Thomas Gérard Idir, dit Sinik (ou S.I.N.I.K.) est un rappeur français né à Paris le 26 juin 1980, fils d'une mère francaise et d'un père Algérien, Gérard Idir. Il est considéré dans le milieu du rap comme l’un des « poids lourds », notamment pour ses qualités d’écriture dans ses textes et par des clashs contre Booba, entre autres. La qualité de ses trois albums l'ont aussi inscrit dans la liste des meilleurs rappeurs français. Ce rappeur originaire des Ulis a enchaîné les succès, et s'est fait connaître notamment à travers de nombreux featurings et apparitions sur des mixtapes.
Sinik né le 26 juin 1980, dans le 14ème arrondissement à Paris. Il a quatre ans quand ses parents déménagent aux Ulis dans l’Essonne à vingt-trois kilomètres au sud-ouest de sa ville natale, dans la cité des Bergères. Cette ville sera l’une des premières inspirations pour ses chansons, l’évoquant régulièrement dans ses morceaux.
Il y grandit, dans un appartement HLM. Dès l'âge de 6 ans, il se passionne pour le football, et se mettra en tête jusqu'à l'âge de 16 de devenir footballeur professionnel. Le jeune Thomas se rélève un avant-centre prometteur, endossant le numéro de son équipe.
Désintéressé des cours qu’il n’hésite pas à sécher, il quitte l'école en 4e, et il se passionne à l’âge de treize ans pour le rap, influencé par les piliers comme NTM ou IAM, mais surtout Ideal J, son inspiration majeure. Il rencontre à l'âge de 14 ans la future rappeuse Diam's, qu'il considèrera comme sa petite soeur, alors qu'il vendait de la drogue à la sortie du lycée Blaise Pascal d'Orsay.
A 16 ans, il se fait virer de chez lui par les huissiers, mais prendra régulièrement le RER dans le but de rester fidèle à ses amis. Il tombe dans la délinquance, manifestant notamment une haine envers la police (malgré le fait que sa soeur soit fonctionnaire de police), d’où des participations à des émeutes et violences contre les forces de l'ordre. Il aura de nombreux ennuis avec la justice en raison de trafics de drogue, de détention d'armes et de cambriolage, notamment avec mains armées. Ce tout constituant une incarcération d’un total de plus d'un an à la prison de Fleury-Mérogis où il y rencontrera le cannabis. Durant ses excursions, Diam's sera une des rares personnes de son entourage à rester en contact avec lui. Il déclarera que la prison n'est pas un remède contre le crime, que priver un homme de ses libertés, de sa famille cultive un esprit de revanche et le désir d'aller plus loin. << Quand je suis entré en prison, je savais que j'allais ressortir alors j'ai fait ce que j'avais à faire avant de repartir. >> Il parlera fréquemment de ces excursions (D3.3.2., Dans le vif) et rendra hommage dans de très nombreux morceaux à ses amis disparus.
En attendant l'album
Après cette jeunesse perturbée, il commence à voir le rap comme quelque chose de sérieux grâce à son amie Diam's, étant l'une des première personne à voir un espoir en lui. Il monte de nombreuse fois sur scène avec elle. Il passe par plusieurs collectifs dont l'Amalgame, créé au collège, qui deviendra Los Monzas grâce à la participation de rappeurs originaires des Amonts, qui évoluera en 1996 pour devenir le groupe de rap Ul'Team Atom avec notamment le rappeur Grödash. Découvrant qu’il n’est pas fait pour être en groupe, il quitte l'Ul'Team Atom pour se consacrer à sa carrière solo. C'est à ce moment qu'il commence à rapper dans les caves, et à affronter d'autres rappeurs dans les "battles" : c'est à cette époque qu'il crée son blaz "Malsain l'Assassin" ou "l'Assassin". Malgré son talent de rappeur et de clasheur, il ne gagne pas toujours et ne sait pas improviser en freestyle, ce qu'il fait qu'il prépare ces battles trois ou quatre mois à l'avance. Durant cette période, il vit de petits boulots (cuisine, gardien de parking, usine...). Il commence également à remplacer le football par la musique.
Après de nombreuses "mixtapes", il sort en 2000 sous le label 3.5.7. son maxi, Malsain, qui se vendra à 1000 exemplaires. Il participera à Mission Suicide, ce qui marquera un tournant dans sa carrière.. Avec l’argent récupérée, il fonde avec Karim et Nabyle Tamarat le label Six-o-nine qui le conduira à la gloire. C’est sous ce label qu’il sort en
Deux ans s’écoulent avant son premier "street CD" en collaboration avec le label Néochrome Hall Stars, En attendant l’album, faisant référence à son premier véritable album (La main sur le cœur). Sinik y fait preuve de talent, et d’un style d’écriture très personnel y évoquant sa vie, mais aussi la situation des banlieues et un point de vue sur le monde actuel. Ce street CD est considéré à ce jour comme son meilleur opus, voire un des meilleurs du rap. Il s'écoulera à plus de 40 000 exemplaires
La Main sur le Cœur
S’ensuit la consécration avec l’album La Main Sur Le Cœur, dont les thèmes sont similaires au premier CD, mais avec des collaborations comme Le Même Sang avec Diam’s, symbolisant leur amitié. Il y ajoute, en bonus, deux morceaux ayant figuré sur le street CD : le clash "L'assassin" et le morceau "Dis leur 2 ma part". Cet album se vend à plus de 250 000 d’exemplaires, et est certifié double disque d’or. Certaines personnes considèreront ce succès comme un coup de chance.
Sang Froid
En 2006 sort son deuxième album Sang froid, qui reprend le principe des albums précédents mais accumule les collaborations avec des rappeurs comme Tunisiano, Vitaa ou encore son idole Kool Shen.Dans cet opus, S.I.N.I.K explique que rien n'a changé depuis son disque d'or, qu'être célèbre n'est pas aussi simple qu'on le dit et se met dans la peau de plusieurs personnes (comme dans les morceaux "Autodestruction" et "Descente aux enfers"). 500 000 exemplaires se vendent avant que Sinik ne soit certifié disque de platine. Il confirme ainsi que son premier album n'était pas un coup de chance : Sinik est devenu un pilier du rap français. La chanson "Zone interdite" créa polémique en raison de la rime << Pour ceux qu'en ont marre de devoir plaider, marre de prendre des pv, marre de voir des pd >>. Il y fut accusé d'homophobie, ce que le rappeur niera en expliquant que la sexualité doit selon lui être modérée à la télévision et que deux hétérosexuels dans la rue pourrait également le heurter.
Après cette ascension, il décide de "prendre son souffle" ou de faire une pause.
Le Toit du monde
2007 sort Le Toit du monde, qui est une fois de plus un succès puisqu'il se vendra à plus de 200 000 exemplaires. Le titre de l’album prédit que Sinik y évoque plus les problèmes mondiaux, comme dans le morceau Daryl. En revanche, des morceaux comme "Rue des bergères" ou "Mes pensées" restent personnels. « Le Toit du monde » est une façon pour Sinik de dire qu’il a une vu d’ensemble sur le monde, un point de vue duquel on peut voir tout ce qui se passe, d’où le premier single de l’album De tout là-haut. Mais la vraie surprise de cet album réside dans le duo avec James Blunt, Je réalise, totalement inattendu. Il déclarera : « Le but, c'était de surprendre et de donner au public des choses qu'il n'avait pas eu auparavant [...] James Blunt est un artiste talentueux, c'est l'un des seuls artistes, hors rap, que je peux écouter et apprécier ».Dans l'album, le rappeur présente un autre rappeur nommé Cifack qu'il considère comme << la relève du rap français >>. Dans le morceau "L'Essonne Geless'", il innove en changeant de flow.
Cet album sera réédité en 2008 avec quelques bonus, comme son concert à Urban Peace .
Durant l’été 2008, le tube "Bienvenue chez les bylkas" (faisant référence au film Bienvenue chez les Ch’tis), issu de la compilation Raï’n’b fever 3, est diffusé à la radio, avec en featuring Big Ali et Cheb Bilal, aidant à faire vendre l’album, puis Sinik participe au concert Urban Peace 2, rassemblement des plus grand artistes hip-hop français, avec entre autres Rohff, Kery James ou encore Kenza Farah.
Ballon d'Or
Un "street CD" et l'album commun avec Diam's prévus pour 2009 sont annulés, Sinik annonçant qu’il allait sortir un dernier album en novembre intitulé "Ballon d’or", avant de se consacrer à une carrière de producteur (notamment du jeune rappeur Cifack qui a collaboré sur le morceau "1 Milliard d'Euros") : ainsi il passe à la nocturne de Skyrock pour présenter le single "Mort ou vif", publié en deux versions sur le site officiel : il demanda même à ses fans de voter pour la meilleure version. Le clip de la deuxième version de "Mort ou vif", monté comme un court-métrage, devient vite disponible sur Internet : il y montre Sinik en conflit avec des mafieux dans un château, avant que la discussion ne tourne à la fusillade. Une image qui sera ensuite associée au deuxième extrait de l'album, "Dangereux", dans lequel on constate une innovation sonore, notamment par l'effet d'Auto-Tune. La radio Skyrock diffusera ensuite le troisième extrait de l'album, "Adrénaline", où il change brusquement de flow : il expliquera que ceci est une évolution par rapport au morceau "L'Essonne Gelesse", qui figurait dans son précédent album : il déclarera que certaines personnes lui reprochaient un "flow" trop similaire à chaque morceau. Il a annoncé au site Hot 95, qu'un morceau avec Soprano, monté comme un duel de "flow" dans la veine d'"Adrénaline", figurerait sur l'album. Le rappeur sortira aussi l'opus "Gladiateurs", un morceau faisant penser à "Bienvenue chez Les Bylkas" qui avait fait un gros buzz l'année précédente : le but étant de soutenir l'équipe de foot d'Algérie pour qu'elle soit qualifiée en Coupe du Monde. Pour l'anecdote, Sinik a présenté son album au Parc des Princes, en faisant référence au titre de l'album qui sortira le 30 novembre 2009. Il passe ensuite au Planète Rap de Skyrock pour présenter l'album : il présente essentiellement des morceaux, ce qui excite les forums. La majorité des messages reçus seront positifs. Sinik expliquera que l'album est un mélange de morceaux punchline comme "Adrénaline" et sincères comme "Mauvaise Graine", très apprécié. Il y explique également le principe de la Réalité augmentée, une première qui permet de s'amuser avec l'album, à mixer et rejouer les morceaux, le tout en montrant la pochette ou le livret à une webcam.
Sinik, au début de sa carrière, a souvent été comparé au rappeur de Détroit, Eminem. Il y répondra dans le morceau "Dans le vif" : <>. Il est vrai que beaucoup de gens l'ont comparé car il est blanc et qu'il clash, mais certaines similitudes sont évidentes, notamment une écriture très personnelle, basée sur le vécu, et un goût pour le fait d'endosser un rôle ("Autodestruction" pour Sinik et "Stan" pour Eminem). Cette image de "Eminem français" s'est effacée avec le temps, sûrement en partie grâce au morceau "Dans le vif".