Cela fait maintenant près d’une vingtaine d’années que le rap connaît des succès commerciaux en France.
Au cours de la décennie 90, des groupes comme NTM ou Expression Direkt reprochaient à certains de leurs « confrères » de pratiquer un rap trop commercial. Les polémiques au sujet de ce qui est underground ou ce qui ne l’est pas n’ont jamais réellement cessées depuis. Pour certains, elles n’ont pas lieu d’être. « Pendant longtemps, le rap était une culture parallèle. Un genre underground. Maintenant avec le rap on fait du business comme avec les autres styles », analyse pour sa part Youssoupha, à l’occasion d’un entretien accordé à la version suisse de 20 Minutes.
Aujourd’hui, un groupe comme La Sexion d assaut connaît un succès commercial phénoménal, en alternant le rap et le chant. Au début des années 2000, le 113 et DJ Medhi n’avaient pas hésité à s’aventurer sur le terrain de la musique électronique. « Je fais partie des gens qui pensent que le rap est maintenant complétement intégré à la culture pop », poursuit Youssoupha, indiquant que le côté populaire du rap favorise à la fois l’ouverture et le rassemblement.