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Les 5 blockbusters les plus attendus de la rentrée

Les 5 blockbusters les plus attendus de la rentrée

Comme à chaque rentrée, les salles obscures s’apprêtent à accueillir leur lot de blockbusters.

Entre les grands retours de Brad Pitt et de Tom Cruise, la nouvelle œuvre du studio A24 ou encore le reboot de Resident Evil, les prochaines semaines s’annoncent riches en sorties. Que vous soyez amateur d’action, de science-fiction, d’aventure ou de frissons, il y en aura pour tous les goûts.

Avec les analyses de Yoann Sardet, journaliste cinéma indépendant et ancien rédacteur en chef d’AlloCiné, Booska-P vous propose une sélection de cinq films à ne pas manquer.

Resident Evil

Date de sortie : 16 septembre

Durée : 1h37

La licence Resident Evil connaît une année 2026 spectaculaire. Après la sortie du jeu vidéo Resident Evil Requiem en février, les fans sont gâtés avec un huitième film. Une nouvelle adaptation qui arrive dans un contexte particulier, cinq ans après l’échec de Resident Evil : Bienvenue à Raccoon City.

Pour tenter de relancer la franchise sur grand écran, le réalisateur Zach Cregger a fait un choix radical : mettre de côté les personnages les plus iconiques de la saga, afin de raconter une histoire indépendante des jeux.

Un pari risqué qui permet au cinéaste de proposer sa propre vision de l’univers Resident Evil. Et cela s’avère payant. On a peut-être affaire à l’une des adaptations les plus convaincantes de la licence au cinéma.

Durant 1h30, les spectateurs suivent les aventures horrifiques de Bryan, un simple civil incarné par Austin Abrams. Zach Cregger mise ici sur le gore, la tension et la survie pour offrir une mise en scène digne de ce nom. 

Yoann Sardet : « Je ne suis pas fan de ce que le cinéma a fait de la franchise jusqu’à présent. On n’a presque eu que des purges. La série Netflix n’était pas très passionnante non plus, alors que le format était plus adapté à l’univers de Resident Evil. Donc, ce nouveau Resident Evil n’arrive pas dans une superbe période.

En revanche, il est intéressant grâce à son réalisateur, Zach Cregger. C’est LE talent à suivre dans l’horreur ces dernières années. Il a réalisé Évanouis et Barbare. Il s’est un peu mis les fans de la licence à dos en écartant des personnages comme Leon S. Kennedy ou Claire Redfield. Il a misé sur une histoire parallèle aux jeux.

Ce qui est paradoxal avec ce film, c’est qu’il part avec un handicap en s’appelant Resident Evil. Cela risque de refroidir certaines personnes déçues par les autres opus. »

Primetime

Date de sortie : 23 septembre

Durée : 2h52

La folle année 2026 de Robert Pattinson se poursuit avec Primetime, nouvelle production A24 réalisée par Lance Oppenheim. Après The Drama, L’Odyssée et Dune : Troisième partie, l’acteur britannique s’attaque à un personnage inspiré d’une figure réelle de la télévision américaine : Chris Hansen.

Au début des années 2000, le présentateur de To Catch a Predator entendait révolutionner la télévision avec une émission piégeant des hommes soupçonnés de vouloir des relations sexuelles avec des mineurs.

Primetime interroge la frontière entre journalisme, justice et divertissement, tout en montrant comment la traque des prédateurs peut elle-même devenir un spectacle médiatique.

Avec son casting (Robert Pattinson, Merritt Wever, Skyler Gisondo, etc.) et une proposition visuelle très marquée, Primetime s’impose comme l’un des films les plus atypiques de cette fin d’année.

Yoann Sardet : « Le tampon A24 garantit au minimum une proposition marquante et inédite. C’est le quatrième film de Robert Pattinson en 2024. Même s’il est ultra-talentueux, on a l’impression de le voir toutes les semaines et j’ai peur que ça lasse les gens. C’est le petit handicap qui entoure la promotion de Primetime.

Concernant le film en tant que tel, l’histoire est intrigante. On suit les aventures du présentateur de l’émission américaine Catch Predator. Le concept est bizarre et méconnu en France. L’équipe de production se fait passer pour des adolescents afin d’attirer des prédateurs sexuels dans une maison bardée de caméras, puis de les faire arrêter par la police. L’émission s’est arrêtée aux États-Unis après un drame.

Primetime pose une vraie question de société : quand la justice ne fait pas son boulot, d’autres personnes prennent le relais. La thématique des pédophiles est d’autant plus d’actualité en France.

La manière de filmer le long-métrage est prenante, avec une vision contemporaine de 2026 et une esthétique inspirée des années 2000 pour renforcer le réalisme. Le résultat risque d’être acerbe et étonnant.

Dans son rôle, Pattinson a l’air complètement habité, une nouvelle fois. »

Heart of the Beast 

Date de sortie : 23 septembre 

Durée : 1h41

Un peu plus d’un an après le succès retentissant de F1, Brad Pitt revient avec Heart of the Beast. 

L’acteur de 62 ans incarne James Belmont, un ancien membre des forces spéciales qui survit à un crash d’avion avec son chien de combat. Perdus au milieu d’une nature hostile, les deux compagnons parcourent des centaines de kilomètres pour rejoindre la civilisation, tout en affrontant le froid, les blessures et les prédateurs.

Heart of the Beast ne se résume pas à un simple film de survie. Le cœur du long-métrage repose sur la relation entre James et Odin. Le scénario explore le traumatisme du soldat, son besoin de guérison et la confiance absolue qui unit l’ancien militaire à son animal. Le chien devient un personnage à part entière, au point de partager l’affiche avec Brad Pitt.

Le film réalisé par David Aye mélange donc grand spectacle, survie et émotion.

Yoann Sardet : « Le pitch du film fait penser à Je suis une légende avec Will Smith. Heart of the Beast est un survival plus réaliste, avec une immersion en Alaska. C’est une expérience à mi-chemin entre The Revenant pour son côté viscéral et Le Territoire des loups avec Liam Neeson. La mise en scène glorifie Brad Pitt. Le chien devrait faire fondre un peu tout le monde.

Le réalisateur, David Ayer, retrouve Brad Pitt après leur collaboration sur Fury, donc c’est prometteur. L’ambiance semble unique, avec des paysages sublimes et une menace constante. Le film peut devenir une bonne surprise de la fin d’année, à l’instar de Projet dernière chance avec Ryan Gosling. »

Digger 

Date de sortie : 15 juillet 

Durée : 2h09

Après avoir enchaîné les blockbusters et repoussé les limites du cinéma d’action avec Mission: Impossible et Top Gun, Tom Cruise change de registre avec Digger, réalisé par Alejandro González Iñárritu.

L’acteur y incarne Digger Rockwell, l’homme le plus puissant du monde, confronté à une catastrophe menaçant l’humanité. Persuadé d’être capable de sauver la planète, il doit faire face à une réalité particulièrement ironique. En effet, ses propres décisions pourraient être à l’origine du désastre.

Avec ce personnage mégalomane, Tom Cruise s’éloigne de la figure du héros invincible qui a marqué une grande partie de sa filmographie. 

Le long-métrage réunit également Sandra Hüller, Riz Ahmed ou encore John Goodman, et marque les retrouvailles d’Iñárritu avec Emmanuel Lubezki, directeur de la photographie de Birdman et The Revenant. Une nouvelle étape dans la carrière de Tom Cruise, cette fois sous la direction d’un cinéaste oscarisé habitué aux projets aussi ambitieux qu’imprévisibles.

Yoann Sardet : « Tom Cruise est dans la même catégorie que Brad Pitt. Ils abordent tous les deux le virage de la soixantaine en restant au sommet. Son dernier film remonte à Mission : Impossible 8, qui conclut la saga. Ce fut un petit accident au box-office. Tout le monde est curieux d’observer l’après Mission : Impossible pour Tom Cruise, puisqu’il ne faisait presque plus que ça.

Digger est un défi pour lui. Il doit prouver qu’il peut toujours exister au-delà de ses succès passés. Et là, il revient avec Digger, un film réalisé par Alejandro González Iñárritu. Le marketing et les bandes-annonces laissent penser que l’on va avoir affaire à un ovni. On dirait une sorte de farce satirique bizarre, dans laquelle tous les acteurs surjouent. Tom Cruise apparaît entièrement maquillé, vieillissant et bedonnant.

Je ne sais pas si cela va être le carton attendu. Visuellement, le rendu devrait être magnifique puisque le directeur de la photographie, Emmanuel Lubezki, a travaillé dessus. Ils ont également ressorti la VistaVision. C’est une technologie des années 1950 utilisée notamment par Hitchcock. Elle permet de donner beaucoup de richesse, de textures et de profondeur à l’image. Il y a une vraie volonté cinéphilique.

L’expérience visuelle sera au rendez-vous. Le budget du film est énorme et il y a de vrais enjeux business. Ce n’est pas un simple long-métrage d’auteur. L’autre enjeu sera le potentiel Oscar du meilleur acteur pour Tom Cruise. Tout semble aligné pour que ce soit son année. »

Les Misérables 

Date de sortie : 14 octobre

Durée : 2h58

Après plusieurs thrillers à succès, Fred Cavayé s’attaque à un monument du patrimoine tricolore avec Les Misérables. Adapté du célèbre roman de Victor Hugo, le film entend donner une ampleur singulière à cette histoire maintes fois portée à l’écran. Le long-métrage raconte le destin de Jean Valjean et son affrontement avec l’inflexible inspecteur Javert, sur fond de misère sociale et de révolution.

Avec un budget conséquent, un casting prestigieux (Vincent Lindon, Tahar Rahim, Camille Cottin, Noémie Merlant, etc.) et une durée de près de trois heures, Fred Cavayé livre ici son projet le plus ambitieux. 

Une production pensée comme un grand spectacle populaire français, avec l’objectif de conjuguer ampleur visuelle, récit historique et enjeux contemporains.

Yoann Sardet : « Les Misérables s’inscrivent dans la veine initiée par Les Trois Mousquetaires et Le Comte de Monte-Cristo. Il existe une réelle ambition tricolore de revenir à des films événement avec de gros budgets.

Certes, on a l’impression d’avoir vu et revu Les Misérables, mais le projet reste attirant. Le casting est monstrueux, avec Tahar Rahim, Vincent Lindon, Camille Cottin ou encore Vassili Schneider. Cette nouvelle version sera au cœur des barricades, avec une mise en scène proche du thriller. Revisiter Victor Hugo avec cette approche moderne donne envie.

Les personnages de Jean Valjean et de Javert ont été très bien castés. Tahar Rahim et Vincent Lindon représentent le haut du panier. Les voir s’affronter et se traquer durant tout un film semble captivant.

Derrière la caméra, on retrouve Fred Cavayé, un super artisan du cinéma français. Le travail effectué autour des VFX, des décors et des costumes d’époque a l’air énorme. C’est clairement le film français événement de la fin d’année. »

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