Quelques semaines après son départ précipité de l’Olympique de Marseille, Marcelino se confie. Dans un entretien accordé à la presse française, le technicien espagnol est revenu sur sa courte expérience dans le Sud de la France.
« Un club aussi grand ne peut pas être manipulé par quelques-uns »
En tout et pour tout, Marcelino ne sera resté que trois mois sur le banc de l’Olympique de Marseille. Alors que Gennaro Gattuso est venu remplacer le technicien espagnol, ce dernier s’est confié dans un entretien accordé à L’Équipe. Quand on lui demande de donner ses sentiments quant à son passage au sein du club phocéen, le natif de Villaviciosa déclare, dans des propos retranscrits par RMC Sport :
« Très en colère, déçu et triste. Nous avions mis tout notre enthousiasme pour développer un projet super attractif, dans un grand club. En tout cas, on pensait que c’était un grand club dans tous les sens du terme, mais ces événements déplorables démontrent que ce n’est pas un club aussi grand que ce qu’il voudrait être. Certains supporters radicaux qui veulent influer en permanence sur les événements l’empêchent d’être un grand club […] Mon expérience très courte me fait penser que c’est un club où créer un projet est absolument impossible. Parce qu’un club aussi grand ne peut pas être manipulé par quelques-uns. Les clubs sérieux sont dirigés par le haut, et chaque problème, chaque situation est gérée et sanctionnée si besoin. »
L’homme de cinquante-huit ans conclut finalement en évoquant le rôle des supporters à Marseille : « Les supporters sont des supporters, ils transmettent de la passion et ils sont nécessaires. Vivre les matchs à domicile au Vélodrome, c’est magique, vraiment, c’est différent de tout ce que j’ai vécu. Donc les supporters encouragent, les dirigeants travaillent et, à la fin de la saison, on fait les comptes. Mais pas après deux mois. Cela semble vouloir dire que tout a été orchestré bien en amont. Les clubs doivent évoluer, pas régresser. Et l’OM, comme le montrent les résultats depuis un bout de temps, est un club qui, au lieu d’évoluer, régresse. »