Retrouvez l’un des morceaux historique de l’année 2009 dans le hip-hop hexagonal…
Comme toute culture, le Hip-Hop possède une histoire qu’il est essentiel de maitriser sur le bout des doigts… Débarquée dans les années 80’s en provenance des Etats-Unis, cette tendance a depuis connu un essor continu pour finalement permettre à l’un de ses courants, le Rap, de devenir la musique préférée des français. Booska-p vous propose de retracer l’histoire du Rap en France à travers une série de 25 articles chronologiques qui recouvriront la période 1990 – 2015. Chaque semaine, une année sera explorée à travers l’un de ses morceaux emblématiques.
Un rappeur atypique…
Il a choisi cette année là pour mettre son nom et celui de la ville de Caen sur la carte du rap français. Au milieu des sorties des poids lourds du rap hexagonal de l’époque (Booba, Rim’k, Rohff, Despo Rutti…), un jeune rappeur blanc issu de normandie va bousculer la hiérarchie à travers un style à la fois novateur et totalement à contre-courant. Révélé sur le net par les morceaux Saint-Valentin et Sale P***, Orelsan va franchir avec brio la marche supérieure avec la sortie de son premier album solo nommé Perdu D’avance qui rencontre à la fois un succès critique et commercial.
L’apologie de la loose et de la normalité…Là où nombre de rappeurs vante leur réussite et leur position dans l’échelle sociale (souvent en détournant la réalité de leur situation), Orelsan choisit lui la carte de la transparence quitte à dépeindre un quotidien peu enthousiasmant mais terriblement véridique et proche de celui de la masse. En optant pour un style à la fois brut et accessible, Orelsan séduit, et ce n’est pas la polémique entourant les propos de son morceau Sale P*** qui freineront son ascension. Véritable confession d’un jeune adulte lambda possédant ses doutes et ses excès, perdu d’avance empile les hits tels que Changement, No Life, Différent…Mais aussi des morceaux plus singuliers tels que Jimmy Punchline où l’artiste enchaine les phases incisives avec brio ou encore La peur de l’échec, titre introspectif par excellence.