Comme quoi, le rap ne rime pas toujours avec »bling-bling »…
À en croire le peloton de tête des charts américains, le hip hop est une aubaine financière. Pourtant, si l’on s’y penche de plus près, quelques bémols viennent contraster les dorures apparentes. Nombreux sont les rappeurs et gérants de label qui ont dû déposer la clef sous la porte, contraints de déclarer officiellement le statut de « faillite » afin de pouvoir prendre un nouveau départ. Le site musique.jeuxactu.com a dressé le classement des plus grands échecs ayant marqué le rap game.
Warren G
Le demi-frère de Dr Dre a enregistré de nombreux succès, notamment avec son premier album intitulé Regulate…G Funk Era, écoulé à plus d’un million d’exemplaires. Pourtant, le rappeur et producteur a enchaîné une série de mauvaises décisions ayant conduit son business directement au fond du trou. Les recettes enregistrées par l’album de 213, celles de I Want It All et de In the Mid-Nite Hour n’ont pas suffi à combler les dettes du label. Tandis que ces projets se sont écoulés dans le monde à raison de plusieurs millions d’exemplaires, Warren G n’en n’a pas touché un dollar.
Young Buck
Tout a basculé pour le rappeur anciennement membre de la team Cash Money le jour où il s’est disputé avec 50 Cent, le patron du label auquel il s’était rallié (G-Unit). Le boss a refusé de lui rendre son contrat, condamnant Young Buck à ne plus sortir aucun album. Après le carton de Straight Outta Cashville écoulé à plus de deux millions d’exemplaires et Buck the World, certifié d’un disque d’or, le rappeur s’est retrouvé au « chômage technique ». Sa maison lui a été saisie ainsi que ses biens dont son studio d’enregistrement, par la suite revendus aux enchères. Il se pourrait même que son nom d’artiste lui soit retiré. Il ne faut pas titiller le boss !
Beanie Sigel
Le rappeur, signé sur l’ancien label de Jay Z, Roc A fella Records, a omis de payer ses impôts. Les six albums alors à son actif n’ont pas été suffisants pour régler les 700 000$ d’impôts exigés par le fisc. Beanie Sigel écopera alors de deux ans de prison, mettant définitivement fin à sa carrière.
MC Hammer
Tout été pourtant bien parti pour MC Hammer. Son apparition dans le célèbre magazine Forbes, avec près de 33 millions de recette en l’espace d’une année, lui aurait-elle porté l’oeil ? En tout cas, le hitmaker, a rapidement senti le retour de la médaille. Son train de vie luxueux ainsi que ses relances d’impôts ont enregistré une dette de plus de 12 millions de dollars. Quelques années plus tard, MC Hammer tentera de relancer sa carrière en signant chez Death Row Records, sans succès.
Ja Rule
Le rappeur a été incarcéré après avoir oublié de déclarer près de trois millions de dollars de revenus. Ne pouvant pas régler ses dettes, le fisc s’est empressé de faire incarcérer l’ancienne star de Murder Inc.
Xzibit
Bien que son album ait cartonné aux États-Unis en décrochant le titre de platine, Xzibit a tenté de se déclarer en faillite entre l’année 2009 et l’année 2010. Ses rôles au cinéma et son émission Pimp my ride n’auront pas suffi à combler ses dettes envers le fisc s’élevant à près d’un million de dollars.
Master P
Après avoir amassé plusieurs millions de dollars durant sa carrière de rappeur et de patron de No Limit Records, Master P s’est déclaré en faillite personnelle. Le rappeur venu de la Nouvelle Orléans a toutefois réussi à rebondir en fondant un nouveau label (New No Limit) quelques années plus tard.
Suge Knight
Le boss de Death Row Records avait fondé un véritable empire en signant Dr.Dre, Snoop Dogg ou encore Tupac. Mais la mort de ce dernier accentuée par le départ des deux autres ont mis fin à son règne. Suge Knight s’endette jusqu’à devoir plus 12 millions aux impôts. Il passe alors par la case prison et déclare à la cour être ruiné.
Bow Wow
Le rappeur membre de Cash Money, contrairement à ce qu’il nous laisse penser dans ses clips, ne roule pas sur l’or. L’an dernier, il aurait déclaré devant un tribunal que ses revenus ne s’élevaient pas à plus de 6 000$ par mois (4 000$ versés par le label et 2 000€ versés par une émission de télévision qu’il co-anime avec deux autres personnes). Et ce n’est pas son album qui va changer la donne puisque le projet est sans cesse repoussé.
Nas
On ne pensait pas retrouver Nas dans ce classement et pourtant. Le rappeur ne se serait pas remis de son coûteux divorce avec son ex femme, Kelis. Le fisc qui lui réclamait près de 6 millions de dollars est allé jusqu’à se servir directement auprès de la société Live Nation en prélevant son salaire versé lors de sa tournée avec Lauryn Hill.