Vince Carter « effrayé » de prendre sa retraite

Alors qu'il vient de fêter ses 40 ans, la quille se fait de plus en plus proche pour la légende du game...

par Aurelien B

  • Drafté en 1998 par les Golden State Warriors (avant d’être immédiatement échangé chez Toronto Raptors), Vince Carter affiche une carrière sur les parquets NBA longue de 20 saisons.

Si depuis 4 ou 5 ans celui que l’on surnommait Air Canada ou encore Half-Man, Half-Amazing s’est petit à petit transformé en role player, puis en vétéran du vestiaire des Memphis Grizzlies, il n’en accomplit pas pour le moins de toujours très honnêtes performances. Reste que l’inéluctable question de la retraite se fait de plus en plus sentir.

Arrivés en même temps que lui dans la ligue nord-américaine de basketball, Paul Pierce, 39 ans, a annoncé qu’il jouait là sa dernière saison, tandis que Dirk Nowitzki, 38 ans, espère pourvoir s’accorder un an de plus.

Pour Carter les choses sont moins simples comme il l‘a récemment confié dans un Q&A.

 

 

COMMENT PASSER À LA SUITE QUAND ON FAIT CE QU'ON AIME ?

 

« Je suis un peu mal à l’aise, parfois. D’autres jours, ça va. Je sais que la fin est proche et je m’y prépare mais certains jours, je suis là à me dire : ‘Je ne suis pas prêt à partir’, car j’apprécie toujours d’aller à la salle. J’aime toujours courir, jouer, rire et faire des blagues. Quand vous avez fait ça aussi longtemps, il n’y a rien de mieux qui existe. C’est tout ce que vous connaissez… Peut-être pas tout, mais c’est tout ce que j’ai fait et que j’ai apprécié faire à ce stade. »

Et l’arrière des Grizzlies ne semble pas particulièrement inspiré par les exemples de ses aînés.

 « Je me souviens de voir tous les autres avec les Raptors, Oak (Charles Oakley), Antonio (Davis), Kevin Willis, (Hakeem) Olajuwon, dans leurs dernières années. Puis, à la retraite, ils ne savaient plus quoi faire. Alors que ces mecs s’étaient préparés (…) Pour moi, être oisif est juste affreux. Je me sentirais misérable et je commencerais à être agressif si, une fois retraité, je n’avais rien à faire. Je ne peux pas simplement rester assis. Les gens vous disent que vous allez pouvoir visiter tous les pays, etc… Je ne peux pas faire ça. Ce n’est pas qui je suis, je ne suis pas un vacancier. Je le sais, donc je vais devoir trouver quelque chose à faire. C’est pourquoi ma réflexion a commencé il y a des années pour essayer de comprendre ce qui me passionnait vraiment. »

Ce fou de la balle orange s’imagine-t-il en coach ou en commentateur sportif ?

« Le coaching est toujours d’actualité. J’aime ça, mais j’ignore si je veux faire ça. C’est ce qui est de plus étrange. Je pense que ce serait logique mais pour moi, ça ne l’est toujours pas (…) Le commentaire sportif, je peux clairement m’y voir. Je me bats toujours avec ces choix. »

Toujours est-il qu’à heure actuelle Carter souhaite continuer coute que coute :

 « Je me réveille certains matins et je me dis : ‘Un an de plus ? Ou est-ce que c’est la dernière ? Ou trois ans de plus ?’ Je ne peux jamais fixer un chiffre. C’est effrayant. Ça l’est vraiment pour moi car j’adore ce jeu et je ne veux pas le quitter. Pas tout de suite. »

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Auteur (@AurelienBurlet )

Aurelien B : « Certains veulent un boule, d'autres des sapes, beaucoup veulent faire fortune, je voulais juste être cool » (1908 articles publiés) Aurelien est sur twitter, vous pouvez le contacter sur @AurelienBurlet.

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