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50 Cent autopsie d'un déclin [DOSSIER]

Posté le 13 Mars 2015 à 20h07, par Aurelien
50 Cent autopsie d'un déclin [DOSSIER]

La chose est peut-être un peu difficile à imaginer pour les jeunes générations mais le monde du rap ne connaitra peut-être plus jamais une superstar de l’envergure de 50 Cent. Ce dernier a dominé les charts avec la même férocité que lorsque Mike Tyson a dominé les rings du temps de sa splendeur. 

En 2003, l’album Get Rich Or Die Tryin' mettait tout le monde d’accord. Si d’autres artistes ont vendu plus que lui, comme Eminem ou les Fugees qui sont allés défricher de nouveaux publics, le rappeur du Queens réussissait l’exploit de fédérer autour de sa personne toutes les chapelles du hip hop (des puristes aux auditeurs de Skyrock pour aller vite) en proposant du « vrai rap »

À l’époque impossible de sortir sans entendre l’hymne In Da Club résonner dans les caisses ou en boîte. Avec son talent sans pareil pour retranscrire et rendre crédibles ses histoires de rue sur fond de refrains mi-chantés mi-rappés, Fifty allait ainsi écouler treize millions d’exemplaires de son premier essai. 

À son flair artistique s’ajoutait le fait que 50 Cent représentait l’archétype du gangsta rappeur, un épitome de credibilité de rue : un Tupac sous stéroïdes, le fantasme ultime de l’imagerie ghetto. Encore plus de tatouages, encore plus de balles, encore plus de beefs. Alors qu’on frôlait les limites du genre, le public en redemandait encore et encore. Et Fiddy en hustler qui se respecte, allait tout faire pour satisfaire cette demande.

L’étendard G-Unit allait rapidement s’imposer comme une des marques les plus lucratives de l’histoire du rap jeu. Un peu à la manière du Wu Tang Clan, les solos des membres du crew (Lloyd Banks, Young Buck, The Game, Tony Yayo) sortent à la chaîne. Marquetés comme des clones du maître, ils seront tous certifiés plusieurs fois platine.

En moins de trois ans, 50 bâtit un empire à coups de partenariats tous azimuts (ligne de vêtements, films, label, jeux vidéo…) qui le met lui et à sa descendance à l’abri du besoin de travailler pour plusieurs générations.

Si à l’époque rien ne semble pouvoir entraver ce règne, comme l’écrivait Samuel Beckett, « la fin est toujours dans le commencement ». Tandis que ses rivaux de l’époque (Jay Z, Diddy, Kanye West…) le regardent aujourd’hui du hublot, l’ancien poids lourd, même s’il reste un businessman hors pair, donne plus l’impression de radoter un succès passé que d’être vraiment « relevant »

Voici pourquoi.

TROP DE BUSINESS TUE LA MUSIQUE

Malgré son succès commercial indéniable, The Massacre sonne comme une bouse – et ce encore plus avec le recul des années. À sa décharge 50 peut toujours affirmer qu’il a refilé les meilleurs morceaux et refrains de l’album (How We Do, Hate It Or Love It…) pour que The Game puisse finaliser The Documentary, reste qu’au final ce second disque déçoit dans les plus grandes largeurs. 

De la même manière qu’un rappeur ne peut pas passer sa vie en studios et sur MTV tout en continuant à dealer en bas de chez lui, 50 Cent (dont les journées durent 24 heures aussi) semble s’être trop dispersé pour pouvoir donner autre chose qu’un pâle redite de GRODT.

Une tare dont il va avoir des plus grands mal à se défaire, enchaînant trop longtemps le projet sans saveur. La base de la réussite des entrepreneurs du rap repose premièrement sur leur capacité à produire une musique de qualité. 

 

UNE MARQUE DE FABRIQUE QUI BAT DE L’AILE

Conséquence directe du précédent point, la machine de guerre Guerilla Unit s’enraille

La vague des albums sophomore est une déception en termes de ventes et de rendus (sérieux Rotten Apple de Lloyd Banks est à peine écoutable). Le partenariat passé avec Marc Ecko pour distribuer sa collection de vêtements n’est pas reconduit. Pis le deal sneakers avec Reebok, contrairement à ce qu’en dit la légende, se termine en fiasco notable. 

Quand Birdman et Jay Z renouvèlent habilement leurs fonds de commerce (avec YMCMB et Roc Nation), Fifty rate le coche. Il a beau signer Mobb Deep, MA$e et MOP, aucun de ces artistes ne parvient à renouer avec le succès d’antan.  

Bien sûr, personne ne se fait de souci concernant la santé financière du boss, d’autant plus que hors rap ses affaires fleurissent (son deal avec les boissons vitaminées Glaceau lui rapporte pas loin de 60 millions de dollars), mais cette accumulation de revers montre que le soufflé est en train de retomber. 

Conscient de ce déficit d’image, 50 Cent tente vaille que vaille d’insuffler un vent d’air frais en lançant G-Note qui se veut à la dance/pop ce que G-Unit a été au rap (Hot Rod, DJ Pauly D quelqu’un ?), puis en remaniant son label avec des seconds couteaux de nouvelles têtes (Shawty Lo, Kidd Kidd & O.T. Genasis).

Le résultat ne vaut même pas la peine d’en parler, on ne tire pas sur les ambulances.

TROP DE BEEF TUE LE BEEF

50 Cent doit une grande partie de sa renommée aux clashs. Son premier single How to Rob, dans lequel il s’imaginait braquer les plus grandes stars de l’époque (Timbaland, Lil Kim, Busta Rhymes…), lui a donné une exposition sans pareil. 

Idem lorsqu’il s’est mis en tête de vouloir démolir Ja Rule et sa clique Murder Inc. 

Le problème c’est que l’ami Fiddy a cru trouver là une martingale. Résultat il commence à s’en prendre à tout le monde avec des lyrics toujours plus bas de plafond – dans Piggy Bank il attaque Nas, Fat Joe, et Jadakiss sans raison.

La formule finit non seulement par lasser, mais elle se retourne contre lui. D’une part les membres du Unit lui cherchent des noises (Young Buck et The Game), mais surtout il finit par perdre à son propre jeu en se faisant mettre à l’amende par Kanye West et Rick Ross question ventes de disques en première semaine. #LiveByTheGunDieByTheGun

Fait marquant, beaucoup tiennent 50 pour responsable du déclin de New-York sur la carte du hip hop. Instaurer un climat de guéguerres perpétuelles ne constitue en effet pas le meilleur terreau pour faire émerger de nouveaux artistes. 

 

UNE INCAPACITÉ À SE RENOUVELER 

A contrario d’un Jay Z ou d’un Nas qui ont su faire évoluer leurs thèmes de prédilection pour grandir avec leur public, 50 ne fait que parler encore et toujours d’argent et de flingues – de The Massacre qui ressemblait à s’y méprendre à un tract de la National Riffle Association au titre I’m Grown sorti récemment.

Jouer au gangster passé un certain âge et lorsque l’on a déménagé à toute vitesse de son quartier d’origine ne trompe personne

Tout cela sans oublier ce culte de la réussite matérielle qui laisse perplexe une fois les beaux jours passés. Continuer à clamer sur tous les toits être rich as f*ck, lorsque comme Young Buck on finit par refourguer son Grammy Award à une vente aux enchères prête au mieux à sourire. Si à l’époque 50 Cent amassait des millions de royalties, le marché du disque actuel ne permet plus ce genre de fanfaronnades.  

 

Si encore aujourd’hui Curtis Jackson reste une personnalité de premier plan, son lent déclin montre à quel point le business de la musique est compétitif, aussi malin puissant et rusé que l’on soit. Lucide sur son sort 50 déclarait déjà du temps de sa splendeur « prendre le temps de signer des autographes parce qu‘un jour personne ne [lui] en demandera plus ». 

Clip In Da Club de 50 Cent

Artiste : 50 Cent
Vues : 114 796 fois, ajouté Le 06/03/2015Exporter le player vidéo

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Auteur (@AurelienBurlet )

Aurelien : « Certains veulent un boule, d'autres des sapes, beaucoup veulent faire fortune, je voulais juste être cool » (1638 articles publiés) Aurelien est sur twitter, vous pouvez le contacter sur @AurelienBurlet.

16 commentaires sur la news

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Top Commentaires

N'oublions pas que l'un des buts de Fifty dans la musique était d'arriver à cette richesse et cette accumulation matérielle ! Ton article est bien écrit, il fait écho à ce qu'avez écrit NOisey/Vice lors de la sortie de son skeud Animal Ambition est qui misait sur un retour de premier plan pour le rappeur et son crew G-Unit !

Dimehpush le 14/03/2015 à 00h42 - Réagir au message - Signaler - 1Soutenir +1

tres bien ecrit.. bravo.. v

K12v le 14/03/2015 à 09h56 - Réagir au message - Signaler - 1Soutenir +1

Tous les Commentaires

L'ombre de lui même vous dites ?
Premièrement parlons du chapitre 11 de déclaration de faillite. Cette procédure à déjà été utilisé par nombreux grands businessman américains , dans le but de réorganisé leurs dettes. En effet, elle permet au sujet enclin à de lourdes dettes, de gagner du temps, et de s'organiser à les soldé. Fifty s'est déclaré en faillite pour un total de dette avoisinant les 20 millions de Dollars.
Deuxièmement, selon Forbes, il possède une fortune personnelle égale environ à 155 million $ en 2014. A coté de ca, il y a sa reconversion au cinema (2 grands rôle pour l'année 2015), la série à succès POWER qu'il revend à STARZ et dont il co-producteur. Sa participation à Glacéau , Effen Vodka qui démarre très très bien au Usa. Certes , il a accumuler trop de biz en même temps , certains ont foiré, d'autres non. Mais de là à dire qu'il fait à faillite. C'est que vous ne savez pas de quoi vous parler. Nombreux sont ceux qui se déclare en faillite, et la plupart du temps il s'agit que des plus business man de ce monde. Donald Trump en est le meilleur exemple.
Pour finir, 50 cent a réorganisé ses priorités , la musique lui permet de garder sa notoriété , il balance de temps en temps des sons afin qu'on n'oublie pas le chanteur, rien de très sérieux . Il y a plus juteux que la musique. S'attendre à le revoir au devant de la scène (comme jay-Z), impossible. c'est une passion , un hobby, mais plus du business.

Juan le 17/07/2015 à 05h41 - Réagir au message - Signaler - 0Soutenir +1

L'ombre de lui même vous dites ?
Premièrement parlons du chapitre 11 de déclaration de faillite. Cette procédure à dejà été utlisé par nombreux grands businessman américains , dans le but de réorganisé leurs dettes. En effet, elle permet au sujet enclin à de lourdes dettes, de gagner du temps, et de s'organiser à les soldé. Fifty s'est déclaré en faillite pour un total de dette avoisinant les 20 millions de Dollars.
Deuxiemement, selon Forbes, il possède une fortune personnelle égale environ à 155 million $ en 2014. A coté de ca, il y a sa reconversion au cinema (2 grands rôle pour l'année 2015), la série à succès POWER qu'il revend à STARZ et dont il co-producteur. Sa participation à Glaceau , Effen Vodka qui demarre très tres bien au Usa. Certes , il a accumuler trop de biz en même temps , certains ont foiré, dautres non. Mais de là à dire qu'il fait à faillite. C'est que vous ne savez pas de quoi vous parler. Nombreux sont ceux qui se déclare en faillite, et la plupart du temps il s'agit que des plus business man de ce monde. Donald Trump en est le meilleur exemple.
Pour finir, 50 cent a réorganisé ses priorités , la musique lui permet de garder sa notoriété , il balance de temps en temps des sons afin qu'on n'oublie pas le chanteur, rien de très serieux . Il ya plus juteux que la musique. S'attendre à le revoir au devant de la scène (comme jay-Z), impossible. c'est une passion , un hobby, mais plus du business.

Juan le 17/07/2015 à 05h40 - Réagir au message - Signaler - 0Soutenir +1

[CITE]86991[/CITE] Pas de soucis tant que c'est constructif c'est toujours intéressant.

Aurelien le 21/03/2015 à 16h02 - Réagir au message - Signaler - 0Soutenir +1

Pas de problème, cela étant le moins qu'on puisse dire c'est qu'on entend plus 50 sur les ondes françaises depuis un moment!
Continue comme ça, les sites français manquent d'articles construits sur le rap américain, pourtant il y a de la matière... Et tu me retrouveras peut-être faire des commentaires, positifs ou non!

Prime le 21/03/2015 à 14h39 - Réagir au message - Signaler - 0Soutenir +1

Pas de problème, cela étant le moins qu'on puisse dire c'est qu'on entend plus 50 sur les ondes françaises depuis un moment!
Continue comme ça, les sites français manquent d'articles construits sur le rap américain, pourtant il y a de la matière... Et tu me retrouveras peut-être faire des commentaires, positifs ou non ^^

Prime le 21/03/2015 à 14h39 - Réagir au message - Signaler - 0Soutenir +1

[CITE]86973[/CITE]
Pas de problème, cela étant le moins qu'on puisse dire c'est qu'on entend plus 50 sur les ondes françaises depuis un moment!
Continue comme ça, les sites français manquent d'articles construits sur le rap américain, pourtant il y a de la matière... Et tu me retrouveras peut-être faire des commentaires, positifs ou non ^^

Prime le 21/03/2015 à 14h39 - Réagir au message - Signaler - 0Soutenir +1

Excellente contre-argumentation Prime ;)

Aurelien le 20/03/2015 à 20h11 - Réagir au message - Signaler - 0Soutenir +1

Cet article a au moins un an de retard.

L'analyse est relativement pertinente en ce qui concerne la période 2005-2011 : oui, 50 cent s'est perdu dans ses différents business, ses beefs et ses signatures, et a épuisé au maximum son filon gangsta rap acidulé. Je me permet tout de même de préciser que dans Piggy Bank, il n'attaque pas Fat Joe et Jada "sans raison" : ils ont posé sur New York de Ja Rule, que 50 a pris (à tord ou a raison) comme une attaque personnelle.

Là où je diffère, c'est pour l'état des choses aujourd'hui. En 2011, 50 Cent a signé Kidd Kidd. Contrairement aux errements des années 2006-2007 de G-Unit Records (genre Young Hot Rod), cet artiste a un réel talent de freestyle, et se retrouve sur des titres de 50 tels OJ ou We Up, qui ont bien tourné sur le web. 50 cent, qui, à la suite du décès de Chris Lighty en 2012, se réconcilie avec Fat Joe. 50 cent qui sort en 2014 Chase The Paper, avec Prodigy et... Styles P, lui aussi ancien ennemi de G-Unit. G-Unit, que 50 réunit lors du Summer Jam 2014, evenement qui passe pour le plus marquant du festival... Les 5 artistes (les 2 membres originaux Lloyd Banks et Tony Yayo, Young Buck fraichement sorti de prison et Kidd Kidd) sortent 2 EP à 6 mois d'intervalle, en moins d'un an, dont le premier est très bien accueilli (le second vient tout juste de sortir). Ils multiplient les interviews et émissions de radio, et sont de nouveau actifs sur le marché des mixtapes (The Cold Corner 3 à venir de Lloyd Banks, l'excellent Before The Beast de Young Buck...). Coté business, ses deals avec Effen Vodka et SMS audio sont prometteurs.
En résumé, aujourd'hui, plus de beefs - G-Unit parle même de partir en tournée avec Dipset et The Lox, soit deux anciens groupes "ennemis" -, un avenir musical prometteur à confirmer avec un album en bonne-et-due-forme, un retour gagnant de la machine de guerre musicale la plus puissante du début des années 2000... J'ai entendu revival?

Alors, oui, les chiffres, parlons-en... PERSONNE ne vend plus comme ça depuis 2005, et c'est pour ça que c'est d'autant plus marquant : 50 Cent est le dernier à l'avoir fait! Assimiler le statut de superstar de 50 cent à ses ventes entre 2002 et aujourd'hui n'a aucun sens... Le plus gros vendeur aux Etats Unis c'est Eminem, et sur ces 5 dernières années son plus gros succès, Recovery, s'est vendu à environ 17 millions d'exemplaires... Soit 2 fois moins que The Marshall Mathers LP, sorti en 2000. Et on parle du plus gros succès des 5 dernières années en Rap, toutes catégories confondues, et de très très loin.
Quant au renouvellement du genre lyricalement parlant, c'est aussi un non-sens. Bien sur, il parle toujours de gangs, d'argents et de filles. My Krazy Life, de YG, sorti récemment et considéré par beaucoup comme le meilleur album de 2014, avec de très bonnes ventes, ne parle QUE DE CA. Et je ne mentionne pas la Cash Money Army, qui à coup de Loyal, Anaconda et autres Hookah nous sort exactement les mêmes thèmes, avec le succès qu'on connait.
Alors oui, 50 cent n'est plus la superstar de 2003, comme toutes les superstars de l'époque, Eminem excepté. Mais il faut bien reconnaitre que faute de se résigner à couler, il sort largement la tête de l'eau, et qui sait, va peut être nous pondre un album de qualité dans les prochains mois.

Prime le 16/03/2015 à 17h01 - Réagir au message - Signaler - 1Soutenir +1

Et je ne mentionne pas la Cash Money Army, qui à coup de Loyal, Anaconda et autres Hookah nous sort exactement les mêmes thèmes, avec le succès qu'on connait.

Prime le 16/03/2015 à 17h00 - Réagir au message - Signaler - 0Soutenir +1

Quant au renouvellement du genre lyricalement parlant, c'est aussi un non sens. Bien sur, il parle toujours de gangs, d'argents et de filles. My Krazy Life, de YG, sorti récemment et considéré par beaucoup comme le meilleur album de 2014, avec de très bonnes ventes, ne parle QUE DE CA.

Prime le 16/03/2015 à 17h00 - Réagir au message - Signaler - 0Soutenir +1

En résumé, aujourd'hui, plus de beefs - G-Unit parle même de partir en tournée avec Dipset et The Lox, soit deux anciens groupes "ennemis" -, un avenir musical prometteur à confirmer avec un album en bonne-et-due-forme, un retour gagnant de la machine de guerre musicale la plus puissante du début des années 2000... J'ai entendu revival?

Alors, oui, les chiffres, parlons-en... PERSONNE ne vend plus comme ça depuis 2005, et c'est pour ça que c'est d'autant plus marquant : 50 Cent est le dernier à l'avoir fait! Assimiler le statut de superstar de 50 cent à ses ventes entre 2002 et aujourd'hui n'a aucun sens... Le plus gros vendeur aux Etats Unis c'est Eminem, et sur ces 5 dernières années son plus gros succès, Recovery, s'est vendu à environ 17 millions d'exemplaires... Soit 2 fois moins que The Marshall Mathers LP, sorti en 2000. Et on parle du plus gros succès des 5 dernières années en Rap, toutes catégories confondues, et de très très loin.

Prime le 16/03/2015 à 16h58 - Réagir au message - Signaler - 0Soutenir +1

Là où je diffère, c'est pour l'état des choses aujourd'hui. En 2011, 50 Cent a signé Kidd Kidd. Contrairement aux errements des années 2006-2007 de G-Unit Records (genre Young Hot Rod), cet artiste a un réel talent de freestyle, et se retrouve sur des titres de 50 tels OJ ou We Up, qui ont bien tourné sur le web. 50 cent, qui, à la suite du décès de Chris Lighty en 2012, se réconcilie avec Fat Joe. 50 cent qui sort en 2014 Chase The Paper, avec Prodigy et... Styles P, lui aussi ancien ennemi de G-Unit. G-Unit, que 50 réunit lors du Summer Jam 2014, evenement qui passe pour le plus marquant du festival... Les 5 artistes (les 2 membres originaux Lloyd Banks et Tony Yayo, Young Buck fraichement sorti de prison et Kidd Kidd) sortent 2 EP à 6 mois d'intervalle, en moins d'un an, dont le premier est très bien accueilli (le second vient tout juste de sortir). Ils multiplient les interviews et émissions de radio, et sont de nouveau actifs sur le marché des mixtapes (The Cold Corner 3 à venir de Lloyd Banks, l'excellent Before The Beast de Young Buck...). Coté business, ses deals avec Effen Vodka et SMS audio sont prometteurs.

Prime le 16/03/2015 à 16h58 - Réagir au message - Signaler - 0Soutenir +1

Cet article a au moins un an de retard.

L'analyse est relativement pertinente en ce qui concerne la période 2005-2011 : oui, 50 cent s'est perdu dans ses différents business, ses beefs et ses signatures, et a épuisé au maximum son filon gangsta rap acidulé. Je me permet tout de même de préciser que dans Piggy Bank, il n'attaque pas Fat Joe et Jada "sans raison" : ils ont posé sur New York de Ja Rule, que 50 a pris (à tord ou a raison) comme une attaque personnelle.

Prime le 16/03/2015 à 16h57 - Réagir au message - Signaler - 0Soutenir +1

Bel article. J'ai apprécié

Puristedemerde le 15/03/2015 à 05h04 - Réagir au message - Signaler - 0Soutenir +1

tres bien ecrit.. bravo.. v

K12v le 14/03/2015 à 09h56 - Réagir au message - Signaler - 1Soutenir +1

N'oublions pas que l'un des buts de Fifty dans la musique était d'arriver à cette richesse et cette accumulation matérielle ! Ton article est bien écrit, il fait écho à ce qu'avez écrit NOisey/Vice lors de la sortie de son skeud Animal Ambition est qui misait sur un retour de premier plan pour le rappeur et son crew G-Unit !

Dimehpush le 14/03/2015 à 00h42 - Réagir au message - Signaler - 1Soutenir +1

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