Les 20 guns les plus iconiques de l'histoire du cinéma [DOSSIER]

Parce que derrière chaque héros de film d'action se cache une arme digne de ce nom...

par Aurelien

Existe-t-il meilleur moyen pour rendre une arme à feu célèbre que de la voir aux mains d’un acteur dans un film à succès un tant soit peu testostéroné ? Fidèle compagnon de route du héros, elle se révèle bien souvent indissociable de ses exploits et répliques, et ce d’autant plus s’il s’agit d’un blockbuster jouant à « c’est moi qui a la plus grosse ».

Au milieu de moult infos et anecdotes de tournages, découvrez un top 20 des guns les plus iconiques du septième art, de ceux qui ont marqué les esprits par leur puissance de feu ou leur originalité quitte à quasiment former un personnage à part entière.

A lire aussi :

10 mythes complètement faux sur les armes au cinéma [DOSSIER]

 

20. L’étui à guitare de la saga El Mariachi

Le plus mélomane des assassins transporte en toutes circonstances et non sans un certain sens du style de quoi faire la guerre au moindre cartel mexicain qui passerait dans le coin.

Mieux, quand Antonio Banderas peut faire cracher la purée à son MAC-10 d’une simple pression des doigts, l’un de ses potes n’a lui pas hésité à équiper son instrument préféré d’un lance-roquette.

Pas étonnant que Salma Hayek soit tombée sous le charme.

 

19. Le AMT Hardballer du T-800 dans Terminator 1

Bien avant Mel Gibson dans L’Arme fatale 4, le plus barlou des robots tueurs équipait son clone de M1911 (le pistolet des Forces armées des États-Unis de 1911 à 1985) d’une lunette à visée laser.

En plus d’être un gadget des plus cools, le désignateur permet de pointer plus rapidement sa cible en se dispensant de devoir aligner les organes de visée de l'arme.

Oh, et si vous vous étiez toujours demandé pourquoi diable la lumière rouge s’activait uniquement quand Arnold dégainait, sachez qu’elle était en réalité commandée via un interrupteur placé dans sa main gauche.

A lire aussi :

Terminator : La saga complète en images [DOSSIER]

 

18. Les Springfield M1911-A1 personnalisés de Castor Troy dans Face/Off

En voilà un qui aime tellement son job de super méchant qu’il n'hésite pas à pimper son outil de travail à coup de dragons et autres dorures en tous genres.

Un peu rococo certes, mais bon, on parle tout de même ici d’un type qui arbore des scorpions en guise de boutons de manchette.

Ne lui manque plus que le téléphone portable 24 carats de Snake Eyes pour compléter l’ensemble tiens.

A lire aussi :

Films d'action : 10 mythes complètement faux ! [DOSSIER]

 

17. Le Proton Pack de Ghostbuster

Cet accélérateur de particules portatif permet d’affaiblir un fantôme le temps nécessaire à ce que Bill Murray et ses comparses l’enferment dans un piège.

Pratique donc, même s’il est préférable d’éviter que ne se croisent les rayons de l’arme (« Don’t cross the streams! »), au risque de voir « chaque molécule de son corps exploser à la vitesse de la lumière ».

Histoire de venir à bout du boss de fin, le Bibendum Chamallow, la fine équipe tentera tout de même l’expérience, non sans détruire une bonne partie de New-York au passage.

Avis aux amateurs qui souhaitent fabriquer le leur chez eux, voici un tuto.

 

16. Le PKD Blaster de Rick Deckard dans Blade Runner

Dans le Los Angeles de 2019 imaginé au début des années 80, les officiers de police sont armés d’un flingue au design des plus rétro, fruit du mélange entre un Steyer Mannlicher Model SL .222 et un Charter Arms Bulldog auquel a été rajouté quelques lumières LED pour la touche turfu.

Si Harrison Ford ne s’en sert au final que très peu dans le métrage, il tue quand même pas moins de trois réplicants avec. Largement de quoi lui valoir une place dans cette sélection.

 

15. Le Smith & Wesson à canon télescopique du Joker dans Batman

Des toutes les armes utilisées par Jack Nicholson dans le film (plume, gant de boxe monté sur ressort, Joy buzzer, gaz hilarant...), ce flingue sorti non sans ostentation de son futal devant Kim Basinger est celle qui a le plus frappé les esprits.

Les plus tatillons noteront cependant que pour abattre la Batwing d’un seul et unique tir, ce n’est pas la taille du calibre qui compte, mais la dose de poudre.

A lire aussi :

Quel est le meilleur Batman au cinéma ? [DOSSIER]

 

14. Le Psychogun de Cobra

L’œuvre de Buichi Terasawa ayant été adapté en 1982 au cinéma sous sa forme animée, voilà un bon prétexte d’évoquer le flibustier galactique et son faux bras gauche dissimulant (attention VF) son rayon Delta.

Une arme d’autant plus cool et efficace qu’elle est guidée par la pensée (Psycho/Psyché, z'avez capté ?) : sa trajectoire peut ainsi décrire des courbes et même slalomer. De quoi impressionner toutes les amazones à demi-nues de l’univers donc.

Seul bémol, dans le manga sa durée de vie est limitée à dix ans.

A lire aussi :

Les Chevaliers du Zodiaque est-il le meilleur dessin animé du monde ?

 

13. L’Auto 9 de Robocop

Initialement, le lieutenant Murphy 2.0 devait utiliser un Desert Eagle .50, mais ce dernier paraissait trop riquiqui à l’écran, notamment quand il le faisait tourner en l’air dans sa main avant de le ranger dans sa jambe métallique.

La production a alors modifié dans les grandes largeurs un Beretta 93R, une arme de poing italienne tirant par rafales de trois coups – ce qui n’a pas été sans poser problème à la douane au moment de l’importation.

 

12. La Gattling M134 de Bain dans Predator

De tous les calibres plus incroyables les uns que les autres mis en scène dans le classique de John McTiernan, la mitrailleuse de Jesse « j’ai pas temps de saigner » Ventura reste certainement le plus inoubliable.

Surnommée 'Ol' Painless' par son propriétaire, ce joujou originellement conçu pour être monté sur un hélicoptère de combat grille entre 2 000 et 6 000 cartouches par minutes – largement de quoi dévaster un pan entier d’une forêt tropicale sur un coup de sang.

Notez cependant que la version aperçue à l’écran est un modèle customisé afin de pouvoir être porté à la main.

[Une mention spéciale également à l’artillerie du predator loin de faire pâle figure, entre son canon plasma, ses lames de poignets, sa lance composite ou encore son shuriken du futur alias le smart-disc.]

 

11. L’Automatic Colt Pistol .25 ACP de Travis Bickle dans Taxi Driver

Dans le chef d’œuvre de Martin Scorsese sorti en 1976, Robert « you talkin’ to me » De Niro joue le rôle d’un type qui à ses heures perdues aime fréquenter des trafiquants d’armes, regarder du porno, se fabriquer une glissière à partir d’un tiroir de bureau et se parler seul devant le miroir tout en essayant de dégainer le plus rapidement possible.

On ne compte plus les personnages qui lui ont depuis repompé le concept.

 

10. Le BlasTech DL-44 d’Han Solo dans Star Wars

Aux blasters des stormtroopers dont la précision semble fortement sujette à caution, préférons-lui le pétard du contrebandier le plus cool de la galaxie.

Modifié illégalement par ses soins pour être dégainé plus vite (pas vrai Greedo ?), il a également été retouché à de nombreuses reprises lors des films, le modèle originel inspiré des vieux westerns ayant été perdu par la production dès le cours de l’épisode IV.

A lire aussi :

Star Wars : 13 trucs que vous ne saviez pas sur les sabres laser

 

9. La paire de Uzi de Chuck Norris dans Invasion U.S.A.

Si ce pistolet-mitrailleur israélien est habituellement réservé aux méchants (si gang il y a, l’un de ses membres en est fatalement pourvu d’un), le Chuck Norris des grands jours (le Chuck Norris de tous les jours quoi) fait ici exception à la règle en assortissant son artillerie à sa chemise en jeans sur torse velu.

Sommet de pornographie anticommuniste, Invasion U.S.A. doit également son passage à la postérité à ses quotes du plus bel effet, de la phrase d’accroche « L’Amérique n’était pas prête... lui si », aux cultissimes « bite dans l’tupperware » et autre « tu commences à me baver sur les rouleaux ».

Que Dieu bénisse l’Amérique.

 

8. Le M41A Pulse Rifle d’Ellen Ripley dans Aliens

Pour sa très militaire suite du Huitième passager, James Cameron a équipé ses marines du 22ème siècle d’un petit bijou de technologie (lance-grenades, batterie en lithium et compteur de munitions inclus) dont le design est inspiré du célèbre Tommy Gun... un pistolet-mitrailleur rendu célèbre dans l’imaginaire populaire lors de la prohibition des années 30.

Recouvert d’aluminium, couplé à un fusil à pompe Remington model 870, il s’associe à merveille à un lance-flammes pour s’adonner aux joies du niquage de reine mère xénomorphe ou à des scènes chargées jusqu’à ras bord en sous-entendus phalliques.

A lire aussi :

Les 15 femmes les plus badass de l'histoire du cinéma ! [DOSSIER]

 

7. La Kalashnikov de John Rambo dans Rambo III

Porté aux nues aussi bien par Ice Cube dans Straight Outta Compton que par Samuel L. Jackson dans Jackie Brown, l’Avtomat Kalachnikova modèle 1947 ou AK-47 est le fusil d’assaut le plus populaire au monde.

« Cet amalgame de quatre kilos et demi d'acier forgé et de contreplaqué est d'une élégante simplicité. Il ne se casse pas, ne s'enraie pas, et ne surchauffe pas. Qu’il soit couvert de boue ou rempli de sable il tirera. Il est si simple que même les enfants peuvent l’utiliser – et ils le font. Les Soviétiques l'ont frappé sur une pièce de monnaie, le Mozambique l'a étampé sur son drapeau. Depuis la fin de la Guerre Froide, la Kalashnikov est devenue le fleuron des exportations russes, devant la vodka, le caviar et les romanciers suicidaires » dixit Nicolas cage dans Lord Of War.

Cinématographiquement parlant son seul problème est d’avoir été conçu par le communiste Mikhaïl Kalachnikov. Ainsi à l’exception de Rambo III (celui ou Stallone combat aux côtés des Talibans), il a rarement été aperçu dans les mains des gentils.

 

6. Le fusil à pompe du T-800 dans Terminator 2

Au même titre que « ses vêtements, ses bottes et sa moto », le fusil de chasse à répétition Winchester Modèle 1887 fait partie intégrante de la panoplie de Schwarzy.

Si dans le film ce dernier le recharge en le faisant tournoyer dans sa main comme un boss, pour rendre le mouvement possible IRL il a fallu considérablement alléger l’arme tout en rajoutant quelques poids autour de la crosse.

L’acteur s’est ensuite entraîné plusieurs semaines pour rendre l'exécution aussi fluide et naturelle que possible – ce qui ne l’a pas empêché de manquer de se casser la main un jour de tournage.

 

5. Le Glock de O-Dog dans Menace II Society

Quand les frères Hugues donnèrent pour consigne à Larenz « What'd you say about my mama? » Tate de tenir son Glock 17 Seconde génération sur le côté, il s’agissait pour les réalisateurs d’ajouter là une touche de réalisme, eux qui avaient remarqué ce détail lorsqu’ils avaient été témoins d’un braquage quelques années plus tôt.

Cette prise en main peu orthodoxe sera ensuite singée à la chaîne par les tous gangsta rappeurs et drive-byeurs du pays, mais aussi par moult grosses productions hollywoodiennes comme Se7en ou Usual Suspects.

Magie des fautes de raccord, dans le film le « gé-el-o-cé-ka » autrichien du Dog se transforme en Beretta 92F quand Caine tabasse Chauncy, puis brièvement en SIG-Sauer P226 lors de la scène finale. 

 

4. Le Walther PPK 7.65 mm de James Bond

Porteur d’un Berreta dans la première partie de Doctor No, Sean Connery opte ensuite pour le gun qui a mis fin à la Second guerre mondiale Adolf Hitler s’est suicidé à coup de PPK.

Bien que de marque allemande, en raison de l’interdiction de fabrication d’armes à feu en vigueur dans le pays au sortir du conflit, le Polizeipistole Kriminal est conçu dans des usines françaises.

Sa production étant limitée, puis stoppée en 1986, il arrive régulièrement à l’agent secret de Sa Majesté d’utiliser des modèles similaires comme le Walther PP, le Walther P38 ou le Walther P5.

 

3. Les .45 du Killer

Quand le film de John Woo qui met en scène Chow Yun-Fat dans la peau d’un tueur mélancolique en quête de rédemption a véritablement connu le succès à l’international, l’engouement a été tel qu’il s’est fait sentir auprès des réalisateurs de tous bords (Rodriguez, Wachowski, Besson...), mais aussi auprès des gangsters.

Et ça c’est encore Ordell Robbie qui le dit : « Au moment du Killer de John Woo, les mecs , ils leur aura fallu à tous un .45, tout de suite. Et pas qu’un, ils en voulaient deux parce que les mecs, ils se prenaient pour le Killer. Mais ce que les films te montrent pas, parce qu’ils le savent pas, c’est que le .45 il s’enraie, c’est son gros problème. Moi j‘essaye plutôt d’orienter mes clients vers le 9 mm. C’est la même arme pratiquement, sauf que question de s’enrailler avec ça t’as pas de problème. Mais ils sont comme des malades, tu peux raconter tout ce que tu veux, ils s'en branlent, il faut qu’ils aient un .45. Le Killer avait un .45, eux ils veulent un .45. »

A lire aussi :

« Jackie Brown », un Tarantino qui ne ressemble à aucun autre

 

2. Le .44 Magnum Smith & Wesson Model 29 de l’inspecteur Harry Callahan

Commercialisé en 1955, le plus célèbre des Magnum est loin d’être un grand succès à sa sortie, si bien que lorsque démarre le tournage du premier Dirty Harry au début des années 70, sa production a été stoppée. La rumeur veut d’ailleurs que celui arboré dans le film soit assemblé à partir de différents modèles.

La suite appartient cependant à la légende, ce revolver étant probablement le seul de l'histoire du septième art à se voir gratifier d’un monologue – et tant pis s’il n’est pas même à l’époque « le plus puissant soufflant qu'il y ait au monde » comme le fanfaronne Clint Eastwood.

Depuis une seule et unique question demeure : « Do ya feel lucky punk? Well, do ya? »

 

1. Le fusil M161-A équipé d’un lance-grenades M-203 de Tony Montana dans Scarface

« Say ello to ma leetle frien!!! »

Dernier ami qu’il reste à Tony quand les hommes de Sosa viennent lui remettre les pendules à l’heure, c'est le gun avec lequel « il se les enfile ces balles de merde ». Le gun du rêve américain qui tourne au cauchemar.

Pour l’anecdote, lors de tournage de la célèbre scène finale de fusillade, Al Pacino s’est sévèrement brûlé la main en l'agrippant par le barillet. Un accident qui lui a valu deux semaines d’absence des plateaux.

A lire aussi :

Les 10 lois du business selon Tony Montana [DOSSIER]

Et si ce top 20 était un top 21 ? Mentions honorables au pistolet d’or de Scaramanga dans James Bond, à la prothèse de Cherry Darling dans Planet Terror, à l’inoubliable sex-gun de Sex Machine dans Une nuit en enfer, au Lawgiver de Judge Dredd, au pistolet de poche Criquet infernal de l’agent J dans Men In Black, au Big Baby de Hell Boy, au Boomstick d’Ash dans Evil Dead, au pistolet d'abattage de Javier Bardem dans No Country For Old Men, et bien entendu au Beretta 92 pour l’ensemble de son œuvre, de John McClain à Martin Riggs.

Donne ton avis

Auteur (@AurelienBurlet )

Aurelien : « Certains veulent un boule, d'autres des sapes, beaucoup veulent faire fortune, je voulais juste être cool » (1723 articles publiés) Aurelien est sur twitter, vous pouvez le contacter sur @AurelienBurlet.

Aucun commentaire sur la news
Pseudo
Mail

X FERMER