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Assiste-t-on à la mort du football français?

Assiste-t-on à la mort du football français?

Le football hexagonal se trouve dans un bien piteux état…

Après la frustration vient l’analyse. C’est une bien triste semaine que nous ont offert les clubs français sur la scène européenne. Entre un OL incapable de se qualifier pour la Ligue des Champions face à une équipe de la Real Sociedad à la fragilité économique infiniment plus importante que la sienne et les éliminations honteuses et prématurées de Saint-Etienne et Nice dès les barrages de la Ligue Europa, la France du football vient d’être violemment remise à sa (triste) place.

Je vous parle d’un temps…

Si ces contre-performances ont été vécues comme de véritables séismes aussi bien par les spécialistes que par les supporters, il s’agit désormais de se rendre à l’évidence: Tout ceci était largement prévisible tant le football français se trouve sur une pente aussi sinueuse que dangereuse depuis maintenant des années. Pour réaliser cet état de fait, il suffit de se référer aux chiffres. Dans toute son histoire, la France n’a su que par deux fois accrocher son nom au palmarès des compétitions continentales grâce à la victoire de l’OM en Ligue des Champions 1993 et celle du PSG en Coupe des Coupes 1996, autrement dit…des succès d’un autre siècle. Difficile alors de s’étonner du déclin perpétuel de notre pays à l’indice UEFA où la France, actuellement 6ème, a été récemment et légitimement dépassée par le Portugal…Pays dont les clubs sont largement plus performants que les nôtres en Coupes d’Europe.

No brain, no headache

Les raisons de cette situation sont multiples, à commencer par le facteur économique. Inutile de le nier, la France n’est pas un pays de football. Par conséquent, la discipline brasse beaucoup moins d’argent qu’au sein des grands championnats européens. Moins de recettes…et donc moins d’investissements, créant un cercle dépourvu de vertu, accentué encore d’avantage par des règlementations financières bien plus strictes qu’ailleurs. Le football français est pauvre, ce qui l’oblige à céder ses meilleurs éléments mais pas seulement. Outre l’aspect économique, il existe aussi un problème de compétences aussi bien au niveau de la formation que des cellules de recrutement. Si la Ligue 1 n’a pas les moyens de recruter cher, elle se montre aussi et surtout incapable de recruter malin.

Tous coupables !

Le constat est alarmant mais semble encore bien loin d’être réalisé par tous. Encore bercé par le doux rêve résultant des succès de l’équipe de France en 1998, le football français, bien que mourant, semble encore aveuglé et inconscient de la précarité de sa condition. Illustration parfaite avec le comportement de la majorité des clubs engagés en Ligue Europa. Sans véritables ambitions, la plupart d’entre-eux semblent se plaindre de leur calendrier et n’hésite pas à vendanger toutes leurs chances européennes en prenant de haut les rencontres de milieu de semaine. Pour enfoncer le clou, les problèmes disciplinaires ne s’arrêtent pas aux institutions elles-mêmes. Il n’y a qu’à constater la déliquescence des valeurs depuis quelques années à travers les évènements de Knysna, de l’Euro 2012 ou les multiples bras de fer engagés lors des périodes de mercato…Les joueurs et leurs entourages sont tout aussi responsables que leurs dirigeants du mal qui ronge le football en France…Reste à savoir s’ils s’en soucient réellement.

Paris et Monaco en cache-misères…

Alors bien sur, il y a les arbres qui cachent la forêt, nommés Monaco et le Paris SG, mais ces derniers n’ont plus grand chose de français…notamment le premier cité qui ne se trouve même pas sur le territoire français et n’est donc pour le moment pas soumis au même régime fiscal. Beaucoup d’entre nous se sont extasiés de voir le PSG tenir tête à un Barça sous perfusion en quart de finale de la dernière Ligue des Champions…Toujours est-il que, comme chaque il est désormais de coutume, il n’y avait aucun club français dans le dernier carré des compétitions européennes l’année dernière. On nous rabâche que la présence de puissance financière en Ligue 1 est bénéfique et a tendance à élever le niveau général…les preuves se font encore attendre…pas les millions.

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