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J'suis incompris de tous ces hommes qui feraient tout pour m'interner,
depuis l'enfance depuis toujours depuis la cours de maternelle,
incompris au point de croire que tous ces chiens ne m'ecoutent pas,
quand je criais mon innocence il comprenait je suis coupable,
Ici-bas le coeur encaisse mais reste toujours en bon etat,
Mis à l'ecart depuis tout jeune ça fout la honte le bonnet d'âne,
incompris comme à l'epoque l'etait le rock et les santiags,
de ces bourgeois qui parlent de nous de ces médias qui nous endiablent,
incompris de nos parents c'est pas des larmes de crocos,
les années passent et nous séparent et ouais Fifty c'est pas Cloclo,
on s'enferme en regardant des horizons qui s'assombrissent,
ils comprennent pas parc'que la vie etait plus belle en 70,
2002 dans la famille j'etait la honte le delaissé,
pointé du doigt parc'que tafé ne m'a jamais interessé,
incompris parc'que depuis qu'on a 10 piges on est des hommes et pas une seule de vos cravates ne peut oser m'donner des ordres,
incompris des plus belles femmes, celles qui m'aiment ont des coups de blues,
j'ai l'air mechant alors elle pensent que mes bisous sont des coups d'boule,
différent parc'que j'aime pas le ciné et les sorties,
parc'que j'suis trop dans la cité mes bouquets d'fleurs sont des orties,
si encore à mon devoir ou mes principes j'avais failli, mais si tout le monde etait comme moi, interflora ferait faillite,
incompris parc'que je n'suis pas les brebis mais les taureaux,
j'ai trop d'amour mais trop d'honneur j'suis indomptable comme Métau haut.
Vous comprenez pourquoi j'ai mal pourquoi j'ecris et j'me sens seul,
le voisinage me comprend pas ça sent l'mépris dans l'ascenceur pourtant j'fais des efforts ma politesse est en surdose mais pour ces gens j'aurais toujours le mot voyou ecrit sur l'torse,
incompris le psychologue m'a dit pourquoi tu ne joues pas, 15 ans plus tard il ne le sait, toujours pas,
incompris des politiques, de tous ces hommes, qui picolent, de tous ces fous qui détournent les fonds comme qui rigolent,
incompris parc'que la barbe est dominante dans mon ou peut etre pac'que le porc n'a pas sa place, dans mon assiette,
incompris de ce college qui se moquait de mes passions,
me repetait oublie le rap c'est bien trop leg' en redaction,
incompris on devient ouf on reve de tous les tuer, on s'entend pas c'est difficile, je plains les sourds, et muets,
incompris parc'que decris comme quelqu'un d'assez instable, la douleur frappe mais au final ne fait plus rien passé un stade.
j'suis incompris du surveillant parc'que ce con refuse de croire que son travail c'est la prison qu'il fera plus de taule que moi,
imparfait comme tous les autres mais les defauts je les endosse, quand j'ai mal ils me font croire que mes fractures sont des entorses,
incompris donc optimiste les sourires ne le sont pas j'ai vecu là dans les impasses où les touristes ne vont pas,
j'ai poussé au d'ssus des lois là ou les balles, atterissent, moi qui pensais que les gauloises c'etait le parc, Asterix,
incompris de ces vigiles j'en garde encore des traces de lutte, parc'que certains croient encore qu'a mon age on vole encore des princes de LU,
incompris de ces envieux qui pleurent souvent de tristes larmes,
ce gros batards a fait ceci a fait cela,
incompris des employeurs les demandeurs courent à leurs pertes,
ils font les beaux dans leurs bureaux lors'que nos mères nettoient leurs merdes,
incompris car ils se moquent de nos santés ou nos malheurs, parc'que pour tous ces fils de lâches nous n'avons pas les memes valeurs.