisant cette fois-ci beaucoup trop de paires par rapport à la demande. Chose impensable en 2018, les AJ1 ont connu les affres des invendus et des bacs à soldes…

Il faudra en réalité attendre 1994 pour que la paire acquière réellement l’aura qui est aujourd’hui la sienne, lorsque Nike dégaine l’idée toute aussi inédite qu’incongrue pour l’époque de ressortir un modèle vieux de presque dix ans.

Ainsi naquit la vague des rétros.

Les Air Jordan II

Pour ce second modèle, un virage à 180 degrés est effectué.

Niveau technique, Jordan ayant manqué 64 matchs lors de la saison 85/86 en raison d’une fracture du pied, la chaussure est renforcée autour de la cheville. Niveau look, un designeur nouveau est débauché en la personne de Bruce Kilgore, l’homme derrière le concept de Nike Air. Outre le fait qu’il fasse disparaitre la virgule (une première dans l’histoire de la marque), il décide de faire fabriquer la paire, non pas en Asie, mais en Italie (là aussi une première).

Résultat, alors que les AJ1 coutaient 65 dollars, il faut en débourser 100 pour les AJ2.

Vainqueur du premier de ses dix titres de meilleur scoreur à venir, le numéro 23 plante 37,1 points par rencontre (sa plus haute moyenne en saison), enchainant au passage neuf matchs à plus de 40 points.

Si les Air Jordan 2 ne font pas partie des plus populaires de la gamme, c’est notamment parce qu’elles n’ont que très peu été rééditées, les moules officiels ayant tous été longtemps perdus avant d’être retrouvés au début des années 2000.

Les Air Jordan III

Modèle préféré de beaucoup, les III voient l’arrivée de deux figures de proue au sein de la team JoJo : l’ex architecte Tinker Hatfield et le réalisateur/acteur Spike Lee.

Considéré comme le Michel-Ange de la sneaker (les Air Max 1 c’est lui, les Back to the Future Part II c’est encore lui), le premier introduit toute une série d’innovations comme le fameux « elephant print » ou la bulle d’air visible au talon. Le second va lui reprendre son rôle de Mars Blackmon tiré de son film She’s Gotta Have It pour en faire un personnage récurrent des campagnes télé pour les années à venir.

Les AJ3 sont enfin les premières Air Jordan à se voir accoler le logo Jumpman créé par Peter Moore.

Une telle débauche de moyens s’explique par le fait que l’engagement liant Nike à Jordan se terminait à la fin de l’année 1988, et que les rumeurs allaient bon train quant au départ de Sa Majesté.

Côté terrain, difficile de faire plus iconique que la photo ci-dessus prise lors du Slam Dunk Contest du Chicago’s All-Star Weekend.

Les Air Jordan IV

Auteur de l’une de ses saisons les plus impressionnantes statistiquement parlant (32,5 points, 8 rebonds, 8 passes et 2, 9 interceptions par match !), Mike J. donne encore un peu plus au monde l’envie de devenir comme lui lorsque dans la cinquième et ultime manche de la série de playoffs qui l’oppose aux Cavaliers de Cleveland (le premier tour se jouait alors en trois matchs gagnants les enfants), il plante « The Shot » sur la tête du pauvre Craig Ehlo.

Dans un autre genre, Spike Lee qui remet le couvert en Mars Blackmon, immortalise à jamais la paire dans la pop culture avec une scène culte dans Do The Right Thing : celle où Gus Fring de Breaking Bad se fait marcher sur le pied par un dude habillé d’un jersey Larry Bird, laissant là une trace indélébile sur le nubuck flambant neuf de ses « Fours ».

Les Air Jordan V

Tissant une relation de plus en plus étroite avec MJ, Tinker Hatfield s’inspire cette fois directement de son jeu toute en agressivité pour dessiner les lignes de cette paire.

« Michael surgissait de nulle part avant d’attaquer. En bossant sur le design de la chaussure j’ai pensé à celui d’un avion de combat. »

Et plus particulièrement le P-51 Mustang fighter utilisé lors de la Seconde guerre mondiale pourrait-on rajouter. Tout cela évidement sans oublier les dents de requin sur les flancs.

Plus imposante que ses prédécesseurs, cette paire se voit dotée de semelles « iced », ce qui en 1990 ne va pas sans son petit effet turfu.

Ce ne sera cependant pas assez pour venir à bout de ces satanés Detroit Pistons dont la rugosité du jeu privent pour la troisième fois d’affilé Miky Mike et sa bande (une bande qui compte désormais Scottie Pippen, Horace Grant et Phil Jackson dans ses rangs) d’une finale NBA.

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Les Air Jordan VI

1991 ou l’année du sacre pour les Bulls qui décrochent leur premier titre face aux Lakers de Magic Johnson.

Un passement de témoin entre deux générations, entre deux conceptions du jeu (le showtime des 80’s, l’attaque en triangle des 90’s), mais aussi entre deux multinationales : l’une déclinante (Converse) et l’autre en route vers l’hégémonie mondiale (Nike).

De plus en plus impliqué dans la conception de ses baskets, Jordan demande à Hatfield de s’inspirer de sa Porsche 911 (cf. la pointe du pied), ainsi que des chaussures en cuir italiennes dont il se fait désormais de plus en plus amateur.

[Petit aparté : un quart de siècle après les faits, est-il clair pour tout le monde que les empiècements sur le côté dessinent un 2 et un 3 ?]

Bien plus souples et légères que les 5, les 6 offrent une meilleure tenue du pied, une performance rendue possible en délaissant le cuir synthétique traditionnel pour s’orienter vers la suédine, un matériau de surcroît moins onéreux mais qui présente l’inconvénient de gêner la respiration – ce qui explique la présence de nombreux trous d’aération et de cette languette si caractéristique conçue en réalité pour évacuer la transpiration.

Jordan favorite de nombreux rappeurs actuels (de Booba au Kanye West pre-Yeezy), les Six bénéficient dès leur sortie d’une forte exposition médiatique en apparaissant dans les séries Le Prince de Bel-Air et Seinfield, ou dans le film Les Bancs ne savent pas sauter.

Les Air Jordan VII

Les baskets inspirées de l’art tribal de l’Afrique de l’Ouest dans lesquelles MJ passe du statut de superstar de la balle orange à celui de superstar tout court.

Les baskets dans lesquelles il initie son duo plein d’avenir avec Bugs Bunny et dans lesquelles il se fait inviter à venir danser le moonwalk dans le clip Jam de Michael Jackson.

Les baskets enfin et surtout dans lesquelles il monte avec la Dream Team sur la plus haute marche du podium aux Jeux Olympiques de Barcelone et pousse toute une génération à s’inscrire en club dès la rentrée suivante.

Tout cela bien sûr sans oublier une seconde bague de champion, un nouveau titre MVP de la saison, un sixième titre de meilleur marqueur, etc, etc.

Les Air Jordan VIII

« Une explosion de design », voilà comment Tinker Hatfield aime ici décrire son travail.

Il faut dire qu’entre la semelle peinturlurée, le symbole peace & love en tissu de chenille sur la languette et le strap croisé en forme d’oreilles de lapin qui leur vaudront le surnom de Bugs Bunny, ces sneakers tranchent aujourd’hui encore avec tout le reste de la gamme.

Rayon performance en revanche le bât blesse : avec une semelle 100% Air et une doublure Huarache, les AJ8 sont beaucoup plus lourdes que la moyenne et paradoxalement pas des plus confortables pour ceux qui ont le pied large – ce qui n’a cependant absolument pas empêché Jordan de survoler les débats, notamment en plantant 41 points de moyenne en finales face aux Phoenix Suns de Charles Barkley.

Les plus attentifs noteront un détail qui n’en est pas un : l’absence total de tout logo Nike, soit le signe d’une émancipation de plus en plus accrue vis-à-vis de la maison mère.

Les Air Jordan X

Alors que depuis un an et demi la Terre entière s’accommode tant bien que mal à l’idée que les AJ8 ont été les dernières baskets portées par His Airness sur les parquets (les AJ 9 ça compte pas), le 18 mars 1995 est publié un communiqué aussi bref qu’efficace : « I’m back ».

[Deux mots qui suffisent à faire grimper l’action Nike en bourse.]

Neuf jours plus tard, Jordan 10 aux pieds (et numéro 45 à la cheville), l’ex-retraité déchaîne les enfers au Madison Square Garden en inscrivant 55 points à la face des Knicks.

Et tant pis si initialement MJ ne pensait pas le plus grand bien de la paire. Peu consulté au moment de l’élaboration, quand il revient il exige de faire enlever le surplus de cuir placé à l’embout de la chaussure.

Portées par tous les « baby Jordan » de l’époque (Kendall Gill, Nick Anderson, Harold Miner…), les AJ10 se voulaient initialement un modèle hommage (cf. cette semelle qui récapitule ses faits de gloire passés dans la ligue), Nike étant persuadé que la ligne ne survivrait pas au départ de son héraut.

Les Air Jordan XI

Peut-être les sneakers qui ont le plus traumatisé les addicts dans l’histoire des sneakers.

Quand Hatfield s’attèle à leur conception, MJ en est encore à se prendre pour un baseballeur et n’a pipé mot à personne d’un éventuel comeback. Persuadé qu’il reviendra un jour, le designeur se met en tête de concevoir « les meilleures Jordan jamais sorties ».

Prenant pour base l’esthétique d’une tondeuse à gazon, il conçoit alors un prototype qui mélange cuir et fibre de carbone afin de rendre le modèle aussi léger que résistant.

Lorsqu’il dévoile ce dernier en plein playoffs 2015, Jordan est tellement conquis qu’il décide de les porter sans plus attendre pour affronter les Orlando Magics en demi-finale de conférence.

La saison suivante il gagne absolument tout ce qu’il y à gagner que ce soit individuellement ou collectivement (titres de MVP de la saison régulière, de la finale et du All-Star Game, meilleur marqueur, nominations dans la All-NBA first team et la All-Defensive first team…), et ce au sein de la meilleure équipe ever (72 victoires en saison régulière, 3 petites défaites en playoffs).

[Le tout sans oublier sa médaille au tournoi intergalactique de Space Jam.]

Objet de culte, le coloris Concord provoque une série d’émeutes dans les centres commerciaux lors de sa réédition en 2011.

Les Air Jordan XII

Joies de l’inspi toujours, cette douzième édition lorgne du côté de la mode féminine tout en reprenant le concept du drapeau japonais, le Jyurokujo-Kyokujitsu-ki.

Petite nouveauté, la chaussure est non seulement portée par le Christ mais également par certains de ses coéquipiers chez des Bulls, dont Scottie Pippen – ce dernier appréciera tellement la technologie Zoom Air incorporé pour l’occasion, que lorsque la saison suivante Nike lui dédiera sa propre signature shoe il demandera à l’équipementier de répliquer ce système.

Niveau sport, les AJ12 connaissent leur moment de gloire lors du match 5 des finales de 1997, le célèbre « Flu Game ». Frappé par une grippe intestinale (ou barbouillé après avoir mangé une pizza pas fraîche la veille selon la rumeur), Jordan trouve quand même la force d’aller affronter les Jazz de Karl Malone et John Stockton.

Auteur de 38 points (dont un panier à trois points clutch à 25 secondes du buzzer), sitôt la fin de la rencontre sifflée il s’effondre dans les bras de Pippen.

Les Air Jordan XIII

Une nouvelle fois les grands esprits se rencontrent puisque Tinker Hatfield s’est ici inspiré de l’allure et des traits de caractère d’une panthère (puissance et férocité, trace de pattes sur les côtés et hologramme en forme d’œil sur le talon) sans pour autant savoir que dans le privé certains proches de Mike le surnommaient « Black Cat ».

Plus facile à porter qu’elles en ont l’air, ces 13 sont les toutes premières Jordan à sortir sous l’appellation exclusive de la Jordan Brand. Née l’année précédente, la marque produit là son premier modèle, ce que souhaitaient David Falk et Peter Moore depuis plus de dix ans.

Exhibées pour la postérité par Denzel Washington dans le très bon He Got Game de Spike Lee, c’est avec elles que le numéro 23 passe le cap des 788 rencontres à 10 points ou plus, reléguant là le record du grand Kareem Abdul-Jabbar au second plan.

Les Air Jordan XIV

Dernières baskets de l’ère Chicago Bulls, les AJ14 sont rentrées dans la légende à la vitesse du son. Comme avec les XI, Jordan les fait découvrir au monde en les portant sans prévenir en finale.

Calquées sur le look et la technologie de la Ferrari 550M (cheville rabaissée, écusson en métal et fentes d’aération), elles se font admirer dans le match le plus regardé match de la série de playoff la plus regardée de l’histoire de la ligue nord américaine : le fameux game 6 où MJ s’offre en noir et rouge une sixième bague à 5,2 secondes de la fin.

Vingt ans après, revoir le plus grand basketteur de tous les temps voler le ballon des mains du gros balèze Karl Malone pour ensuite traverser le terrain et envoyer valdinguer Byron Russell procure toujours autant de frissons.

Les Air Jordan XVII

De retour en 2001/2002 chez les bleus et blancs Washington Wizards, Michael Jordan n’est pas le seul chausser cette dix-septième édition. Ray Allen, Kobe Bryant ou encore Mike Bibby se voient décerner l’honneur d’arborer la Air Jordan la plus chère jamais mise sur le marché.

Vendue 200 dollars, pour faire passer la pilule elle s’accompagne d’un cd-rom et d’une mallette en métal qui donne plus envie de la conserver sous verre que d’aller faire des double-pas avec.

Cette touche de luxe se retrouve dans les inspirations du designeur Wilson Smith déjà responsable des Air Jordan 16 qui se réapproprie l’élégance des lignes d’une Aston Martin et copie/colle le parcours de golf préféré du maître (le Quail Hollow de Caroline du Nord) sur la semelle.

Les Air Jordan XVIII

Pour la der des ders, ô surprise l’automobile est à l’honneur avec un rendu à mi-chemin entre une Formule 1 et une chaussure de pilote. De plus en plus axée collectionneurs, le packaging inclue alors une brosse, un chiffon et un manuel.

Cela n’empêchera pas Michael Jordan de se blesser à multiples reprises et de manquer les playoffs.

Il participe à son dernier match officiel le 16 avril 2003 à Philadelphie et quitte définitivement (?) les parquets après une standing ovation rendue à la fois par le public, ses coéquipiers, ses adversaires et les arbitres.

All praises to the King.

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