Roc-A-Fella : que sont devenus les « Roc Boys » ? [DOSSIER]

Le label de Jay Z n'est plus, mais ses soldats sont encore là...

par Aurelien B

1995, Damon ‘Dame’ Dash, Kareem ‘Biggs’ Burke et Shawn ‘Jay-Z’ Carter décident de s’associer pour prendre le rap d’assaut. Entre les talents d’entrepreneur du premier, les talents de hustleur du deuxième et les talents de rappeurs du troisième, la sauce prend alors très rapidement.

Dépositaires d’une formule qui sans être révolutionnaire n’appartient qu’à eux (une sorte de synthèse entre Murder Inc. et Ruff Ryders pour aller vite), ils concilient comme personne succès commerciaux, qualité artistique et crédibilité de rue, le tout en étendant leur marque là où personne n'était jamais allé (le septième art avec leur société de production ROC Films, la mode avec leur ligne de vêtements Rocawear...).

Mastodonte de la culture urbaine au début des années 2000, Roc-A-Fella peine cependant à garder le rythme par la suite, entre embrouilles en internes et une politique d’expansion qui part un peu dans tous les sens – notamment en allant débaucher à la chaîne les vétérans les plus rincés de New York (ODB, MOP, NORE…) ou encore la Spice Girl Victoria Beckham.

Et c’est ainsi qu’en 2004 cette première mouture de l’aventure se termine lorsque fraîchement nommé président de Def Jam par Universal, Jay Z préfère passer à autre chose en rachetant les parts de Dash et Burke. Le label continue toutefois de fonctionner en se concentrant sur ses artistes du canal historique avant de mourir de sa belle mort en 2013.

Retour en une dizaine de portraits sur ces belles années.

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Jay Z

Chaînon manquant entre le flamboyant Notorious B.I.G. et le cérébral Nas, l’ancien vendeur de crack du Marcy Project remporte en 1996 un franc succès critique grâce à son premier solo Reasonnable Doubt avant de mettre les charts au pas deux ans plus tard avec ce qui reste aujourd’hui encore le plus gros succès commercial de sa carrière, Vol. 2... Hard Knock Life (plus de cinq millions d’exemplaires écoulés).

De là Roc-A-Fella devient véritablement Roc-A-Fella, soit un label à part entière, et non plus une rampe de lancement entièrement à son service comme c’était préalablement le cas.

Farouchement déterminé à engranger un maximum de dollars, après avoir échappé à un procès qui a failli lui coûter cher en 1999, Jay Z va ensuite se faire de plus en plus homme d’affaires, quand bien même il ne laisse pas tomber le rap pour autant Cf. son Blueprint de 2001 ou son Black Album de 2003.

En 2003, il va d’ailleurs jusqu’à annoncer sa retraite à même pas 34 ans pour devenir président de Def Jam Records.

Revenu dans le game deux petites années plus tard, a contrario de tous ses contemporains qui connaissent les plus grandes peines du monde à maintenir les foules en haleine (DMX, Ja Rule, 50 Cent, Nelly…), il réussit à prouver que l’on peut vieillir dans le rap sans tourner au vinaigre, lui qui à échéances régulières continue de sortir des albums très quali (American Gangster en 2007, Watch The Throne en 2011, 4:44 en 2017…).

Alors certes, à bientôt 50 ans Shawn Carter est plutôt du genre à passer ses journées avec des moguls dans son genre plutôt qu’avec des rappeurs Soundcloud perchés aux drogues médicinales, mais, sandales ou pas sandales, difficile de lui contester le titre de plus grand rappeur (vivant) de tous les temps.

Oh et sinon, le jour où vous pensez vivre la meilleure des vies, rappelez-vous à titre de comparaison que non-content d’être toujours marié à Beyoncé, il vient récemment d’être couronné premier milliardaire de l’histoire du hip hop.

Ça calme.

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Damon Dash

Soyons clairs : sans l’exubérant Dame Dash, Roc-A-Fella n’aurait jamais été Roc-A-Fella.

Non seulement il est celui qui convaincu ses deux partenaires de se lancer dans l’aventure, non seulement il est celui qui a insisté pour conserver les masters des albums de Jay Z avant de signer avec quiconque, non seulement il est celui qui a décidé une fois les profits au rendez-vous d’investir sans retenue à horizontale (cinéma, alcool, textile…), mais il est aussi et surtout celui qui dès le départ était animé par cette vison de fonder un empire sans rien devoir à personne.

Reste que malgré tout, sans Damon Dash Roc-A-Fella serait peut-être encore Roc-A-Fella en 2019.

Aussi mégalo que narcissique, l’homme qui au début du siècle avait engagé un cameraman pour filmer le cameraman en charge de le filmer (?!) commence à se montrer extrêmement envahissant tant en coulisses que dans les médias – entre autres exemples, écoutez I Am Dame Dash, sa très gênante hagiographie rappée.

De moins en moins à l’aise avec ses sautes d’humeur (genre lorsqu’il pète un boulon pour ne pas avoir été invité à une réunion) et ses décisions business prise à l’envolée (genre nommer sur un coup de tête Beanie Sigel et Cam’ron vice-présidents du label), Jay finit par en avoir définitivement ras la casquette le jour où Dash profite de ses vacances en Europe pour virer son assistante personnelle Carline Balan – ça et puis aussi les rumeurs qu’il essayait de se faire Beyoncé dans son dos.

Éjecté de l’aventure en 2004 alors que le Jéhovah lui avait proposé de lui laisser ses parts en échange de droits de son premier album, l’ancien petit ami d’Aaliyah (ils étaient ensemble depuis un an lorsqu’elle est décédée en 2001) entame alors une longue traversée du désert – traversée du désert qu’il ponctue à chaque fois qu’un micro lui est tendu par une pique à l'encontre de son ancien partenaire.

Et pour ne rien arranger, question finances 'Champagne Dame' en a également pris un coup. L’homme qui au sommet de sa gloire se vantait de ne jamais porter deux fois la même paire de baskets s'est retrouvé pris dans l’œil du fisc à qui il doit plusieurs millions, tandis que ses différents business ont pris l’eau les uns après les autres (son label Dame Dash Music, sa marque de fringues, sa plateforme média DD172, sa galerie d’art…).

Poursuivi en justice de toutes parts (les mères de ses enfants, les gens à qui il a emprunté de l’argent, et même ses avocats), en 2014 Forbes l’estime ainsi endetté à hauteur de 2 millions de dollars.

Toujours est-il qu’après avoir sorti Culture Vultures l’année dernière (un livre des plus amers aux dires de ses rares lecteurs), Dame Dash a semble-t-il depuis embrassé une forme de sérénité lui qui est allé jusqu’à s’excuser auprès de Jay Z et tous ceux qu’il n’a cessé de vilipender ces dernières années.

Karim Burke

Partenaire silencieux s’il en est, le natif d’Harlem a longtemps mis un point d’honneur à apparaître le moins possible dans les médias.

Ou pour citer Jay Z dans I Did It My Way : « Nous étions le Rap Pack. J’étais Sinatra. Dame était Sammy Davis. Biggs était Dean Martin, le plus futé des trois, celui qui savait garder profil bas. »

Quand une décennie plus tard l’aventure se termine, c’est donc sans surprise qu’il retourne à l’anonymat… avant de refaire l’actu en 2010 après s’être fait choper avec 100 kilos de marijuana dans le cadre d’une opération de démantèlement d’un réseau de trafiquants opérant entre la Floride et New York.

Condamné deux ans plus tard à cinq ans de cellule et à la saisie de bon nombre de ses biens (dont sa maison à 600 000 dollars dans le New-Jersey), depuis sa libération Burke se concentre principalement sur la mode, lui qui si l’on en juge par son Instagram passe désormais le plus clair de son temps à arpenter les fashion weeks.

En bons termes avec Jay et Dame, il a ainsi obtenu d’Universal (l’actuel propriétaire de la marque Roc-A-Fella) d’exploiter le filon de la nostalgie comme il se doit à coup de lignes de vêtements comme ses t-shirts Reasonable Doubt ou ses jeans Fourth of November.

Question musique enfin, bien qu’en 2017 il ait déclaré avoir « perdu la flamme », il vient pourtant de signer le chanteur/rappeur SAINt JHN au sein de sa société de management Circle of Success. Profondément convaincu par son talent, il clame avoir déniché « la prochaine superstar de la musique mondiale ».

Nous on y croit.

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Kanye West

Petite main des studios au début du siècle, quand ‘Ye parvient en 2003 à décrocher bon gré mal gré un contrat auprès de Dame Dash pour sortir un premier album (contrat qui apparemment valait ce qu’il valait puisque West a porté plainte conte Roc-A-Fella en début d’année pour récupérer ses droits…), la rumeur veut que ce dernier se soit dit que si le résultat final n’était pas satisfaisant, il pourrait refiler les instrus à Cam’ron.

Évidemment en 2019 l’anecdote prête à sourire, tant celui qui s’est entretemps mué en chef d’orchestre du rap US est allé au-delà de ses rêves les plus fous.

S’il est en effet assez tentant de se gausser du personnage public qu’il est devenu entre ses clashs à tire-larigot (Taylor Swift, Mark Zuckerberg, Rosie Perez, Nike…), son trumpisme de carnaval ou ses collections de fringues de plus en plus « expérimentales », encore ne faut-il pas oublier ce que le monde de la musique lui doit.

Qui peut décemment s’asseoir à sa table et prétendre avoir plus de game changers que lui à son actif ? Blueprint/College Dropout et leurs chipmunk beats, Graduation qui a enterré le gangsta rap de papa, le super émo 808s & Heartbreak, Yeezus et ses ambiances abrasives et saturées, Watch The Throne qui a remis au goût du jour les projets collaboratifs…

Et de Drake à Kid Cudi en passant par Travis Scott, Young Thug, Chance The Rapper ou encore Future, qui peut décemment revendiquer la paternité d’autant d’artistes superstars ?

Aujourd’hui âgé de 42 ans, époux de la femme la plus célèbre de son temps et père de quatre enfants, Kanye West n’est peut-être plus le Kanye West d’antan, mais entre la fin de ses déboires psychiatriques, ses récents Sunday Service aux faux airs de retour aux sources et son très probable rabibochage avec Jay Z, on est en droit d’espérer que niveau créativité, il lui en reste un peu sous le pied pour la suite.

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Memphis Bleek

Toute première signature du Roc, le petit de Jay Z (la mère de Bleek était meilleure amie avec sa sœur) se fait remarquer en 1996 en posant sur Coming of Age, un morceau dans lequel son big brother lui enseigne non sans une certaine condescendance les ficelles du trafic de stupéfiants.

Assez symboliquement, l’homme à l’éternel durag assorti d’une casquette deux fois trop grande donnera ce titre à son premier album, figeant là un peu malgré lui son image d’éternel sidekick.

Certes Bleek/Smithers a ensuite passé son temps à rapper sur les beats dont Jay Z/Mr. Burns ne voulait pas (quand il n’acceptait pas d’aller cachetonner à sa place dans une pub pour shampooing ou se faisait gentiment chambrer par Beyoncé), mais à sa décharge, il peut s'enorgueillir d’avoir survécu au clash avec Nas (qui l’attaquait à l’époque directement) et d’avoir décroché deux disques d’or sur son nom propre.

En 2011, après six ans de silence discographique, il annonce à la cantonade préparer un nouvel album, The Process, qu’il entend sortir uniquement s’il s’agit d’un « classique ». À l’heure actuelle, l’opus se fait toujours attendre…

Forcé à se déclarer en faillite en 2016 alors qu’il ne lui restait que 100 dollars sur son compte, le Memph Man continue toutefois d’être actif dans le game entre son label Warehouse Music Group fondé en 2016, quelques morceaux diffusés de çà et là sur Tidal ou les interviews qu’il donne à échéances régulières dans lesquelles il s’épanche sur l’histoire du rap newyorkais et ses exploits passés aux côtés de son pote.

Beanie Sigel

Clairement le mec plus street de la bande. Rappant exclusivement sur le cash, la drogue et la violence, il parvient tout de même en 2000 à vendre 500 000 exemplaires de son premier opus, The Truth – dont le titre éponyme est pour info produit par un tout jeune Kanye W.

Il prend ensuite la tête State Property, un collectif de rappeurs originaires de Philadelphie (Freeway, Peedi Crack, Oschino & Sparks, les Young Gunz). Signés sur Roc-A-Fella, ensemble ils sortent très rapidement deux albums et deux films là encore à l’ambiance très street.

Malheureusement pour Sigel la suite ne sera pas au diapason : a contrario d’un Jay Z qui a compris qu’il fallait choisir entre la rue et la musique pour passer un cap, le ‘Broad St. Bully’ s’empêtre à n’en plus finir dans les problèmes légaux.

Tentative de meurtre, possession d’armes à feu, évasion fiscale, narcotiques, bagarres… il hypothèque à mille reprises sa carrière à coup d’allers-retours en prison, quand il ne manque carrément pas d’y passer à la suite de diverses fusillades – la dernière en 2014 lui a valu de perdre un poumon.

[Franchement vu son pédigré c’est à se demander ce qui a bien pu passer par la tête de Dame Dash lorsqu’il l’a nommé vice-président de Roc-A-Fella…]

Côté studio, après avoir rejoint Jay Z chez Def Jam, il finit par s’embrouiller ouvertement avec lui diss track à l’appui, avant de tenter de rebondir auprès du G-Unit.

En panne de buzz depuis, il est désormais de ces rappeurs qui affichent une adresse gmail dans leur bio Instagram.

Freeway

Avant que Rick Ross ne pique à Rick Ross son nom, il y a eu Freeway qui lui a piqué son surnom.

Autre emcee made in Philly, Leslie Pridgen se fait remarquer en feat sur l'album The Dynasty: Roc La Familia (2000) avant d’être officiellement recruté par le label.

S’en suit trois ans plus tard son premier essai, Philadelphia Freeway. Porté par les singles Flipside et What We Do (mention spéciale au clip qui invite le casting de The Wire), le projet frôle la certification dorée.

Alors barbu le plus célèbre du game (en 2009 il lui dédiera d’ailleurs un morceau dans lequel il sample astucieusement un freestyle d’Eminem où ce dernier expliquait que durant son absence il s’était caché dans sa barbe), il lance son propre crew, Ice City.

Son second solo en 2007 est l’occasion d’une campagne de promotion un peu bizarre qu’il axe autour du fait que sa religion (il s’est converti à l’islam à 14 ans) lui interdise de faire de la musique.

Dans la foulée, Freeway quitte Roc-A-Fella pour s’engager brièvement chez Cash Money en 2009. L’année suivante il sort cependant Roc Boys, un album commun avec Beanie Sigel sur lequel apparaissent tous les anciens membres de State Property.

En 2015, à 37 ans, il se voit diagnostiquer une insuffisance rénale. Diabétique, il finit par subir une transplantation du rein en 2018.

La même année, il revient dans le giron de Jay Z en sortant son sixième album, Think Free, sur Roc Nation.

Amil

Featuring préféré de Jay Z à la fin des années 90 (Can I Get A, Hey Papi, Jigga What, Jigga Who…), Amil Kahala Whitehead n’en divisait pas moins les fans en raison de son timbre de voix haut perché.

Du coup, lorsque son album A.M.I.L. (All Money Is Legal) a flopé dans les grandes largeurs, toute première dame qu’elle était, il n’a pas fallu longtemps pour qu’elle se fasse lourder.

Au milieu de moult rumeurs (baston avec son assistant, prise de poids…), Hova se contentera pour toute explication de lâcher un laconique « F*ckin with me, you gotta drop Amil » l’année suivante sur The Ruler’s Back.

En 2014 Amil reviendra sur son départ en affirmant que la séparation s’est faite à l’amiable et que non, mille fois, elle n’a entretenu de près ou de loin une liaison avec le maître des lieux – ce qui avouons-le aurait été des plus gênants considérant qu'elle a enregistré le duo Got That avec Beyoncé à l’époque où les deux stars ont commencé à se fréquenter.

Suite à ce licenciement, elle tentera néanmoins à plusieurs reprises de revenir dans le game : une première fois en 2005 en reformant son groupe de filles Major Coinz, en 2008 avec la mixtape Amil Az Iz, puis en 2014 avec le single Remember.

Actuellement à la tête d’une fan base qui comptabilise 454 fidèles, pas dit qu’à 45 ans elle ne retente l’expérience une quatrième fois.

DJ Clue

Roi de la mixtape dans les rues de la Grosse Pomme à une époque où seules les playlists des DJ avaient force de loi dans les caisses et dans les clubs, DJ Clue (ou DJ Clue ?, avec un point d’interrogation) collabore une première fois avec Roc-A-Fella sur la bande originale Streets is Watching.

Convaincus par la pige, Dame Dash & Co. lui offrent un contrat en bonne et due forme et l’embarquent en tant que DJ officiel sur la tournée Hard Knock Life.

Tandis que son premier album The Professional qui rassemble les inédits des plus gros noms de la scène newyorkaise atteint en 1998 le statut platine (le projet connaîtra deux suites, en 2001 et 2006), Clue lance en parallèle son propre label, Desert Storm.

Artiste phare de la structure, Fabolous vend alors ses premiers albums Ghetto Fabolous et Street Dreams par millions.

DJ Khaled avant l’heure (et ce sans s’approprier aucune chanson), « le DJ préféré de ton DJ préféré » comme il aime à se présenter continue aujourd’hui de mixer aux quatre coins des États-Unis tout en animant quotidiennement l’émission Desert Storm Radio sur la radio Power 105.1.

Les Young Gunz

À l’exception du hit Can't Stop, Won't Stop (dont au passage le clip illustre à lui seul tout le côté « envahissant » de Dame Dash), ce n’est faire insulte à personne que d’écrire que le binôme composé de Young Chris et Young Neef n’aura pas spécialement marqué les esprits.

Suite à leurs albums communs Tough Luv en 2004 et Brothers From Another en 2005, les deux lascars vont investir chacun dans leur coin le créneau des mixtapes – quand bien même le groupe n’est officiellement pas séparé.

Sans surprise c’est Chris qui mène ici la danse question productivité avec près d’une vingtaine de projets au compteur (dont le dernier, The Network 4, date de 2017), contre une petite demi-douzaine pour Neef (rebaptisé au passage Neef Buck).

Pour rappel, considéré comme moins travailleur que son compère, ce dernier avait en effet dû attendre deux ans de plus pour recevoir sa chaîne Roc-A-Fella.

Cam’ron

Libéré de son contrat avec Epic en 2001 après deux albums studios, le patron des Dipset s’empresse d’accepter l’offre de son pote d’enfance Dame Dash.

De là, pour citer Memphis Bleek, « Roc-A-Fella compte désormais trop de monde pour être considéré comme une famille », et ce d’autant plus que Killa entretient un conflit larvé avec Jay Z – apparemment il lui aurait plus ou moins piqué le beat de H To The Izzo.

C’est donc logiquement qu'il rejoint en 2004 le Dame Dash Music Group et clashe de plus en plus ouvertement Hov’.

[Après quasiment deux décennies de piques interrompues, les deux hommes ont étonnamment enterré la hache de guerre il y a quelques semaines en se produisant sur une même scène.]

Sans même revenir en détails sur sa discographie (et les pépites qui vont avec) ou les péripéties de ses Diplomats, notez que Cameron Ezike Giles mérite sa place sur l’Olympe du rap simplement pour ses frasques en dehors des studios.

Dans le désordre, cela donne ainsi : sa passion pour le rose, sa relation à l’homosexualité, son merchandising de compétition (rideau de douche à son effigie, chaussettes, masque Ébola…), ses délires Instagram avec son ex Juju, ses apparitions télé cultes

Oui, ce mec est une légende.

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Auteur (@AurelienBurlet )

Aurelien B : « Certains veulent un boule, d'autres des sapes, beaucoup veulent faire fortune, je voulais juste être cool » (1776 articles publiés) Aurelien est sur twitter, vous pouvez le contacter sur @AurelienBurlet.

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Young Chris est un tueur dommage qu'il n'ai jamais percé en solo. Jaimais bien aussi Peedi Crack
En tout cas c'était une belle époque pleine de tuerie (rien que les intro des album de Bleek déchiraient)

Kouz1 le 25/07/2019 à 22h32 - Réagir au message - Signaler - 0Soutenir +1
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