De longues années après l’affaire Periscope, Serge Aurier se confie. Dans un entretien dévoilé il y a peu, le latéral revient sur cet événement qui avait à l’époque fait le tour de la planète football.
« Je n’ai aucun problème avec Laurent Blanc »
Désormais joueur de Nottingham Forrest, Serge Aurier s’est confié dans un long entretien accordé au média Carré. Interrogé sur l’affaire Periscope et ses insultes vis-à-vis de Laurent Blanc, le natif de Ouaragahio déclare, dans des propos retranscrits par RMC Sport :
« Periscope ? Vous savez, je ne savais même pas ce que c’était à la base. C’est ça la vraie réponse. Sinon, si j’avais su ce qu’était le concept, je ne l’aurais jamais fait de la vie. Le piège, c’est ça. Il y a des nouveaux réseaux qui sortent et je me suis fait avoir. Pour les jeunes de demain, il faut faire attention. Les réseaux sociaux ce n’est pas la réalité. Si j’ai dit ce que j’ai dit… c’est comme quand t’es au taf et que ton patron il te casse les c***lles, tu dis des trucs en off. Et moi Laurent Blanc c’est mon patron. Sur le coup je le dis comme ça, c’est une frustration, mais c’est pas une pensée sur la personne. Tous, là où on est, on pense du mal de nos patrons et on le dit, sauf que ce n’est pas filmé. Mais lorsqu’ils vont au travail, ils disent : « Bonjour ça va ? », comme si de rien n’était ! Alors que le patron ne sait même pas que son employé le termine à la maison. »
Le joueur de trente ans poursuit : « Mais je ne connaissais pas Periscope, j’étais filmé et ça a fait du buzz parce que j’étais dans un grand club avec un grand entraîneur. Mais sinon on est tous d’accord que chacun a déjà dit du mal de son patron. »
Quand on lui demande s’il y a toujours de l’inimité entre lui et l’actuel technicien de l’Olympique Lyonnais, Aurier conclut : « Je n’ai aucun problème avec Laurent Blanc, lui-même le sait, juste que des fois je n’ai pas kiffé deux-trois trucs et c’est à ce moment que c’est arrivé. Mais sinon rien. Avec son adjoint, Jean-Louis Gasset, on est comme une famille ! Le football c’est du business, on n’a pas besoin d’être amis pour faire du business et ça c’est le plus important. »
Des déclarations pas anodines, qui risquent de faire ressortir une affaire qui avait choqué en 2015.