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Francis Ngannou se confie sur sa plus grosse peur

Francis Ngannou se confie sur sa plus grosse peur

Il y a quelques heures, Francis Ngannou, en pleine convalescence suite à son opération du genou, s’est confié dans un long entretien. Interviewé par RMC Sport, le Camerounais est revenu sur sa plus grosse peur mais également son rapport à la solitude. Morceaux choisis.

« J’aime être seul »

Sur sa plus grosse peur : « Ma plus grosse peur, c’est l’engagement. Je n’aime pas vivre en captivité. Quand tu m’engages, j’ai du mal. Par exemple, aux États-Unis, ils ont un système de « credit card » et de « debit card ». La « credit card », tu l’utilises avant de payer après. Donc tu t’engages à payer plus tard. Moi, je préfère utiliser ma « debit card » où j’utilise l’argent qui est disponible. Même si j’ai l’argent pour payer la « credit card », c’est un engagement et ce genre de trucs me fait peur. »

Sur sa solitude : « J’aime être seul. Et ça encore, c’est mon passé. J’ai tellement vécu dans la solitude que je m’y suis habitué. Et aujourd’hui, c’est très difficile de m’engager socialement. Ça prend beaucoup d’énergie ! Ça vient du fait que pendant mon enfance, lors du divorce de mes parents, j’ai vécu dans plusieurs maisons et je faisais à peine six à neuf mois dans une famille avant de devoir bouger. À chaque fois, j’étais nouveau et il fallait prendre du temps pour se faire des amis. J’étais toujours l’étranger, un peu rejeté par les autres enfants, surtout que ma situation sociale ne me favorisait pas car j’étais l’enfant qu’on devait chasser de l’école puisque je n’avais pas de stylo ou de cahier ou parce que je n’avais pas payé la scolarité. Je n’avais pas un bon profil pour les autres enfants. Ils n’avaient rien à envier de moi…Du coup, je n’avais pas d’amis ni à la maison, ni à l’école, ni nulle part ailleurs. »

Sur son rythme de vie : « Aujourd’hui, ça ne me dérange pas d’être seul. Parfois, je finis mes entraînements le samedi matin, ou en début d’après-midi, je rentre chez moi et je ne ressors que le lundi pour retourner à l’entraînement. Je suis confortable comme ça. Je dis très souvent non aux invitations pour des événements parce que ça me dérange. Et même quand j’y vais, à un moment, il faut que je me retire de la masse pour me recueillir sinon je m’étouffe. Il faut que je sois seul avec moi-même, sinon je me noie. »

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