L’histoire entre la France et l’Italie est faite de tensions, de rivalités et de polémiques. Coup d’oeil sur ces rencontres qui ont fait la légende des confrontations entre la squadra azzura et les bleus.
Coupe du Monde 86, 17 juin
Auréolé de son titre de champion d’Europe acquis deux ans plus tôt, ce n’est toutefois pas dans la peau du favoris que l’équipe de France se présente face à son voisin en 8es de finale. Maître à jouer des tricolores, Michel Platini a déjà mis toute l’Italie à ses pieds avec la Juventus, c’est dire si le stratège est craint par les transalpins. Championne du monde en titre, la squadra azzura s’incline 2-0 face aux bleus grâce à des réalisations de Platini et Stopyra, et sort prématurément de la compétition. Après avoir éliminé le Brésil en quart de finale les bleus s’inclineront finalement face à leur autre ennemi historique, l’Allemagne, en demi-finales (2-0). Cette défaite marque la fin d’une génération dorée sous le maillot bleu.
Coupe du monde 98, 3 juillet
En quart de finale de son mondial, disputé à domicile, l’équipe de France se présente face à l’Italie, un premier véritable test pour les bleus. De retour de suspension, Zidane incarne le danger numéro un pour des italiens qui ont déjà eu un large aperçu de ses qualités sous le maillot turinois. Fermée, la rencontre se résume à un duel tactique durant 120 minutes. C’est alors l’heure des tirs au but. Si Bixente Lizarazu échoue face à Pagliuca. Albertini et Di Biagio ratent eux aussi leur tentative et permettent à la France de rejoindre le dernier carré au bout du suspense. La suite, tout le monde l’a connait.
Qualifications pour les Jeux Olympiques, 17 novembre 1999
Autre lieu, autre contexte. Après avoir concédé le match nul à l’aller, l’équipe de France espoir se rend de l’autre côté des Alpes, à Tarente, pour tenter d’arracher sa qualification pour les Jeux Olympiques de Sydney (2000). Un certain Raymond Domenech est alors à la tête de l’équipe. Si Thierry Henry, venu prêter main forte, ouvre le score dès la 2e minute, Christian Bassila laisse ses coéquipiers à 10 quelques minutes plus tard en recevant un carton rouge synonyme d’expulsion. A 10 contre 11 les bleuets s’inclinent 2-1 en prolongation et ne seront pas du voyage en Australie. Depuis ce jour, Raymond Domenech gardera une grande rancoeur éternelle envers le football italien. En 2007 il déclarera même que ce match était probablement truqué.
Euro 2000, 2 juillet
Championne du monde en titre, l’équipe de France est à son apogée à l’heure d’affronter son ennemi intime en finale de l’Euro. Surpris par l’ouverture du score de Delvecchio, les hommes de Roger Lemerre ne parviennent pas à refaire leur retard face à un bloc italien très compacte. Nous sommes dans les arrêts de jeu, les italiens commencent déjà à fêter leur victoire sur le banc de touche lorsque Sylvain Wiltord surgit pour égaliser à la dernière seconde. K.O debout les italiens n’existent plus durant la prolongation et David Trezeguet, encore un Turinois, s’occupe d’offrir le titre aux bleus en inscrivant le but en or.
Coupe du Monde 2006, 9 juillet
Malgré un parcours chaotique, l’équipe de France, portée par un Zinedine Zidane au sommet de son art, parvient à se hisser en finale du mondial allemand face aux italiens. D’une panenka, Zidane offre l’ouverture du score sur penalty, suite à une faute de Materazzi sur Malouda dans la surface de réparation. C’est ce même Materazzi qui égalisera d’une tête rageuse sur corner. Lors des prolongations, les bleus prennent progressivement le dessus et c’est un demi-miracle si Zidane ne s’offre pas un doublé sur une tête sortie on ne sait comment par Buffon. La suite appartient à la légende. Materazzi encore lui provoque Zidane qui lui répond par un coup de tête dans le thorax. La carrière d’un des plus grands joueurs de l’histoire du football s’achève sur un carton rouge et l’Italie remporte son 4e mondial aux tirs au but.
Revivez le tournant de la finale du mondial 2006, avec les commentaires de feu Monsieur Thierry Gilardi :