Est-ce que tout les stars de la musique vivent à 200 cent à l’heure, prennent des risques et meurent jeunes?
Une étude menée aux US souhaite donner enfin une réponse à ces interrogations.
Le schéma suivant combine genres de musiques à travers le temps (classés du plus ancien au plus jeune) et sexe afin de constater qui entre les musiciens et les citoyens lamba ont la meilleure espérance de vie. Les musiciens issus des genres plus anciens (Blues, Jazz, Country, Gospel) ont ainsi bénéficié d’une espérance de vie supérieure ou égale à celle de la population américaine de la même époque.

Les musiciens issus du R&B, de la Pop, de la Folk et de la Word Music ont quant à eux une espérance de vie inférieure à la population américaine.
Enfin, il est intéressant de constater que la différence d’espérance de vie s’accroît fortement entre les musiciens du dernier groupe. C’est-à-dire que les artistes des genres les plus récents comme le Rock, la musique électronique, le punk, le métal et le rap meurent beaucoup plus jeunes que la population globale des Etats-Unis.
Une remarque à garder à l’esprit toutefois; si les musiciens issus des genres les plus récents meurent plus tôt cela est aussi explicable par le fait que ces styles musicaux nouveaux n’ont pas permis à leurs artistes d’avoir une durée de vie plus importante (contrairement au Jazz ou au Blues par exemple).
Le schéma ci-dessous montre que la cause du décès des artistes diffère aussi selon selon le genre musical. Ainsi, pour les musiciens masculins, tous genres confondus, les morts accidentelles (incluants les accidents de voiture et les overdoses) comptent pour presque 20% des décès. Mais les morts accidentelles sont plus fréquentes chez les rockeurs (24.4%) et les métalleux (36.2%).

Le suicide rentre en compte pour 7% des motifs de décès. Cependant, pour les punks, ce dernier compte pour 11%. Encore pire pour les métalleux: 19.3% ! Seul 0.9 des musiciens gospes sont décédés à cause d’un suicide.
Enfin, en ce qui concerne le meurtre, cela représente 6% du total des décès de l’échantillon. Mais ce résultat est vite contrebalancé chez les rappeurs, le meurtre atteignant 51% des causes de décès.