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Kool Shen : « Quand on a commencé il n’y avait pas de Rap en France. »

Kool Shen : « Quand on a commencé il n’y avait pas de Rap en France. »

La partie sombre du nique ta mère s’apprête à sortir Sur le fil du rasoir, un 3ème album solo, le 26 février prochain. L’occasion d’évoquer avec l’artiste son parcours et ce qui fait son actualité…

L’homme a tendance à retourner vers ses premiers amours… Kool Shen en est une nouvelle illustration. Une vingtaine d’année dans le monde de la musique permet vraisemblablement d’en faire le tour plusieurs fois… Pas étonnant alors que Kool Shen ait décidé d’aller explorer, avec succès, d’autres horizons ces dernières années avant de revenir dans le milieu. Un retour qui a débouché sur la sortie de ce nouvel album solo nommé « Sur le fil du rasoir », qui sera disponible à compter du 26 février prochain. A cette occasion, l’ancien membre d’NTM a accordé une interview dense et variée devant les caméras de Booska-P.

Je n’avais pas dans l’idée de faire un album

De retour avec un nouveau projet, 7 ans après le précédent, l’artiste entame son disque avec le morceau « déclassé » où il explique ce qui l’a poussé à revenir dans le domaine du rap français : « Dans l’album précédent j’avais déjà fait cette démarche…Quand tu fais ton retour tu sais très bien que tu vas subir ce genre de trucs, à savoir : Pourquoi tu reviens ? J’aime bien la musique, j’ai commencé par là, j’y reviens. J’ai été complètement en dehors de la musique pendant 4/5 ans et un jour, en 2014, Busta Flex me propose le morceau Soldat avec lui, Kossity et Zoxea…ça m’a redonné l’envie d’écrire. J’ai reçu des sons, j’ai commencé à faire des morceaux…sans avoir l’idée de faire un album. Il y avait de la matière pour écrire mais ce n’est pas le contexte qui m’a poussé à revenir, même l’adrénaline de la scène que j’ai toujours aimé, ça n’a pas joué dans ce choix. » explique-t-il.

Quand je me suis lancé, il n’y avait même pas de rap en France

Ces dernières années, Kool Shen s’est adonné à de nombreuses autres activités, souvent avec une grande réussite : « Concernant le poker, j’ai toujours aimé les cartes, ça jouait beaucoup dans mon quartier. En 2006, je découvre les World Poker Tour sur Canal +, je découvre ses règles et je commence à jouer au casino puis en ligne. J’ai eu ensuite des sponsors qui m’ont permis de ne pas prendre de risque en jouant mon propore argent et j’ai été amené à cotoyer les meilleurs joueurs du monde ce qui permet de brûler des étapes dans ma progression. » raconte-t-il avant de revenir sur sa relation avec le football durant sa jeunesse : « A 15 ans, je ne voulait partir en centre de formation à Lens parce que c’était loin de chez moi. J’ai mis le football de côté et je suis tombé dans la culture hip-hop, la danse, le graffiti… A cette époque, il n’y a même pas encore le rap en France, il n’y avait pas d’exemple de carrière. Mon père ne l’a pas bien pris, c’était un peu interdit de parler de football à la maison mais il a respecté mon choix. «  ajoute-t-il.

Je suis allé vers le cinéma à reculons

Désormais devenu un véritable acteur reconnu dans la profession, Kool Shen n’avait pourtant pas vocation à intégrer le septième art :  » On est venu me chercher pour le film Abus de faiblesse (2014)…J’y suis allé à reculons mais mon entourage, qui croit que je peux tout faire, m’a poussé à y aller et ça s’est plutôt bien passé. Ensuite tu as un agent qui vient…J’ai fais une série pour Arte qui s’appelle Paris, puis un téléfilm pour Canal + qui s’appelle Le soldat blanc. Cette année, je suis sur un film avec Tahar Rahim nommé Réparer les vivants… » conclut-il.

L’album Sur Le Fil de Kool Shen est disponible en pré-commande ici.

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