Le directeur sportif parisien s’est longuement confié dans un entretient avec le quotidien sportif L’Equipe, morceaux choisis:
L’évolution du PSG:
« On a vu des hauts et des bas depuis le début de la saison, c’est vrai. À chaque fois que quatre ou cinq nouveaux joueurs arrivent dans un club, il faut un peu de temps pour que ça prenne. Mais le mois de décembre a montré une équipe sûre de sa force et les matches les plus complets. Cela suivait des défaites contre Rennes et Nice en L 1 ou Saint-Étienne en Coupe de la Ligue et puis, boum, c’est reparti .On a des moyens comparables aux autres grandes équipes en Europe, c’est évident, mais on n’avait pas la base qu’un club comme Lyon a depuis vingt ans. Lyon a une histoire, comme Marseille. Mais, aujourd’hui, on est vraiment proches d’une vraie structure. Je suis content de voir ce qu’on a réalisé en un an et demi. On peut désormais changer n’importe qui dans l’organigramme du club, celui-ci ne s’en ressentira pas.
Son avenir:
« Je ne suis pas le représentant du club, je suis moi. Je veux me concentrer sur le sportif. C’est mon boulot Moi, je suis un professionnel du foot. En quatre ans, j’ai connu trois clubs : Milan, l’Inter et le PSG. Si dans cinq je vois le quatrième, ce ne sera pas la mort. Ce qui compte, ce sont les résultats cette saison. Le projet à long terme, c’est Nasser et Jean-Claude Blanc. (…) Nasser Al-Khelaïfi représente le club, pas moi. Moi, je représente un projet sportif. Je travaille pour moi, je suis peut-être même égoïste par rapport à ça. L’image du PSG, c’est Nasser. Il a beaucoup grandi dans le monde du football et il est prêt pour incarner le rôle de président aujourd’hui. Il y a un an et demi, ce n’était peut-être pas le cas. Aujourd’hui, oui. C’est une personne avec de grandes qualités de management, qui a une grande vision. Moi, je ne suis pas un homme de politique, je suis un homme de sport. Si tu entres dans la politique, tu es mort sportivement «
Le mercato:
« Normalement, si on regarde l’équipe d’aujourd’hui, il n’y a pas trop à y toucher. S’il arrive encore deux, trois joueurs de champ à cette période de l’année, c’est trop. Non, ni Wesley Sneijder ni Ashley Cole. Patrice Évra, c’est non aussi. Après, certains ont demandé à partir. Nenê, Sissoko, Lugano, Hoarau et Tiéné, avec Luyindula qui est déjà parti à New York. Hoarau, il reste des petits détails donc on attend. Nenê, il a des possibilités au Brésil et au Qatar. S’il s’agit d’un club qui est dans le marché, alors on discute. Mais au sujet de Nenê, je tiens à préciser qu’il était bien blessé au mollet C’est lui qui va décider. On va l’aider à choisir mais s’il reste, il reste. Sissoko, il y a six mois, il était capitaine. Après, il s’est blessé, et le Matuidi d’aujourd’hui n’existait pas. Il joue tous les matches, Verratti n’était pas là, il a conquis son espace et Thiago Motta aussi. C’est moins évident pour lui aujourd’hui. Sissoko a donc demandé à partir. On regarde si on peut trouver des solutions mais s’il n’y en a pas il restera ici. Pour l’instant, on n’a encore rien de concret. On n’a pas encore reçu d’offre, je ne sais pas s’ils vont partir ».
La rumeur Ronaldo:
« Le PSG est devenu un club où tout est possible. Mais il a un contrat encore long avec le Real Madrid et on ne part pas comme ça d’un club comme le Real. Il n’y a absolument rien de concret. Il y a zéro contact. Mais aujourd’hui, quand on parle d’un départ d’un grand joueur comme lui, il n’y a que quatre ou cinq clubs où cela peut se passer et le PSG en fait maintenant partie «
Un nouveau Pastore?
» Au début, il a été l’homme à abattre pour justifier les critiques sur son transfert. On parle avec tous les joueurs, il n’y a pas de chouchou. Franchement… Il est dans la concurrence comme tous les autres. Je suis encore convaincu que Pastore a encore un grand talent. Il a fait un choix difficile en venant ici et il l’a payé. Mais je ne suis pas inquiet par rapport à son niveau. Non. Mais il a connu des moments très difficiles et il l’a reconnu. Mais maintenant, il commence à rebondir «
Ibrahimovic:
« Ibra est payé pour faire du Ibra et il l’a fait en marquant dix-huit buts. Il n’y a pas de faveurs pour Ibra, un autre ou moi. On est une entreprise, avec un propriétaire qui nous paie. Le club paie et nous, on travaille, c’est tout. Si un joueur commence à entrer là-dedans, c’est fini, il est mort, il perd le respect et Ibra y tient beaucoup, au respect. Il est trop intelligent pour rentrer là-dedans. Si Ibra et Thiago n’étaient pas heureux ici, ils ne joueraient pas comme ça. Après, des joueurs peuvent retourner d’où ils viennent. Et alors ? Ce n’est pas la mort. D’autres arrivent «