Attendu le 23 septembre prochain sur Netflix, le film Athena de Romain Gavras a été présenté il y a peu à l’occasion de la 79ème édition de la Mostra de Venise. Écran Large en a profité pour regrouper les premières critiques de l’œuvre.
La presse anglophone plutôt positive
Marshall Shaffer de The Playlist retient le rythme soutenu du long-métrage : « Surtout avec son époustouflante conclusion, Athena décrochera forcément les mâchoires et augmentera de façon signifiante votre fréquence cardiaque longtemps après la fin du générique. C’est le douloureux et périlleux présent qui s’écrit dans le flash d’une caméra de téléphone et dans la flamme d’un cocktail Molotov. »
David Rooney du Hollywood Reporter souligne de son côté le mécanisme parfait du film : « Alors que le style emphatique du film peut devenir épuisant et que sa démonstration technique risque d’éclipser le drame collectif, il y a ici une ampleur opératique qui ne cesse jamais, donnant à cette escalade de violence une puissance considérable. »
Pour Peter Debruge de Variety, le constat est le suivant : « Le résultat n’en est pas moins qu’un film de guerre urbain, comme si de charismatiques personnages décidaient de réagir à l’indignation exprimée contre les forces de l’ordre dans le monde réel. »
David Ehrlich d’IndieWire regrette de son côté que la forme soit mise de côté au profit du fond : « Athena puise efficacement dans les tensions de classes, raciales et religieuses de la France contemporaine, qu’il traite comme un baril de poudre qui n’attend que la bonne étincelle pour exploser. Mais la fresque familiale du film est si mince et métaphorique que les connexions les plus profondes au monde réel sont sacrifiées sur l’autel de l’intensité. Une intensité qui résiste à la psychologie, étouffe le contexte sociopolitique et finit par s’autocannibaliser. »
Dans l’ensemble, les critiques autour d’Athena sont plus que positives. Rendez-vous le 23 septembre sur Netflix pour se faire son propre avis !