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La Chine, un Eldorado crédible ?

La Chine, un Eldorado crédible ?

Le pays semble décidé à révolutionner le football mondial…

Imaginez le projet Qatari du PSG, mais à l’échelle d’un pays d’un milliard d’habitants… Non contents d’avoir mis la main sur les matières premières en Afrique, les plus grandes entreprises américaines et les bureaux de tabac hexagonaux, les chinois se sont désormais mis en tête de dominer le football international. Une réalité matérialisée par les 260 millions d’euros investis par les clubs chinois lors du mercato hivernal. Conséquence, des joueurs de premier plan évoluant jusqu’ici dans les plus grands clubs européens ont rejoint l’Empire du milieu. Ramires (Chelsea), Guarin (Inter), Jackson Martinez (Atletico), Gervinho (Roma), Lavezzi (PSG), Alex Texeira (Donetsk), Stephane M’Bia (Trabzonspor) et Demba Ba (Besiktas) et d’autres, tous ont rejoint la Chinese Super League. Pour parvenir à leurs fins, les clubs concernés n’ont pas hésité à surpayer leurs transferts et à leur offrir des salaires mirobolants. Ces arrivées constituent une deuxième vague. Il y a quelques années, d’autres joueurs majeurs (Drogba, Anelka, Keita, Hoarau, Vagner Love, Lucas Barrios…) et entraineurs de premiers plans (Scolari, Lippi, Tigana…) ont tenté l’aventure chinoise. Un défi bien plus lucratif que rentable sur le plan sportif… La majeure partie ayant d’ailleurs tourné court.

Un essor spectulaire…

Malgré un potentiel démographique sans pareil égal, la Chine n’occupe qu’une piteuse 82ème au classement FIFA et n’a jamais réellement existé au sein des compétitions internationales. Pourtant, son essor peut déjà se chiffrer de manière spectaculaire, répercussion du regain d’intérêt d’un pays tout entier pour un sport jusqu’ici considéré comme mineur. Renégociés récemment, les droits TV ont été multipliés par 20 et offrent désormais 280 millions par an aux équipes de l’élite (680 millions pour la Ligue 1), cette hausse a logiquement entrainé celles de nombreux sponsors intéressés par le fait de communiquer aux 400 millions de téléspectateurs recensés la saison passée. Contrairement aux pays du Moyen-Orient, la Chine jouit de stades pleins à chaque journée de championnat avec une moyenne de 22 000 spectateurs pour les rencontres de l’élite. Des chiffres comparables à ce que l’on peut trouver en Ligue 1. Reste désormais à faire progresser le niveau général sur le terrain et la Chine pourrait devenir bien plus qu’un Eldorado de passage… Une place légitime, forte du football mondial.

Prêt à bouleverser l’ordre établi…

C’est en tous cas la volonté d’un gouvernement chinois qui a depuis bien longtemps compris mieux que quiconque les enjeux de la mondialisation, y compris dans le secteur sportif, vecteur d’image et de communication efficace pour un état. Fan de football et plus particulièrement de la Premier League, le président communiste chinois Xi Jinping cherche à voir son pays triompher balle au pied. Pour cela, les politiques encouragent et facilitent les investissements. Des ordres rapidement exécutés par des actionnaires en perpétuelle quête de soutiens venus d’en haut. Attirer des stars ne constituent néanmoins que la partie immergée de l’iceberg. En parallèle, plusieurs opérations visent à développer le savoir-faire local, notamment en matière de formation pour que la Chine voit naître les références de demain. Si 50 000 créations d’écoles de football sont planifiées, il y a déjà quelques temps que des envoyés spéciaux chinois infiltrent les lieux d’éducation du football dans le monde entier, à commencer par la France. Plus que jamais, l’attrait de l’Empire du Milieu pour le football s’est débridé…

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