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8 trucs à savoir avant d'interviewer un rappeur US

Les rappeurs sont-ils des artistes comme les autres ?

par Aurelien B

Journaliste dans la presse Hip Hop depuis plus de 10 ans (XXL, The Source, Vibe...), C. Vernon Coleman II a récemment écrit un article savoureux pour Complex dans lequel il dévoile l'envers du décors.

 

1. La ponctualité n’est vraiment pas leur truc

 

Un fait bien connu pour quiconque a assisté au moindre concert. Peu importe le nombre d’heures de retard, les excuses (s’il y en a) seront toujours réduites au strict minimum. La règle en la matière : plus l’artiste est connu, plus son retard sera conséquent.

 

2. 75% des rappeurs ne sont pas plus grands que leur copine

 

Contrairement à ce que laisse penser l’imagerie hip hop, à en croire le journaliste les rappeurs qui dépassent le mètre 80 se comptent sur les doigts d’une main.

 

3. La plupart d’entre eux n’assistent pas aux médias trainings

 

On pourrait croire les rappeurs d’outre-Atlantique professionnels jusqu’à la moelle, mais non - du moins pas tous. À tel point que nombreux sont ceux qui oublient cette règle de base : ce qui est dit devant un journaliste a vocation à être répété et imprimé, y compris ce qui a trait aux gangs, aux drogues et aux extorsions…

 

4. Il est toujours préférable d’interviewer un rappeur quand il est peu high (mais pas trop)

 

La zone de confort des rappeurs, celle dans laquelle ils se montrent détendus et avenants, est souvent plus haute que le prix d’une place pour Mayweather vs. Pacquiao. Le bon côté de la chose c’est qu’en les côtoyant on a l’opportunité de fumer de la weed de haut niveau. Par contre les choses peuvent vite basculer dans l’effet inverse, comme ce jour où Gucci Mane était si comateux qu’il arrivait à peine à ouvrir les yeux.

5. Les rappeurs sont les rois de la défonce

 

S’il est un sujet où les rappeurs n’exagèrent pas, c’est bien à propos de la quantité de drogues qu’ils consomment. Le journaliste conte cette journée de 2007 passée aux côtés de Lil Wayne alors qu’il finalisait le titre Lollipop. Weezy s’était alors enquillé pas moins de 30 blunts (!), 6 verres de syzzurp et toute une série de pilules, le tout sans le moindre effet secondaire apparent - « ce type est un martien ».

 

6. Les interviews au téléphone ne donnent rien de bon

 

Personne ne veut passer 30 minutes assis le combiné sur l’oreille à répondre à une multitude de questions posées par un inconnu. Le résultat est souvent assez logiquement sans relief. Pour briser la glace la meilleure chose à faire reste de partager un moment avec l’artiste, que ce soit un repas, ou mieux, aller en club avec lui avant de commencer l’interview.

 

7. Les nouveaux rappeurs veulent toujours passer des dédicaces

 

Les rappeurs qui débarquent dans le game se repèrent comme le nez au milieu de la figure. Non seulement ils essayent de placer un maximum de fois les noms de leurs potes, mais ils ne comprennent pas toujours qu’un journaliste dispose d’une liberté de ton et de choix dans la retranscription de leur propos.

 

8. Pour décrocher une bonne interview il faut aussi avoir de la chance

Les rappeurs sont comme tout le monde, il y a des jours où ils n’aiment pas forcément se pointer au travail. Conséquence, tel artiste peut se monter un jour inintéressant et discourtois en diable, puis à la rencontre suivante passionné et communicatif. Tout dépend de son humeur.

Interview Mastermind de Rick Ross

Artiste : Rick Ross - Album : Mastermind
Vues : 201 459 fois, ajouté Le 29/03/2014Exporter le player vidéo

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Auteur (@AurelienBurlet )

Aurelien B : « Certains veulent un boule, d'autres des sapes, beaucoup veulent faire fortune, je voulais juste être cool » (1823 articles publiés) Aurelien est sur twitter, vous pouvez le contacter sur @AurelienBurlet.

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