« Va te faire enculer », avait lancé Nicolas Anelka à Raymond Domenech en 2010. Près de quatre ans plus tard, l’attaquant assume ses propos.
Dans les médias, Nicolas Anelka se fait très rare. L’attaquant français, sans club depuis la rupture de son contrat avec West Bromwich Albion, a accepté de sortir de son silence. A l’occasion d’un entretien accordé à Metronews, l’international français est notamment revenu sur le fiasco des Bleus en Afrique du Sud, lors de la Coupe du Monde 2010. « Ce qui est arrivé devait arriver ! L’insulte dans le vestiaire – et ce ne sont pas les mots mentionnés à la une de L’Equipe – , est la conséquence de notre dialogue quand il m’a rendu visite à Londres. En Afrique du Sud, on savait très bien qu’on allait droit dans le mur. On a provoqué assez de réunions avec lui pour qu’il procède à des changements tactiques. Mais il n’en a fait qu’à sa tête et tout me monde a subi… Quand je l’entends se poser en victime en disant qu’il ne pouvait rien faire, ça me fait tellement rire. Mais bon, pour vendre son livre, il devait bien faire du sensationnel ! », estime le joueur de 35 ans, qui n’aura donc participé qu’à un seul Mondial au cours de sa carrière.
Si je devais le refaire, je le referais car il le méritait
Nicolas Anelka n’a jamais nié avoir insulté Raymond Domenech. Aujourd’hui, il ne regrette pas ses propos. « J’ai insulté dans un vestiaire un coach que tout le peuple français insultait déjà, un coach qui n’a jamais rien gagné à part un titre de champion de D2 et le Tournoi de Toulon ! Il ne connaît pas la gagne. Je respecte l’homme car je pense que c’est une bonne personne mais je n’ai aucun respect pour l’entraîneur. Il n’est pas à la hauteur. Quand tu as été dirigé par Ancelotti et d’autres grands, il est très dur de l’être par Domenech ! Cette Coupe du monde n’est pas une cicatrice et j’assume tout ce qu’il s’est passé. Si je devais le refaire, je le referais car il le méritait à ce moment-là ! Un coach qui demande le respect mais qui est incapable de respecter le meilleur buteur de l’histoire du football français (Thierry Henry, ndlr) ne mérite aucun égard », estime le natif du Chesnay (78). Rappelons que Nicolas Anelka avait été exclu des Bleus après ses insultes envers Raymond Domenech. Sa mise à l’écart avait entraîné la grève de Knysna.