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Quel est le meilleur film de Quentin Tarantino ? [DOSSIER]

Posté le 11 Janvier 2016 à 12h43, par Aurelien
Quel est le meilleur film de Quentin Tarantino ? [DOSSIER]

En 2016, faire de Quentin Tarantino son réalisateur préféré est aussi original que d’aimer Drake, The Wire et les Air Jordan VI. Cinéaste cinéphile et cinéphage, le plus célèbre ancien employé de vidéo-club a su marquer comme personne son époque avec un style immédiatement reconnaissable.

Si sa passion encyclopédique du septième art est parfois un peu trop vite confondue avec du génie, il n’en demeure pas moins, comme un Dr Dre ou un Kanye West dans leur genre respectif, un curateur hors pair animé par une authentique vision créatrice.

Alors que vient de sortir dans les salles obscures son huitième opus qui selon ses dires sera bien son antépénultième avant de raccrocher les gants, retour sur une carrière déjà longue d’un quart de siècle avec ce top de ses films classés du pire au meilleur.

Note : les titres sont en VO car rien ne justifiera jamais de voir un de ses films doublés en français, ne serait-ce que pour la voix de Samuel L. Jackson.

 

8. The Hateful Eight

Oops, ce qu’on espérait ne jamais voir arriver a fini par arriver : un mauvais film de Tarantino. Et pourtant Dieu sait que sur le papier ce huis clos hivernal à mi-chemin entre le western spaghetti et le thriller psychologique avait de quoi mettre en haleine.

Passé le grandiose des premières images tournées en 70 mm, ce mélange de Cluedo, Agatha Christie, Sam Peckinpah et The Thing de John Carpenter se perd dans un scénario qui surdramatise à n‘en plus finir le moindre enjeu.

Verbeux à l’excès, ce Reservoir Dogs dans le blizzard se paye le luxe de durer près de trois heures, ce qui est vite très (trèèès) long quand tous les rebondissements sont cousus de fil blanc et que l’on se contrefout du sort des personnages.

Non pas que les acteurs soient mauvais (mentions spéciales à la revenante Jennifer Jason Leigh et au shérif Walton Goggins), mais ils sont tenus par des rôles qui les sous-exploitent outrageusement (Michael Madsen), les confinent à la caricature (Tim Roth en copié collé de Chritopher Waltz) et globalement les privent de profondeur. Un comble là encore vu la longueur du film…

À croire que Tarantino s’est attelé à parodier avec emphase tout ce qui a fait le succès de son cinéma, avec en point d’orgue ce déferlement de violence gratuite dans la dernière heure qui vire au grand-guignol.

Certains pourront toujours se tirer sur la tige en voyant dans ces Huit Salopards une personnification de l’Amérique ou une mise en abyme de la question raciale, rien n’y fait : on s’ennuie ferme.

 

7. Death Proof

« C’est le plus mauvais film que j’ai fait. Mais pour un mauvais film, c’est plutôt pas mal non ? » Voilà qui résume bien les choses. Si Death Proof n’est pas un bon Tarantino, cela reste un film très correct – et bien meilleur que n’importe quel Fast & Furious.

Un peu paresseux, un peu bancal, ce cinquième film doit être pris tel qu’il est pour être apprécié à sa juste valeur : en dépit de ses têtes d’affiche et de son budget, il s’agit d’un authentique film d’exploitation qui jamais ne prétend s’élever au-dessus de ses modèles.

Un exercice limité par essence donc et qui affiche en sus quelques longueurs (bordel tu vas la faire ta foutue lap dance Butterfly ?), mais réserve aussi quelques moments de réjouissance comme la course poursuite finale, l’excellent Kurt Russell (qui à chaque vision donne envie de s’envoyer une assiette de nachos) ou certains dialogues girly qui ne manquent pas de flow.

 

6. Inglourious Basterds

Sur le papier on allait voir ce qu’on allait voir avec ce projet maintes fois repoussé qui se voulait une relecture du film de guerre doublée d’une histoire de vengeance.

Au final on a certes vu des nazis qui prennent cher dans le baba, une mise en scène appliquée et des acteurs qui s’amusent à cabotiner à tout-va, mais le feu d’artifice ne prend jamais vraiment aussi bien qu’espéré.

À trop vouloir jouer au plus malin, Tarantino s’essouffle un peu. La faute peut-être à ces deux histoires qui s’entremêlent un brin artificiellement, à ce comique bavard qui s’écoute un peu trop ou à ce côté puéril qui lasse par moment.

Contrairement donc à ce qu’il fait dire à l’un de ses personnages dans la dernière scène, Tarantino est loin d’avoir réalisé là son chef d’œuvre.

[Au passage, avez-vous remarqué que Donny Donowitz alias l’Ours Juif (Eli Roth) porte le même nom que Lee Donowitz, le producteur dans True Romance, scénarisé par QT ? Cette coïncidence qui n’en est pas une marque la continuité de l’univers de Tarantino, univers dans lequel Hitler a donc fini mitraillé et brûlé dans un cinéma parisien. #Inception]

 

5. Django Unchained

Plus gros succès commercial du réalisateur, ce western qui conte la genèse d’un super-héros black au temps de l’esclavage est à bien des égards jouissif en diable. Et comment pourrait-il en être autrement quand est offerte aux vaincus une chance sans pareille de se venger, et de surcroît avec la manière ?

Le duo de méchants interprétés par Leonardo DiCaprio et Samuel L. Jackson (qui mériterait tout autant que Léo le titre de meilleur acteur à n’avoir jamais reçu un Oscar) fonctionne à merveille, tandis que Jamie Foxx fait parler la poudre sur du 2Pac et du James Brown.

Question comédie, la séquence sur les cagoules du futur KKK peut sans risque être qualifiée de culte.

Ah si seulement le film avait duré une demi-heure de moins et proposé une fin un peu moins convenue…

 

4. Reservoir Dogs

Sept minutes trente. C’est le temps qu’il aura fallu au monde pour être touché en plein sternum par l’électrochoc Tarantino, le temps d’une séquence d‘ouverture qui à elle seule résume tout le talent du bonhomme.

Narration, musique, dialogue, culture pop… Reservoir Dogs sample et remixe à tour de bras les codes du cinéma de genre en racontant une histoire mille fois racontée auparavant. La copie rendue est à la fois brillante, drôle, novatrice, irrévérencieuse, le tout bien souvent en même temps.

Chris Penn (parti trop tôt), Harvey Keitel et Steve Buscemi décrochent là chacun un ticket au panthéon du septième art.

Et franchement qui sur cette planète n'a pas kiffé les petits pas de danse exécutés par Mr Blonde ?

 

3. Jackie Brown

Difficile de succéder à un classique, surtout quand ce classique s’appelle Pulp Fiction et qu'est pris le parti de proposer un métrage sobre, presque dénué d’effets de manche (garde-robe d’Ordell mis à part).

Dans un Los Angeles languissant au possible, on roule, on discute du temps qui passe et on écoute les Delfonics. Happés par leurs vécus, chaque personnage cherche sa porte de sortie. Et puis très vite une douce mélancolie imprègne la pellicule, faisant passer l’histoire au second plan.

Filmée amoureusement, la sculpturale Pam Grier illumine le film d’un charisme que rien n’altère, pas même ses costumes usés d’hôtesse de l’air. Le couple empreint de non-dits qu’elle forme avec le magnétique Robert Foster est des plus soulful.

À sa sortie Jackie Brown ne rencontra pas le succès escompté et Tarantino ne refit jamais un film comme celui-ci, et c’est bien dommage. Libre à vous de le classer numéro un, personne ne vous en tiendra rigueur.

 

2. Pulp Fiction

Pulp Fiction, le film le plus cool du monde. Le film le plus imité de sa génération. Le film qui pourrait durer toute la vie tant pourraient se prolonger encore et encore les histoires croisées de cette mosaïque de 12 personnages tous plus iconiques les uns que les autres.

Bien plus qu’un classique, cet hommage à la série B, au cinéma indépendant et à la culture bis appartient au club très fermé des films qui une fois tous les 10 ans modifient en profondeur le paysage cinématographique (Star Wars, Easy Rider, Top Gun…).

Moralement il y a même de quoi se sentir un peu mal de ne l’avoir classé que deuxième…

 

1. Kill Bill

Oubliez sa sortie séparée en salle, Kill Bill ne forme qu’un seul et même film qui conte dix chapitres durant l’histoire de Beatrix et Bill, deux cœurs trop grands pour s'aimer dans le monde dans lequel ils vivent.

Tout ce qui fait la beauté et le génie du cinéma de Tarantino est ici magnifié. Kill Bill c’est Pulp Fiction et Jackie Brown dans le même film.

La linéarité du scénario de la première partie permet une mise en scène virtuose du mouvement (ou quand l'esthétisme de la violence devient le spectacle cinématographique par excellence), tandis que le cinéma de narration reprend le dessus dans une seconde partie plus proche du western.

C’est long, c’est beau, c’est triste, à l’image de cette scène de retrouvailles sur la devanture d’une église interprétée par Uma Thurman et David Carradine nés pour leurs rôles.

Vengeance et mélancolie s’entrelacent à n’en plus finir sur les obsédants Bang Bang et About Her, jusqu’à cette confrontation finale tout sauf triomphante, et au goût somme toute amer.

Kill Bill c’est le sommet indépassable de la filmographie de Quentin Tarantino. Tout ce qu’il a fait avant a pavé le chemin de son plus beau chef d’œuvre, tout ce qu’il fera après souffre de devoir tenir la comparaison.

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Auteur (@AurelienBurlet )

Aurelien : « Certains veulent un boule, d'autres des sapes, beaucoup veulent faire fortune, je voulais juste être cool » (1593 articles publiés) Aurelien est sur twitter, vous pouvez le contacter sur @AurelienBurlet.

9 commentaires sur la news

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Top Commentaires

On imagine Aurélien Burlet cliquant et recliquant sur Google à la poursuite d'anecdotes et de classement pour écrire son article. Consternant de narcissisme et de prétention. Ou quand un simple pigiste nous offre son jugement définitif sur l'oeuvre d'un cinéaste singulier.

Vhgck le 11/01/2016 à 15h26 - Réagir au message - Signaler - 0Soutenir +1

Mettre le dernier Tarantino en 8em c'est ne pas l'avoir vue.

Aerisis le 11/01/2016 à 15h31 - Réagir au message - Signaler - 0Soutenir +1

Tous les Commentaires

Aurélien : Obama rencontre Kendrick.Lamar, Obama reprend Hotline Bling, Obama interviewé par Jerry Seinfield... Et toujours les mêmes benêts pour s'extasier devant ce cirque.

Non ça va franchement je trouve ça plus digne de s'extasier sur Obama que comme toi faire continuellement la promotion des attention whores du rap mais bon c'est mon avis, faut pas se vexer tu sais, être pigiste c'est aussi accepter la critique de ses lecteurs. Tes articles sont très, mais alors, très loin de représenter le vrai rap. T'es le maillon de la chaîne qui ne sert qu'à faire des articles-à-cliques, et quand c'est pas des articles-à-cliques, c'est des navets qui prétendent démontrer que tu as un minimum de culture général alors que la moitié de ton cerveau est pollué par les prostitués du show biz que tu idolâtres tant. A et la prochaine fois réponds moi directement ça sera plus simple ;)

Sarkolepasbeau le 15/01/2016 à 16h12 - Réagir au message - Signaler - 0Soutenir +1

1) Je n'idolâtre personne.

2) Les meufs dans le rap ça existe. On peut en parler on ne parle pas que de ça. Je ne vois même pas où est le problème.

3) T'as le droit de pas être d'accord avec le classement (cf la toute première ligne de l’article). Je pense avoir argumenté tous mes choix et montré au passage que le cinéma de QT je le connais bien). Libre à toi de faire de même.

Bien à toi la terreur :)

Aurelien le 15/01/2016 à 16h12 - Signaler - 0Soutenir +1

c'est des malades ils ont mis les 8 ****ard en derniers et on osé dire que django dure 30 minutes de trop, booskap faut arêtter le shit

Bendo le 15/01/2016 à 15h40 - Réagir au message - Signaler - 0Soutenir +1

Aurélien t'es bon qu'à faire des articles sur les boules des prostituées du show biz, laisse tomber la critique cinéma c'est pas fait pour toi

Sarkolepasbeau le 13/01/2016 à 19h31 - Réagir au message - Signaler - 0Soutenir +1

Les Huits ****ards "mauvais film"... Ce site n'a définitivement aucun goût. Ce n'est pas parce qu'il prend le temps de se poser pendant une heure que c'est un mauvais film.. Il a un côté théâtral qui peut dérouter mais de là à dire "MAUVAIS" non quoi... Et vous affirmez ça comme si c'était un fait objectif alors que le film est adulé par la critique internationale et qu'énormément de monde considère The Hateful Eight comme son meilleur film... Bref s'il vous plaît arrêtez de vous improviser critique de cinéma si vous n'avez aucune capacité d'immersion.

Billybob le 12/01/2016 à 17h01 - Réagir au message - Signaler - 0Soutenir +1

Déjà il est tout aussi subjectif de considérer un film raté ou réussi.

Tout ce qui est réussi dans Pup Fiction

Aurelien le 12/01/2016 à 17h01 - Signaler - 0Soutenir +1

Hey booska-p ! Au début vous vous occupez de balancer du rap FR méconnue des radio et sa le faisait ! Maintenant vous toucher à tous et vous vous perdez donc dans toute cet **** ...

Pour en revenir à ce classement svp ... on ne parle pas de ce que l'on ne connaît pas ! **** nan mais un responsable de plus de 22 ans à vue le classement et l'as validée ? Sérieusement the 8 full hate en dernier ... ok c'est un peu long mais bon s L Jackson est terrible et tout les acteur ne sont pas la par hasard ect Bref ... tarantino coi !

Sur ce ... laisser tomber les critique de cinéma !

Paps le 12/01/2016 à 13h13 - Réagir au message - Signaler - 0Soutenir +1

Mettre le dernier Tarantino en 8em c'est ne pas l'avoir vue.

Aerisis le 11/01/2016 à 15h31 - Réagir au message - Signaler - 0Soutenir +1

On imagine Aurélien Burlet cliquant et recliquant sur Google à la poursuite d'anecdotes et de classement pour écrire son article. Consternant de narcissisme et de prétention. Ou quand un simple pigiste nous offre son jugement définitif sur l'oeuvre d'un cinéaste singulier.

Vhgck le 11/01/2016 à 15h26 - Réagir au message - Signaler - 0Soutenir +1

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