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DISCO INFERNO, le monde pluriel de LinLin

DISCO INFERNO, le monde pluriel de LinLin

La musique française a de beaux jours devant elle. Avec DISCO INFERNO, son premier album disponible depuis le 29 mai, LinLin s’impose comme une voix à suivre attentivement. 

Au fil des douze morceaux, la rappeuse du Val-de-Marne (94) signe une véritable lettre d’amour au dancefloor et à ses soirées endiablées. Elle nous plonge dans un univers à la fois festif, sombre et futuriste. 

Sorti sur son label, Punk Records, DISCO INFERNO trouve un équilibre singulier entre rap, chanson française, pop, punk et house, porté par le travail de production de son acolyte Mob. Le projet incarne pleinement l’émancipation de LinLin et sa liberté artistique.

Nous l’avons rencontrée pour revenir avec elle sur son parcours, ses inspirations et la naissance de ce long-format.

Comment tu te sens, trois mois après la sortie DISCO INFERNO ?

Linlin : Je me sens super bien. Je ne m’attendais pas à ce que l’album soit aussi bien accueilli. Quand on l’a créé avec Mob, on voulait se faire plaisir et proposer le projet qu’on aurait aimé écouter en tant qu’auditeur. 

On s’est dit que la réception de DISCO INFERNO pouvait être à double tranchant : soit les gens allaient kiffer, soit le projet allait passer à la trappe. Finalement, le public a validé. Ils sont vraiment entrés dans mon univers.

Ressens-tu qu’il se passe quelque chose autour de toi aujourd’hui ? 

Oui, je sens que j’ai passé un cap avec l’album. Forcément, ça fait plaisir. Je voulais débarquer avec des sonorités que l’on n’a pas l’habitude d’entendre en France. C’était un pari risqué et j’ai l’impression qu’il porte ses fruits.

DISCO INFERNO est un album radical. Tu préfères diviser que laisser indifférente ?

Pour un artiste, la pire des choses est que le public soit indifférent à ta musique. Peu importe si les retours sont positifs ou négatifs, l’important est qu’elle fasse parler. Je ressens une vraie curiosité des gens vis-à-vis de ma proposition.

SON RAPPORT A LA MUSIQUE 

À quel âge as-tu écrit ton premier couplet ? 

Je devais avoir 10 ans. J’étais avec mon frère et on s’ennuyait. On s’amusait à écrire des couplets, puis à les rapper. 

Tu te rappelles des thématiques que tu abordais à cette époque ? 

Pas du tout, ça devait vraiment être claqué (rires). C’était un moment de ma vie où je cherchais à m’occuper. Mes parents étaient toujours au travail. Mes frères et sœurs étaient plus grands, donc ils ne voulaient pas passer de temps avec moi. C’est là que la musique est entrée dans ma vie. C’était un moyen de trouver un sens à mon existence. À la fin du lycée, j’ai rencontré Mob et ça m’a amenée dans une autre sphère. 

Au fil du temps, comment avez-vous créé cette synergie avec Mob ?

Au départ, on était de simples amis. On était tous les deux passionnés de musique et on en faisait chacun de notre côté. Donc, on s’était dit : « pourquoi ne pas en faire ensemble ? ». Ça me tenait à cœur d’être fidèle à Mob dans la musique. J’avais vraiment envie que l’on crée notre propre sonorité. 

Depuis, on a réussi à la construire. Ça se ressent dans nos morceaux. On est en symbiose. Malgré les multiples sonorités de DISCO INFERNO, tout reste cohérent. 

Concrètement, comment fonctionne votre duo en studio ?

Mob est le geek du duo. Il est tout le temps en train de composer de la musique. Parfois, il m’envoie des débuts de prods et j’enregistre mes voix. À d’autres moments, il compose autour de ma voix. On peut aussi créer de la musique ensemble en studio. En ce moment, on fait tout directement à deux. On se laisse porter par l’instant et nos intuitions. Pour te répondre, on n’a pas un seul mode de travail. Tout dépend du feeling. 

Quelles sont tes principales influences ? 

Beyoncé est ma principale référence. J’aspire à être une très grande performeuse. Sur ce point, Beyoncé est un modèle. Mes frères écoutaient du rap français et américain, mes sœurs du zouk et du RnB, et mes parents des musiques traditionnelles. Dans l’adolescence, j’ai beaucoup écouté de Thom Yorke. Grâce à Mob, j’ai mis un pied dans la musique électronique. Il y a aussi eu les Daft Punk et Gesaffelstein.

Quand tu étais petite, tu te souciais de l’avis des autres ? C’est un marqueur fort de ta musique aujourd’hui. 

Ta question est pertinente. DISCO INFERNO est un projet rebelle. Quand j’étais petite, mes parents m’imposaient une façon de me comporter et d’être. En grandissant, je me suis libérée de ces chaînes. Si je vis en fonction de l’avis des gens, je ne vivrai jamais pleinement. Je n’ai pas envie d’arriver à 50 ans et me dire : « j’aurais aimé vivre ma vie de cette manière, mais maintenant c’est trop tard ». 

Mon premier album a été pensé comme un espace de liberté totale dans le choix des sonorités, des thèmes abordés et de l’esthétique. C’est vraiment un projet punk. 

Dans une interview accordée à Konbini, tu as dit : « Le rap c’est la meilleure musique. Le punk, c’est la meilleure manière d’être ». Penses-tu sincèrement que le rap est la musique parfaite ? 

Oui, c’est la musique parfaite par excellence. Dans l’album, il y a pas mal de house. Quand on essayait de créer notre son avec Mob, on n’avait pas d’exemple français. J’ai testé plusieurs manières de poser. J’ai chanté et je me suis rendu compte que ce n’était pas forcément adapté à ce type de sonorités. J’ai compris qu’en rappant, je racontais plus de choses. Ça collait mieux avec les prods. Avec le rap, on peut tout faire. Ça sonnera toujours bien. Tu peux être claire dans ton discours et l’étoffer. 

Tu te considères comme une rappeuse ?

Même si tous mes morceaux ne sont pas du rap, j’ai une âme de rappeuse. C’est quelque chose que j’ai en moi depuis toujours. Donc oui, je me considère comme telle. 

Pour les personnes qui te découvrent avec cette interview, pourquoi appelles-tu tes fans les « Charlotte » ? Et quel est le lien entre ton univers et celui des pirates ?

Je m’appelle LinLin en rapport à One Piece. C’est le manga qui m’a le plus marquée depuis que je suis petite. Mon nom fait référence à Charlotte LinLin. C’est l’impératrice des mères et l’une des rares femmes pirates à occuper une telle place dans cet univers. Je me reconnais en elle parce qu’elle est hyper respectée dans un milieu majoritairement masculin. Dans le rap, il y a très peu de femmes. 

J’aime sa manière de gérer son équipage. Ses « Charlotte », ce sont ses enfants. De mon côté, toutes les personnes qui écoutent ma musique sont aussi mes « Charlotte ». J’ai envie qu’ils partagent mon aventure.

DISCO INFERNO

Rentrons dans le vif du sujet. DISCO INFERNO est ton premier album. Penses-tu que c’est toujours une étape importante dans une carrière en 2026 ?

Oui, bien sûr. Quand j’ai annoncé le format, les gens étaient étonnés. Je n’ai jamais eu peur de me lancer. Je suis fan du format. J’ai envie de continuer à le défendre et que le public mette du respect dessus. Tout le monde n’est pas capable de faire un bon album. Ça me tenait à cœur de prouver que c’était dans mes cordes. J’aime toucher à tout et tu ne peux pas installer un univers avec seulement des singles. Il me faut de l’espace pour montrer l’étendue de ma palette. 

DISCO INFERNO est riche en sonorités. Ta musique est d’ailleurs la définition même de l’éclectisme : un mélange de rap, de pop, de house, de Berlin School ou encore de punk. Sur quel style es-tu la plus à l’aise ?

C’est compliqué de choisir. Les deux titres qui ont été les plus rapides à faire sont « BLACC* » et « CŒUR DE PIRATE ». On a conservé les premières prises sans les retoucher. J’aime trop explorer les sonorités. Pour la suite, je ne vais pas m’arrêter à DISCO INFERNO. Le but d’un artiste est de se renouveler. J’ai envie de proposer quelque chose de différent à chaque fois. Je veux me surprendre et surprendre les gens. Mon pire cauchemar serait d’être prévisible. La musique est infinie. 

Finalement, tu sembles avoir peur de t’ennuyer, comme durant l’enfance (rires). 

Oui, c’est ça (rires). Dans ma vie, j’ai besoin de changer et de faire des choses différentes. La vie est trop courte pour proposer tout le temps la même soupe. On est dans une ère où le public attend aussi d’écouter de nouvelles sonorités.

Pourquoi ce nom d’album ? Disco Inferno signifie « apprendre dans la souffrance » en latin, c’est bien ça ? 

Exactement. L’album représente bien cette idée. Je l’ai conçu dans une période compliquée. Dans ma vie perso, ça n’allait pas. Des membres de ma famille étaient malades. Je me disputais régulièrement avec eux à propos de ma musique. Ils n’étaient pas forcément en accord avec mes choix. Je redoutais de regretter le temps passé à faire de la musique au lieu de profiter de mes proches. DISCO INFERNO m’a demandé de l’investissement. Il y a eu pas mal de hauts et de bas.

Quelle était ton ambition principale avec DISCO INFERNO ? Faire danser les gens et leur faire oublier le quotidien ? 

Je suis une personne qui voit toujours le verre à moitié plein. Malgré tout ce qui se passait dans ma vie, j’avais envie de faire danser les gens. Mon ambition était de les rendre heureux. Même si j’étais enfoncée dans un gouffre, j’étais animée par cette volonté de proposer un album solaire, qui donne du baume au cœur. 

Justement, l’album est fortement imprégné par l’énergie de la nuit. DISCO INFERNO, c’est le club de LinLin. Pourquoi cet imaginaire te parle autant ?

L’album reflète mes influences. Et j’écoute pas mal de house. On pourrait croire que c’est une musique répétitive, mais elle est complexe. Que ce soit sur la création ou la composition, le cheminement est long. 

Pour les titres de DISCO INFERNO, on a dû s’imprégner de cette culture. Je voulais vraiment qu’on se rapproche au maximum de la classique house de Chicago. On a effectué un gros travail de recherche sur les textures. J’ai aussi dû trouver un moyen de poser en français sur ces sonorités. Je n’avais pas de modèle, ce qui m’a obligée à trouver ma propre manière de le faire pour éviter que ça sonne cliché ou ringard. C’était un rêve de poser sur ce style. 

Avec ce projet, je voulais proposer un univers complet. Les sonorités étaient parfaites pour apporter quelque chose de frais en France. Surtout, elles collaient à mon image et à mes valeurs. 

En explorant toutes ces directions artistiques sur DISCO INFERNO, as-tu parfois eu l’impression de repousser tes propres limites ?

Oui, évidemment. Comme je te disais, on n’avait pas d’exemple français sur lequel s’appuyer. C’était un gros challenge. On ne savait pas comment ça allait être perçu par le public. Jusqu’à la sortie de l’album, on était dans l’incertitude. En tout cas, on était satisfaits de notre travail. 

DISCO INFERNO ressemble à un voyage intérieur, où tu explores différentes facettes de ta personnalité. Qu’as-tu découvert sur toi en le réalisant ?

J’ai un peu plus découvert ma fragilité. Par exemple, « ALIVE » est une balade lente. Ce n’est pas le type de son que je faisais habituellement. J’ai exploré cette partie de moi sur DISCO INFERNO. « ALIVE » est une déclaration d’amour à la musique. Même chose pour « CŒUR DE PIRATE ». Je n’avais jamais fait de synthpop, même si j’en ai toujours écouté. Donc oui, l’album m’a permis de découvrir différentes facettes de mon caractère. J’ai davantage pris conscience de ma capacité à être éclectique.

Le fil rouge de DISCO INFERNO amène une réflexion intéressante autour de la liberté. On ressent clairement ton besoin de ne pas être rangé dans une case. Cet esprit punk est-il une manière de revendiquer ta liberté artistique et ton émancipation en tant que femme ? 

Ce besoin vient de mon enfance. On m’a mis des bâtons dans les roues. Cet esprit punk est né de ma rébellion. DISCO INFERNO est le symbole de tout ça. J’ai voulu me faire plaisir, peu importe ce que les autres en pensaient. J’avais envie de revendiquer cet esprit punk à travers tout ce qui entoure le projet, que ce soit la cover, l’esthétique et les clips, mais aussi la personne que je suis.

On ne s’attend pas forcément à ce qu’une femme noire propose des sonorités différentes. Avant même d’écouter ta musique, on te place dans des cases. On te colle d’emblée l’étiquette « urbain ». Ce n’est pas parce qu’on est une artiste noire que l’on fait de l’afro. On a le droit de tout tester. De nos jours, de plus en plus d’artistes brisent ces stéréotypes et ça me fait kiffer. 

Il n’y a aucun featuring sur l’album. Toujours dans « BLACC* », tu dis : « On n’écoute personne, on fait comme Mylène ». Est-ce possible de vous voir collaborer à l’avenir ? 

Mylène Farmer est une artiste inspirante. J’aime ce qu’elle représente par sa musique et son message. Elle voit les choses en grand avec une vision à l’américaine. C’est une artiste libre à l’esprit punk. Elle n’en a rien à faire de ce que pensent les gens. Elle est vraiment le modèle de toute une génération. Elle a ouvert un chemin pour des artistes comme moi. J’espère pouvoir croiser sa route à l’avenir. 

Je voulais porter seule ce premier projet afin de me présenter. Les gens devaient comprendre mon identité avant que j’invite des personnes sur mes projets. 

DA DE DISCO INFERNO

La DA de DISCO INFERNO est forte et épurée, tout l’inverse de l’album qui est assez dense. Pourquoi avoir misé sur cette dualité ? 

C’est un beau contraste. La cover représente bien la musicalité du projet. Le photographe nous avait fait plusieurs propositions et on s’est dirigé naturellement vers celle de DISCO INFERNO. On ne distingue pas vraiment mon visage, tout est un peu sombre et mes grillz ressortent. J’avais envie que la pochette fasse peur (rires). Je voulais une DA minimaliste pour l’album avec toujours cet esprit punk. Je suis une grande fan de mode et ça se ressent sur l’emballage du projet. J’accorde beaucoup d’importance à l’esthétique. L’album est très architectural aussi.

L’album est assez court avec 12 titres et 29 minutes d’écoute. Ça rejoint cette envie d’aller droit au but ? 

Oui, c’était un choix de notre part. On voulait que l’album soit court. Quand un projet est trop long malgré sa qualité, je m’en lasse rapidement. Pour moi, un 12 titres, c’est parfait. L’auditeur a le temps d’entrer dans mon monde et de passer par plusieurs émotions. À la fin, il doit en redemander.

Tu disais dans une interview : « J’ai de l’admiration pour les artistes qui ne viennent pas qu’avec des sons, une mixtape, mais qui ont une vision à plus grand terme.» C’est ce que tu as essayé de faire sur DISCO INFERNO. As-tu imaginé cet album comme un film, avec son univers et sa narration ?

Je l’ai pensé comme une expérience, plutôt qu’un film. C’était important pour moi que l’auditeur ressente les montagnes russes de l’album. Les énergies et sonorités devaient être différentes, afin d’avoir plusieurs temps. C’est la même chose pour les concerts. L’ensemble devait former un tout cohérent, des visuels à la musique, jusqu’au live. 

Dans le clip de « + », tu apparais enceinte. Est-ce une référence à Une bataille après l’autre ? 

Oui, c’est ça. Derrière chacun de mes clips, je veux faire ressortir mon identité. Il y aura toujours de la recherche. Quand la réalisatrice a proposé ce scénario avec une femme enceinte, inspiré de la prestation de Teyana Taylor dans Une Bataille après l’autre, j’ai été séduite. 

Mes clips doivent susciter des émotions chez les personnes qui les regardent. Il y avait plusieurs messages derrière le fait d’incarner cette femme enceinte. Quand t’es une artiste et une future maman, il y a pas mal de préjugés et de barrières qui se dressent devant toi. Je me suis dit que ça allait parler aux femmes de l’industrie. C’est important pour moi de véhiculer ce type de discours. Je suis contente des questionnements que ça a pu susciter. 

SA VISION DU RAP EN 2026

Récemment, Orelsan a organisé un cypher 100% féminin avec Juste Shani, Leys, Surprise, Mandyspie, 32 et Encore une autre. Que penses-tu de l’initiative ? Et selon toi, les femmes sont-elles assez mises en avant dans le rap ? 

C’est important de donner aux femmes une place pour s’exprimer. C’est rare, donc il faut souligner l’initiative. Entre artistes féminines, on ne fait pas assez preuve de sororité. On ne se donne pas assez de force entre nous. Par exemple, Théodora met souvent en lumière des talents. Ça peut changer des vies et donner de la légitimité à ces artistes. Les mecs n’ont aucun problème à ce niveau. Ils collaborent régulièrement ensemble. C’est peut-être l’une des raisons qui expliquent le manque de rappeuses aujourd’hui.

As-tu des recommandations de rappeuses ? 

En ce moment, il se passe quelque chose dans le rap. De nombreuses rappeuses arrivent en force comme Supremnova, Darlingchouchou, Ezek, 13Jenaya ou encore D Juno. En 2026, les femmes arrivent déterminées. Elles ont faim. C’est important de leur donner de la visibilité pour être sur un pied d’égalité avec les hommes. 

LA SUITE 

Tu as réalisé la première partie des Zéniths de Theodora. Comment s’est présentée cette opportunité ? Qu’est-ce que cette expérience t’a apporté ? 

Avec Theodora, on se connaît depuis un moment. Elle m’a proposé de faire sa première partie à Bordeaux et à Marseille. J’ai accepté directement. J’ai une très bonne relation avec elle. Humainement, ça fonctionne entre nous deux. 

C’était un challenge de proposer ma musique à une grande audience. J’étais curieuse de voir comment mes morceaux allaient sonner dans des Zéniths. Surtout que la scène est un aspect hyper important pour moi. L’expérience était folle et enrichissante. Le public était agréable et enthousiaste, même s’il ne me connaissait pas. Merci à Theodora pour l’opportunité. 

Ça a confirmé mon envie de m’épanouir sur scène. Je suis déterminée à faire quelque chose de grand. 

Tu es actuellement en pleine tournée des festivals. Les 13 et 14 janvier 2027, tu investiras la Gaîté Lyrique de Paris. À quoi peut-on s’attendre pour ces deux concerts ? 

Il y aura de nombreuses surprises. Des choses vont être annoncées avant les deux shows. Cet été, je suis restée à Paris pour préparer la suite et les concerts. 

En tout cas, je veux vraiment respecter mon public avec une scénographie de qualité. Les gens doivent être accueillis comme il se doit. En repartant, ils doivent se dire : « j’ai passé un super moment, j’ai envie d’y retourner et de revivre l’expérience ». Je vais les respecter avec un vrai show. On a choisi la Gaîté Lyrique notamment pour ses écrans. 

Quelle est la prochaine étape pour LinLin ? Un nouveau projet ? Des collaborations ? 

Je ne peux pas trop en parler, mais d’ici à la fin de l’année, beaucoup de choses vont arriver. Je vais poursuivre mon run dans les prochains mois. On peut s’attendre à des collaborations avec des artistes que j’apprécie.

Entretien réalisé par Curtis Macé.

📸 Crédit : Tom Kleinberg.

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