Le stéphanois Alejandro Alonso a du soudainement arrêté sa carrière en raison d’une maladie…
Et soudain tout s’arrête, c’est en quelque sorte le cauchemard de tout footballeur que vient de vivre le stéphanois Alejandro Alonso. Après onze ans d’une longue carrière qui l’aura vu passer par Huracan (Argentine), Bordeaux, Monaco et Saint-Etienne, l’argentin se voit être dans l’obligation de raccrocher les crampons en raison d’une maladie touchant sa colonne vertebrale.
« C’est incroyable »
Dans le quotidien L’Equipe, l’ancien milieu de terrain raconte le calvaire du quotidien d’un malade atteint de spondylarthrite ankylosante: « Cela fait six mois que je ne fais plus une nuit. C’est incroyable. J’ai été obligé de réduire les anti-inflammatoires à cause des diarrhées et des dégâts provoqués. A forte dose, ils sont plus toxiques que l’alcool ou la cigarette. Mais la douleur me réveille toujours la nuit. Je me lève, je marche dans la maison, un verre d’eau à la main, je zappe devant la télévision et je me recouche. » explique-t-il.
« Je ne guerirais pas »
Licencié par les verts qui lui ont proposé une reconversion au sein de leur cellule de recrutement, l’homme se prépare à entamer une longue traversée du désert pour lutter contre la maladie: «Ce traitement va m’affaiblir et m’obliger à prendre des antibiotiques pendant les quatre premiers mois. Mais il peut me soulager. Je sais que je ne guérirai pas. Toute ma vie sera désormais ainsi. Je me console en me disant que je ne souffre pas d’un cancer incurable et que je ne devrais pas me retrouver paralysé à 50 ans.» positive-t-il, preuve que même si certains pensent que c’est le cas, être footballeur ne rend pas intouchable.