Le PSG et l’OM sont souvent mis en opposition, notamment par les médias, passant sous silence la réalité sportive qui n’en a jamais fait de véritables concurrents directs. Tout au long de leur histoire, les deux clubs ont longtemps semblé chercher à s’éviter dans les hautes sphères du classement, notamment en raison de l’instabilité qui les caractérise… peut-être plus pour longtemps.
Fondé en 1899, l’Olympique de Marseille a vécu la majorité de son histoire en l’absence du Paris Saint-Germain. A la création de ce dernier en 1970, suite à la fusion entre le Stade Saint-Germain et le Paris FC, l’OM est déjà un club majeur en France, sous l’impulsion de son illustre président Marcel Leclerc. Etrangement, l’arrivée du PSG en première division en 1974 coïncide avec le début d’une période de déclin du club phocéen qui le mènera en seconde division au milieu des années 80’s, moment où le club de la capitale glane ses premiers titres. Lors du premier sacre de champion de France du PSG en 1986, emmené par les Susic et autre Fernandez, l’OM vient tout juste de retrouver la première division…prêt à inverser à nouveau la tendance.
Le système du balancier
La saison 1988/1989 marque ce point de rupture. Pour la seule et unique fois de leur histoire, les deux clubs sont à la lutte pour le titre…que Marseille finit par remporter. C’est le début de la période la plus faste de l’histoire du club. Alors que l’OM enchaine les trophées, le PSG, désormais propriété de Canal Plus, reste en retrait. Mais un évènement imprévu va une nouvelle fois échanger les rôles. En 1993, la stratégie voulue par Bernard Tapie et Canal Plus semble fonctionner. Les ciels et blancs, vainqueurs de la première Ligue des Champions de l’histoire du football français, trouvent avec le PSG un concurrent à leur hauteur…mais l’affaire VA-OM met rapidement fin à l’euphorie. Reconnu coupable d’avoir « acheté » la rencontre, l’OM perd son titre de champion obtenu devant le PSG et est rétrogradé en seconde division. Cette descente aux enfers des olympiens marque dans le même temps le début de la grande époque du PSG des Lama, Weah, Ginola ou encore Raï, titre de champion et Coupe des coupes arrivant en vitrines.
La fin de l’alternance?
Au retour de l’OM en division 1 lors de la saison 1996/1997, aucun des deux meilleurs ennemis ne semble en mesure de tenir le haut de l’affiche. Les deux clubs en sont réduits à se faire concurrence indirectement comme lors de cette fin de saison 1998/1999 où le PSG, en battant les marseillais puis en perdant dans des circonstances douteuses face à Bordeaux, privera l’OM du titre. Au coeur de la domination lyonnaise des années 2000, ni Paris, incapable de briller hors des coupes nationales, ni l’OM qui connait une période de disette de 17 ans sans titres, ne permet de donner un surplus d’intérêt à leurs oppositions annuelles. Dernièrement, l’OM semblait avoir retrouvé les titres et une certaine stabilité…ce fut de courte durée, le club marseillais tombant progressivement dans la même torpeur que celle dans laquelle errait le PSG depuis quelques années. Toutefois, l’arrivée des qataris semble avoir donné un nouvelle élan aux parisiens qui entrent dans une nouvelle ère. Quid alors de la capacité des phocéens à leur faire concurrence? En l’état actuel des choses, sans un rachat de l’OM par de riches investisseurs, cela relève d’une douce utopie. Toujours est-il que la rencontre opposant les deux premiers de Ligue 1 dimanche revêt un enjeu inédit…à suivre demain sur BOOSKA-P.COM.