Kery James, né en Guadeloupe, de parents haïtiens, Kery James débarque en 1985, à l’âge de 8 ans, avec sa mère en France métropolitaine. Après avoir été placé en pension, loin de sa mère, c’est à Orly, en banlieue parisienne, qu’il grandit avec ses frères et sœurs, d’abord dans 30 mètres carrés, puis en cité. Autant de souvenirs douloureux qu’il relatera bien des années plus tard dans le poignant « 28 décembre 77 ».
Dès le début des années 90, Kery James s’enthousiasme pour le hip hop. Après-midis de danse, puis les premiers pas dans le rap. A 11 ans, il présente son premier texte, sur le racisme, au rappeur Manu Key, un grand d’Orly, qui l’encourage à continuer. Obstiné, il passe ses après-midis libres à la MJC du quartier pour peaufiner son style fougueux et encore emprunt d’une certaine naïveté. Il monte sur les scènes des petits festivals organisés par la mairie dès 1991 avec son groupe Ideal Junior (avec le rappeur Harry et les danseurs Teddy et Salim, devenus respectivement Jessy Money, Teddy Corona et Salim du 9.4 au sein du collectif Mafia K’1 Fry). La même année, repéré lors d’ateliers d’écriture, MC Solaar le fait enregistrer sur son premier album, « Qui sème le vent récolte le tempo », sorti en 1991. Il y a pire carte de visite à 13 ans. Un producteur flaire une bonne opportunité et Ideal Junior signe un contrat et sort un maxi, « La vie est brutale ». Passage sur M6, soutien de Radio Nova, premières parties de Run DMC et de Salt ‘N’ Pepa, les vedettes américaines du moment. A la même époque, Kery incarne un rôle d’importance dans un court métrage, « Le bledia » (avec l’humoriste Anne Roumanov), dans lequel sont présents les prémices de ce qui fera plus tard la force de son interprétation.
Tout le monde converge pour dire que, déjà à l’âge de 14 ans, Kery était animé d’une énergie et d’une soif d’avancer, d’une force de caractère et d’une certaine finesse d’esprit. Lorsque DJ Mehdi, jeune espoir des platines, intègre les rangs d’Ideal Junior et que le groupe rejoint temporairement le posse Mafia Underground, sous la houlette des Little de Vitry, autres pionniers du rap français, il est grand temps de se séparer de ce premier producteur pour laisser sa marque plus efficacement.
Nouveaux producteurs, Ideal J comme nouveau nom (J pour « Juice »), nouvelle formation (Kery James au micro, Teddy Corona et Rocco – futur Bakar au sein de la Mafia K’1 Fry), nouvelles ambitions. Dans l’ombre, le groupe peaufine son style, une communion rare entre les textes et le flow de Kery et les compositions de Mehdi. Quelques concerts, dont la remarquée première partie de Suprême NTM au Palais des Sports de Paris en 1994 et un titre sur la B.O. du film « Raï ». En 1996, sort le premier album de Ideal J, « Original MC … sur une mission ». A tout point de vue, Ideal J a trouvé sa griffe, les textes amers et lucides de Kery James sur la vie dans les quartiers populaires, son grain de voix si particulier et inimitable, les musiques poignantes et offensives de DJ Mehdi … griffe qui marquera durablement le paysage du rap français. Ideal J s’impose comme LE groupe de l’underground hip hop. Parallèlement, il trouve toute sa place au sein de la Mafia K’1 Fry, à l’époque collectif de rap dont émergeront Rohff et 113, et bande de quartier qui tiendra un temps le bizness illicite à la fameuse Demi-Lune, point de ralliement au pied d’une cité d’Orly.
En 1998, une campagne d’affichage publicitaire pour la sortie du second album d’Ideal J, « Le combat continue », dans le métro parisien attirait les regards : un poing noir serrait un drapeau français froissé. L’image était forte, renvoyant à des promesses républicaines non tenues et à un sentiment de ne pas se sentir Français en France. Au-delà du talent d’écriture et de performance de Kery, ce sont les émotions fortes qui se dégagent de ses contradictions et de ses témoignages, cette capacité rare sinon unique de livrer ses faiblesses, qui font sa force. Au travers du « Combat continue », on peut suivre les fragments de sa vie qu’il racontait, entre rap, délinquance et doutes existentiels. Les textes de Kery y reflètent l’affirmation d’une contestation, le besoin de vanter sa dextérité verbale, une intelligence pragmatique prête à tout pour s’en sortir … et puis cette touchante introspection intimiste dévoilant sa part d’ombre, sa solitude, ses faiblesses et ses regrets. La manière si singulière de faire traîner la voix, de butter sur certaines consonnes renforce un style tout à fait personnel. Le tout sous la houlette musicale d’un DJ Medhi alors au sommet de son art rapologique. Ideal J a reflété au plus juste la misère existentielle de la jeunesse des quartiers. Kery a posé des mots sur une douleur partagée que d’autres ne savaient pas exprimer, a fait pleurer des bonhommes et a donné aussi de l’espoir.
En 1999, au terme d’une tournée française ambitieuse, Ideal J joue à l’Elysée Montmartre de Paris, la même salle où Ideal Junior faisait la première partie de Run DMC, sept ans plus tôt. Dans la salle, on parlait de ce qui s’était passé peu de temps auparavant dans l’entourage du groupe … le rappeur Las Montana, l’un des meilleurs amis de Kery, lui aussi dans sa vingtaine, venait d’être sauvagement assassiné. Les rumeurs les plus folles circulaient à propos des conditions du meurtre. La mort venait de frapper de plein fouet un des piliers du collectif, qui entretenait fortement sa triple image de bande de potes de quartier, de rappeurs hardcore et de délinquants n’ayant peur de rien. La tension était palpable. Alors que la salle était pleine, la majorité des journalistes de la presse rap avait préféré allé voir le concert sans surprise d’un rappeur américain, plutôt que de regarder l’authenticité en face. Ce soir-là, plus que jamais sur le fil du rasoir entre ses cris de guerre et l’aveu de ses doutes et faiblesses, le charisme que dégageait Kery James n’était rien moins qu’incroyable. Tout ce qui faisait la particularité d’Ideal J prenait tout son sens. En fin de concert, la bande de la Mafia K’1 Fry envahissait la scène pour prêter main forte au groupe en éructant le « Hardcore ». L’impact visuel était évident et immédiat mais à lui seul, Kery dégageait autant de force intraitable.
Peu de temps après, Kery avait décidé d’arrêter le rap, n’y trouvant plus aucun plaisir et voulant rompre définitivement avec son mode de vie « entre rap et bizness » de rue. Converti à l’Islam, avec ce besoin urgent d’un cadre rigoureux pour sauver sa peau, il entendait se débarrasser d’une vie souillée par les exactions, la paranoïa, la douleur et la mort. De nombreux mois plus tard, on annonçait pourtant que Kery reprenait du service sans reformer Ideal J et en dehors du collectif Mafia K’1 Fry, pour un album de rap en solo, en harmonie avec sa Foi, ses convictions et son mode de vie en de nombreux points différents de ce qu’il incarnait auparavant. Des jeunes des quartiers avaient été jusqu’à pleurer devant lui pour lui demander de ne pas les abandonner. Il est bien évident que Kery avait changé et avait réussi à composer avec sa part d’agressivité. Son album solo, « Si c’était à refaire », disque d’or, a touché, au sens émotionnel du terme, énormément de gens. Diam’s reprendra d’ailleurs le titre « Y a pas de couleur ». Outre une contrainte de départ (pas d’instruments à vent et à cordes) s’avérant être un formidable challenge de renouvellement musical, c’est une plume bonifiée qu’il a mis au service de l’émotion et d’une profonde introspection. Sur la scène de l’Olympia, Kery James s’entoure d’instrumentistes et joue à guichets fermés devant une salle comble, un public galvanisé et ému. Sur scène, Kery confirme l’incroyable force d’interprétation de ses textes poignants. Peu de temps après, il ferme le plus grand concert de rap français au Stade de France, « Urban Peace » au son de « Il faut cesser le feu ».
En 2003, Kery James occupe le terrain en participant au DVD documentaire « Si Tu roules avec la Mafia K’1 Fry » dans lequel il apporte un témoignage poignant et lucide, et avec un projet collectif, « Savoir et vivre ensemble », pour lequel il réunit rappeurs, chanteurs et sportifs. Dans le contexte désastreux de l’après 11 septembre, il vise à rappeler certaines valeurs fondamentales de l’Islam que les non musulmans peuvent sans doute partager et attirer l’attention des jeunes sur les erreurs qu’ils peuvent commettre. En 2005, sort « Ma vérité », un album qui se veut le trait d’union entre les revendications sociales du « Combat continue » et l’humanité de « Si c’était à refaire ». Kery James revient en effet à la fois plus offensif sur certains titres et encore plus poignant sur certaines confessions. Ainsi, il avoue que ses contradictions le tenaillent toujours et qu’il n’a toujours pas trouvé la paix intérieure.
A l’époque, Kery avait annoncé qu’il s’agissait de son dernier album. Aujourd’hui, il en prépare un nouveau, à sortir en mars 2008, réalisé par le tandem Tefa et Masta alias Kilomaître, qui a travaillé entre autres avec Diam’s. Un premier titre, « Le combat continue 3 » précise les intentions du rappeur et s’avère constituer une brutale confession, répondant point par point à ceux qui l’accusent d’avoir changé et de revenir vers les démons de son passé (Kery a réintégré les rangs de la Mafia K’1 Fry, comme en témoigne l’album du collectif « Jusqu’à la mort », sorti en 2007), assumant ses contradictions et sa part sombre. Ne fallait-il pas avant tout être un être humain, avec ses forces et ses faiblesses, pour accoucher de classiques, dont la force et l’émotion vont bien au-delà du rap ?
Kery James, né en Guadeloupe, de parents haïtiens, Kery James débarque en 1985, à l’âge de 8 ans, avec sa mère en France métropolitaine. Après avoir été placé en pension, loin de sa mère, c’est à Orly, en banlieue parisienne, qu’il grandit avec ses frères et sœurs, d’abord dans 30 mètres carrés, puis en cité. Autant de souvenirs douloureux qu’il relatera bien des années plus tard dans le poignant « 28 décembre 77 ».
Dès le début des années 90, Kery James s’enthousiasme pour le hip hop. Après-midis de danse, puis les premiers pas dans le rap. A 11 ans, il présente son premier texte, sur le racisme, au rappeur Manu Key, un grand d’Orly, qui l’encourage à continuer. Obstiné, il passe ses après-midis libres à la MJC du quartier pour peaufiner son style fougueux et encore emprunt d’une certaine naïveté. Il monte sur les scènes des petits festivals organisés par la mairie dès 1991 avec son groupe Ideal Junior (avec le rappeur Harry et les danseurs Teddy et Salim, devenus respectivement Jessy Money, Teddy Corona et Salim du 9.4 au sein du collectif Mafia K’1 Fry). La même année, repéré lors d’ateliers d’écriture, MC Solaar le fait enregistrer sur son premier album, « Qui sème le vent récolte le tempo », sorti en 1991. Il y a pire carte de visite à 13 ans. Un producteur flaire une bonne opportunité et Ideal Junior signe un contrat et sort un maxi, « La vie est brutale ». Passage sur M6, soutien de Radio Nova, premières parties de Run DMC et de Salt ‘N’ Pepa, les vedettes américaines du moment. A la même époque, Kery incarne un rôle d’importance dans un court métrage, « Le bledia » (avec l’humoriste Anne Roumanov), dans lequel sont présents les prémices de ce qui fera plus tard la force de son interprétation.
Tout le monde converge pour dire que, déjà à l’âge de 14 ans, Kery était animé d’une énergie et d’une soif d’avancer, d’une force de caractère et d’une certaine finesse d’esprit. Lorsque DJ Mehdi, jeune espoir des platines, intègre les rangs d’Ideal Junior et que le groupe rejoint temporairement le posse Mafia Underground, sous la houlette des Little de Vitry, autres pionniers du rap français, il est grand temps de se séparer de ce premier producteur pour laisser sa marque plus efficacement.
Nouveaux producteurs, Ideal J comme nouveau nom (J pour « Juice »), nouvelle formation (Kery James au micro, Teddy Corona et Rocco – futur Bakar au sein de la Mafia K’1 Fry), nouvelles ambitions. Dans l’ombre, le groupe peaufine son style, une communion rare entre les textes et le flow de Kery et les compositions de Mehdi. Quelques concerts, dont la remarquée première partie de Suprême NTM au Palais des Sports de Paris en 1994 et un titre sur la B.O. du film « Raï ». En 1996, sort le premier album de Ideal J, « Original MC … sur une mission ». A tout point de vue, Ideal J a trouvé sa griffe, les textes amers et lucides de Kery James sur la vie dans les quartiers populaires, son grain de voix si particulier et inimitable, les musiques poignantes et offensives de DJ Mehdi … griffe qui marquera durablement le paysage du rap français. Ideal J s’impose comme LE groupe de l’underground hip hop. Parallèlement, il trouve toute sa place au sein de la Mafia K’1 Fry, à l’époque collectif de rap dont émergeront Rohff et 113, et bande de quartier qui tiendra un temps le bizness illicite à la fameuse Demi-Lune, point de ralliement au pied d’une cité d’Orly.
En 1998, une campagne d’affichage publicitaire pour la sortie du second album d’Ideal J, « Le combat continue », dans le métro parisien attirait les regards : un poing noir serrait un drapeau français froissé. L’image était forte, renvoyant à des promesses républicaines non tenues et à un sentiment de ne pas se sentir Français en France. Au-delà du talent d’écriture et de performance de Kery, ce sont les émotions fortes qui se dégagent de ses contradictions et de ses témoignages, cette capacité rare sinon unique de livrer ses faiblesses, qui font sa force. Au travers du « Combat continue », on peut suivre les fragments de sa vie qu’il racontait, entre rap, délinquance et doutes existentiels. Les textes de Kery y reflètent l’affirmation d’une contestation, le besoin de vanter sa dextérité verbale, une intelligence pragmatique prête à tout pour s’en sortir … et puis cette touchante introspection intimiste dévoilant sa part d’ombre, sa solitude, ses faiblesses et ses regrets. La manière si singulière de faire traîner la voix, de butter sur certaines consonnes renforce un style tout à fait personnel. Le tout sous la houlette musicale d’un DJ Medhi alors au sommet de son art rapologique. Ideal J a reflété au plus juste la misère existentielle de la jeunesse des quartiers. Kery a posé des mots sur une douleur partagée que d’autres ne savaient pas exprimer, a fait pleurer des bonhommes et a donné aussi de l’espoir.
En 1999, au terme d’une tournée française ambitieuse, Ideal J joue à l’Elysée Montmartre de Paris, la même salle où Ideal Junior faisait la première partie de Run DMC, sept ans plus tôt. Dans la salle, on parlait de ce qui s’était passé peu de temps auparavant dans l’entourage du groupe … le rappeur Las Montana, l’un des meilleurs amis de Kery, lui aussi dans sa vingtaine, venait d’être sauvagement assassiné. Les rumeurs les plus folles circulaient à propos des conditions du meurtre. La mort venait de frapper de plein fouet un des piliers du collectif, qui entretenait fortement sa triple image de bande de potes de quartier, de rappeurs hardcore et de délinquants n’ayant peur de rien. La tension était palpable. Alors que la salle était pleine, la majorité des journalistes de la presse rap avait préféré allé voir le concert sans surprise d’un rappeur américain, plutôt que de regarder l’authenticité en face. Ce soir-là, plus que jamais sur le fil du rasoir entre ses cris de guerre et l’aveu de ses doutes et faiblesses, le charisme que dégageait Kery James n’était rien moins qu’incroyable. Tout ce qui faisait la particularité d’Ideal J prenait tout son sens. En fin de concert, la bande de la Mafia K’1 Fry envahissait la scène pour prêter main forte au groupe en éructant le « Hardcore ». L’impact visuel était évident et immédiat mais à lui seul, Kery dégageait autant de force intraitable.
Peu de temps après, Kery avait décidé d’arrêter le rap, n’y trouvant plus aucun plaisir et voulant rompre définitivement avec son mode de vie « entre rap et bizness » de rue. Converti à l’Islam, avec ce besoin urgent d’un cadre rigoureux pour sauver sa peau, il entendait se débarrasser d’une vie souillée par les exactions, la paranoïa, la douleur et la mort. De nombreux mois plus tard, on annonçait pourtant que Kery reprenait du service sans reformer Ideal J et en dehors du collectif Mafia K’1 Fry, pour un album de rap en solo, en harmonie avec sa Foi, ses convictions et son mode de vie en de nombreux points différents de ce qu’il incarnait auparavant. Des jeunes des quartiers avaient été jusqu’à pleurer devant lui pour lui demander de ne pas les abandonner. Il est bien évident que Kery avait changé et avait réussi à composer avec sa part d’agressivité. Son album solo, « Si c’était à refaire », disque d’or, a touché, au sens émotionnel du terme, énormément de gens. Diam’s reprendra d’ailleurs le titre « Y a pas de couleur ». Outre une contrainte de départ (pas d’instruments à vent et à cordes) s’avérant être un formidable challenge de renouvellement musical, c’est une plume bonifiée qu’il a mis au service de l’émotion et d’une profonde introspection. Sur la scène de l’Olympia, Kery James s’entoure d’instrumentistes et joue à guichets fermés devant une salle comble, un public galvanisé et ému. Sur scène, Kery confirme l’incroyable force d’interprétation de ses textes poignants. Peu de temps après, il ferme le plus grand concert de rap français au Stade de France, « Urban Peace » au son de « Il faut cesser le feu ».
En 2003, Kery James occupe le terrain en participant au DVD documentaire « Si Tu roules avec la Mafia K’1 Fry » dans lequel il apporte un témoignage poignant et lucide, et avec un projet collectif, « Savoir et vivre ensemble », pour lequel il réunit rappeurs, chanteurs et sportifs. Dans le contexte désastreux de l’après 11 septembre, il vise à rappeler certaines valeurs fondamentales de l’Islam que les non musulmans peuvent sans doute partager et attirer l’attention des jeunes sur les erreurs qu’ils peuvent commettre. En 2005, sort « Ma vérité », un album qui se veut le trait d’union entre les revendications sociales du « Combat continue » et l’humanité de « Si c’était à refaire ». Kery James revient en effet à la fois plus offensif sur certains titres et encore plus poignant sur certaines confessions. Ainsi, il avoue que ses contradictions le tenaillent toujours et qu’il n’a toujours pas trouvé la paix intérieure.
A l’époque, Kery avait annoncé qu’il s’agissait de son dernier album. Aujourd’hui, il en prépare un nouveau, à sortir en mars 2008, réalisé par le tandem Tefa et Masta alias Kilomaître, qui a travaillé entre autres avec Diam’s. Un premier titre, « Le combat continue 3 » précise les intentions du rappeur et s’avère constituer une brutale confession, répondant point par point à ceux qui l’accusent d’avoir changé et de revenir vers les démons de son passé (Kery a réintégré les rangs de la Mafia K’1 Fry, comme en témoigne l’album du collectif « Jusqu’à la mort », sorti en 2007), assumant ses contradictions et sa part sombre. Ne fallait-il pas avant tout être un être humain, avec ses forces et ses faiblesses, pour accoucher de classiques, dont la force et l’émotion vont bien au-delà du rap ?
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