L’homme qui a rendu sa popularité aux belles lettres et relancé malgré lui l’amour de la langue française dans l’opinion, a accepté de nous livrer quelques mots soigneusement choisis…
Un belge qui joue au couteau suisse est-ce tombé par hasard…en tous cas c’est par ici. Pilote de course, comédien, chroniqueur, acteur, réalisateur, Stephane De Groodt est un homme aux multiples casquettes et aux nombreux talents. A l’occasion de la sortie de Retour en absurdie, deuxieme tome de son recueil de chroniques, le phénomène littéraire a rencontré l’équipe de Booska-P pour un entretien riche de verbe et de sens.
Mes chroniques ne servent à rien…
Presque devenu un incontournable objet de décoration dans les salons de l’hexagone, Voyage en absurdie s’est écoulé à plus de 300 000 exemplaires. Un raz de marée qui en a surpris plus d’un à commencer par l’auteur lui même : « Je ne m’attendais pas aux succès des chroniques sur Canal, ni à être édité chez Plon. Je ne m’attendais à rien donc c’est un peu le gâteau sur la cerise…Dans mes chroniques, il n’y a aucun message, ni de morale, il n’y a rien. En fait, ça ne sert à rien, c’est peut-être pour ça que c’est utile « explique-t-il.
Nabilla a été un coup de projecteur formidable !
Déjà bien implantées au sein du Supplément sur Canal + , les chroniques de Stephane de Groodt vont connaître un buzz impressionnant suite au passage d’une certaine Nabilla dans l’émission : « La question est de savoir qui a buzzé qui ! Evidemment Nabilla a été un coup de projecteur formidable mais sur quelque chose qui existait déjà…ça a été le basculement, la fusée a décollé avec Nabilla » raconte-t-il.
[citee]Je ne connais pas la grammaire ![/cite]
Récompensé du prix Raymond Devos pour avoir mis en avant la langue française, Stephane De Groodt n’est pas à un paradoxe près puisqu’il était un cancre lors de sa scolarité, sans aucun diplôme, il ne maitrise toujours pas aujourd’hui la théorie : « J’étais un élève execrable dans toutes les matières…Aujourd’hui encore, je ne connais la grammaire de rien…Venant de nulle part en terme de scolarité, que le ministère de la culture me remette ce prix-là, j’ai été très honoré » se remémore-t-il.